Réunion de la Coordination humanitaire sur les inondations au nord du pays

Pour les participants à la réunion de coordination humanitaire, tenue le 29 octobre à Brazzaville, il est nécessaire d’instaurer l’urgence humanitaire pour faire face aux conséquences des inondations dans la Likouala, la Sangha et les Plateaux. Il ne reste plus que la déclaration officielle du gouvernement pour déclencher la mobilisation des ressources.

Depuis le mois de juillet, les eaux du fleuve Congo et de la rivière Oubangui ont atteint un record de hauteur et les pertes en vies humaines y compris les conséquences matérielles font craindre le pire, a souligné la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, lors de la réunion virtuelle à laquelle ont pris part les membres du gouvernement, les représentants du système des Nations unies ainsi que d’autres partenaires.

Selon le rapport de la mission conjointe gouvernement et agences du système des Nations unies, qui a effectué une descente le 9 octobre dans la Likouala, l’on déplore deux morts par noyade et soixante-treize villages inondés : les uns totalement, les autres partiellement. « Il est impérieux que le gouvernement déclare l’urgence humanitaire, cela permettra aux partenaires de déclencher la mobilisation des ressources financières et tout appui technique pour venir en aide aux efforts du gouvernement », a déclaré la ministre des Affaires sociales qui est par ailleurs présidente de la coordination humanitaire.

« Nous étions encore en train de travailler sur les conséquences des inondations de l’année passée malheureusement le coronavirus a quelque peu bouleversé notre travail d’aide d’urgence et du relèvement.  Aujourd’hui, la situation est devenue alarmante », a déploré Antoinette Dinga-Dzondo.

Les partenaires ayant participé à la réunion de coordination humanitaire se sont engagéà accompagner le Congo dans la prise en charge des victimes des inondationsCes dernières ont, en effet, perdu leurs domiciles, leurs champs, entre autres. « Nous attendons la décision du gouvernement afin de multiplier les stratégies pour secourir les populations qui sont devenues aujourd’hui vulnérables », a indiqué Modeste Cyr Kouamé, représentant du haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiéau Congo.

Si l’année dernière environ cent soixante-dix mille personnes ont été affectées par les inondations, ce seuil risque d’être dépassé cette année.