Protection sociale : reprise imminente des paiements du projet Lisungi

L’allocation concerne 4161 ménages issus des sept zones pilotes, notamment Makélékélé, Bacongo, Moungali et Talangaï pour Brazzaville, Mvoumvou pour Pointe-Noire, Oyo et Makoua pour la Cuvette.

Après deux ans d’hibernation, les paiements des ménages éligibles au projet Lisungi, système des filets sociaux, reprendront à partir du 20 avril. En prélude à cette reprise, l’unité de gestion du projet a eu une séance de travail le 11 avril, à Brazzaville, avec les membres des bureaux des comités communautaires de ciblage. Il s’est agi pour le coordonnateur du projet, Alfred Constant Kiakouama, d’expliquer aux participants, entre autres, des mesures prises pour relancer les paiements, des dispositions arrêtées dans le cadre de la lutte contre la corruption et la fraude en ce qui concerne l’identification. Il a également parlé des modifications intervenues dans le projet, la révision des listes des ménages à compter du mois de mai ainsi que l’inscription au Registre social unifié (RSU) et les guichets d’inscription. À cela, s’ajoute la mise en place d’un mécanisme permettant aux ménages non-inscrits à Lisungi de se faire enregistrer dans les circonscriptions d’actions sociales.

A propos du paiement des allocations, il s’agit du rappel du 1er trimestre 2016 pour Brazzaville qui bénéficiera également, comme les autres zones pilotes, du 1er trimestre 2018.  Entre-temps, les ménages de Pointe-Noire et de la Cuvette avaient déjà bénéficié de quatre trimestres contre trois pour la ville capitale.

Grâce aux financements additionnels de l’Agence française de développement (AFD) et de la Banque mondiale (BM), le projet sera élargi dans neuf nouvelles zones comme Mfilou, Djiri, Madibou (Brazzaville), Ngo et Gamboma (Plateaux), Nganga-Lingolo (Pool), Loandjili (Pointe-Noire) et Dolisie (Niari). Ainsi, la cérémonie de lancement officiel des paiements pour les seize zones interviendra en juin. À cet effet, les ménages des nouvelles localités percevront deux trimestres.

En effet, en fonction du financement disponible grâce aux efforts du gouvernement et ses partenaires techniques et financiers, l’Unité de gestion a élaboré un calendrier de paiements qui s’étale jusqu’à huit mois. Dans sa communication, le coordonnateur du projet Lisungi a annoncé la suspension, à titre conservatoire, de nombreux ménages qui  ne répondraient pas aux critères d’éligibilité.  « Le gouvernement a, pour sa part, pris des engagements pour inscrire dans le budget un financement important qui doit permettre de faire l’extension de Lisungi dans des zones additionnelles et de prendre aussi en compte un peu plus de ménages. Pour l’instant, nous avons une liste de 4 161 ménages des zones pilotes à payer mais les premières suspensions concernaient soixante ménages seulement.  Sur la base des discussions que nous avons eues, nous aurons beaucoup plus de ménages à suspendre », a averti Alfred Constant Kiakouama.

Des nouveaux mécanismes mis en place

Dans le but d’être plus dynamique, Lisungi a intégré deux mesures supplémentaires. La première permettra aux bénéficiaires des Cash transferts d’être également éligibles aux activités génératrices de revenus. La seconde consiste à faciliter une formation qualifiante aux membres des ménages bénéficiaires. « En dehors de ce qu’on va donner aux ménages chaque trimestre, à partir d’août 2018, sur la base des projets déposés par les ménages, ils ont accès à un financement pour le développement de leurs activités. Le plafond c’est 250 000 FCFA.  Cela concerne les ménages éligibles au Cash transfert ou la catégorie très pauvre n’ayant pas d’enfant », a-t-il poursuivi.

Notons que ce projet cofinancé par le gouvernement congolais, la BM, l’AFD et l’Unicef vise à promouvoir le bien-être des familles pauvres à travers des transferts monétaires.