Le travail du Congo en faveur des réfugiés salué par les Nations unies à Genève

A l’ouverture des travaux de la soixante-sixième session du Comité exécutif du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en Suisse, cette agence a reconnu que le Congo garantit le mieux-être des réfugiés sur son sol et promet de l’appuyer pour relever les multiples défis en la matière.

« Le Congo est déterminé à relever les multiples défis liés à la protection des réfugiés vivant sur son territoire. C’est dans cette optique que s’inscrit l’approbation, par le gouvernement, du projet de loi fixant le statut de réfugié et le droit d’asile. Le texte y relatif est en cours d’adoption par le Parlement », a expliqué la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, à la réunion annuelle du HCR.

La mise en œuvre des solutions durables a permis au pays de connaître une évolution décroissante des réfugiés d’environ 60 000 en 2018 à environ 47 000 au 31 août 2019, dont les grandes communautés sont ressortissantes de la République démocratique du Congo et la République centrafricaine, a-t-elle poursuivi, en précisant que le gouvernement congolais est préoccupé par la situation de ces derniers qui, en dépit des contraintes ayant concouru à leur déplacement forcé, restent attachés à leur pays d’origine. Leur rapatriement doit se faire en toute sécurité et dignité, a fait savoir la ministre.

Cependant, en raison des contraintes financières, a dit la ministre, il est improbable de couvrir tous les douze départements du pays et tenir ces engagements en ce qui concerne le programme de renforcement des capacités en matière d’assistance des réfugiés et des déplacés internes. La ministre des Affaires et de l’action humanitaire a sollicité l’accompagnement des partenaires réunis à l’occasion de cette réunion à Genève, en Suisse.

Pour sa part, le Haut-commissaire pour les réfugiés, Filipi Grando, a salué les efforts que le Congo déploie pour la prise en charge des réfugiés et déplacés sur son sol. En exprimant le soutien de l’agence onusienne, il a souhaité que l’expérience soit partagée avec les autres pays de la région sinon de la sous-région.

Concernant la mise en œuvre du plan d’action global 2014-2024 visant à éradiquer l’apatridie, le Congo s’emploie à mettre en place les mécanismes pour y parvenir en éradiquant le phénomène sur son territoire. Après la signature de la déclaration de Brazzaville, le 16 octobre 2017, par les Etats membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, plusieurs actions ont été menées pour résoudre le problème de l’apatridie. Il s’agit notamment de la transmission au parlement des avant-projets de loi de ratification des conventions sur l’apatridie ; l’adoption en mai 2019 du Plan d’action national sur l’apatridie ; l’achèvement de la réforme législative afin de supprimer toutes les dispositions discriminatoires dans la loi congolaise sur la nationalité ; la poursuite des campagnes de sensibilisation à l’endroit de la population pour l’enregistrement de chaque naissance ; le recensement en 2019, à vocation d’état-civil, en vue de connaître les personnes n’ayant pas d’actes de naissance et qui courent le risque de devenir apatrides ; l’organisation d’une campagne d’octroi des pièces d’état-civil à la populations qui en est dépourvue, y compris la population autochtone.

En marge des travaux de cette session, la délégation congolaise, conduite par la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, aura une série de réunions bilatérales avec le Bureau du HCR en charge des questions des réfugiés en Afrique.