Pré lancement à Dolisie du nouveau dispositif de paiements dans le cadre du Projet Lisungi

Le Programme d’activités génératrices de revenus (PAGR), initié dans le cadre de la mise en œuvre du projet Lisungi, est entré dans sa phase expérimentale après son démarrage en mars dernier. Celle-ci est marquée par l’octroi des financements de micro projets aux différents bénéficiaires du chef-lieu du Niari et Pointe-Noire.

La cérémonie y relative a été organisée le 25 octobre, à l’hôtel de la préfecture, sous le patronage de la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, en présence des autorités civiles et militaires ainsi que du directeur général de la Banque postale du Congo, institution bancaire qui a reçu du gouvernement et des autres bailleurs du projet le mandat d’assurer le paiement des bénéficiaires du PAGR.

Depuis sa mise en œuvre en 2014, le projet Lisungi-système des filets sociaux a concentré son action sur le transfert monétaire direct et conditionnel à l’éducation, à la santé et à la construction du Registre social unique (RSU). Avec le PAGR, le gouvernement voudrait s’inscrire dans une dynamique de long terme. Il s’agit ici de dépasser le seuil des transferts monétaires directs, pour viser l’accroissement de la productivité, la promotion et l’autonomisation des ménages bénéficiaires.

Pour la ville de Dolisie, ce sont 1 098 projets qui s’apprêtent à en bénéficier, au titre de la première tranche, pour une somme globale de 132,5 millions FCFA. A Pointe-Noire, 1095 projets bénéficieront à partir de la date du pré-lancement de la somme de 143,4 millions FCFA au titre de cette première tranche, soit un total de 2193 projets correspondant à une enveloppe globale de 275,9 millions FCFA.

S’adressant particulièrement aux premiers ménages bénéficiaires du PAGR, Antoinette Dinga Dzondo les a exhortés à plus de responsabilité et de rigueur dans la gestion de leurs micro projets, suivant les enseignements qu’ils ont reçus des encadreurs. « Certains d’entre vous perçoivent déjà des transferts monétaires. D’autres commencent une nouvelle expérience avec le ministère en charge des Affaires sociales. Vous avez été choisis sur la base d’un certain nombre de critères objectifs pour bénéficier de l’assistance du gouvernement », a-t-elle précisé. La ministre a souligné que les subventions reçues ne sont ni un cadeau de Noël, encore moins le fruit d’une loterie, mais un appui du gouvernement, minime soit-il, à tous les efforts que réalisera chacun, parfois sans la moindre assistance. « Faites-en bon usage. Le versement de la deuxième tranche reste conditionné à la réussite de la première phase », a-t-elle insisté avec gravité.

La ministre en charge des Affaires sociales a terminé son propos en invitant les encadreurs à poursuivre l’accompagnement nécessaire des bénéficiaires. Elle a demandé aux autorités locales de veiller à ce que le processus d’expérimentation qui vient d’être lancé  porte de bons fruits.

Les bénéficiaires du PAGR, notons-le, sont des ménages inscrits au RSU et reconnus très pauvres ou vulnérables par la communauté, recevant ou non des transferts monétaires, porteurs d’un micro-projet. Les activités éligibles au PAGR sont l’agriculture, l’élevage, la pêche artisanale, l’artisanat, le petit commerce et tout autre métier de services.