Le Projet Lisungi élargi aux ménages pauvres de la Bouenza

Dans le cadre de l’extension du projet Lisungi, le département de la Bouenza vient en ce 25 février 2020 d’intégrer la liste des départements bénéficiaires dudit projet. Ce sont au total vingt-huit mille six cent soixante-dix-huit ménages pauvres qui seront éligibles au projet en termes d’allocations monétaires et des activités génératrices de revenus.  

Dans la Bouenza comme ailleurs, les personnes âgées, femmes enceintes, enfants de zéro à quatorze ans reconnus pauvres ou très pauvres sont éligibles au projet Lisungi. Ils vont bénéficier de différentes allocations du projet, notamment des prestations fixes de dix mille francs CFA, d’autres variables de cinq mille francs CFA pour les enfants soumis aux conditionnalités ainsi que celle de dix mille francs CFA pour les personnes âgées de soixante ans et plus.

Les allocations pour la réalisation des activités génératrices de revenus (AGR) sont octroyées aux personnes pauvres ayant présenté un plan d’affaire validé par les gestionnaires départementaux du projet Lisungi. Ainsi, le montant alloué pour les activités génératrices de revenus ne peut dépasser deux cent cinquante mille francs CFA ; il est payable en deux tranches.

Pour Jules Monkala Tchoumou, préfet de la Bouenza : « Lisungi est une vertu très dynamique en milieu vulnérable. Nous rassurons le gouvernement et ses partenaires pour une parfaite collaboration dans la mise en œuvre de ce projet dans ce département. »

Les organes chargés de gérer le projet au niveau départemental sont : le comité consultatif départemental dirigé par le Préfet, le Comité local de suivi sous la conduite du sous-préfet ou du maire (administrateur maire), l’antenne départemental du projet Lisungi et le comité communautaire de ciblage dont l’équipe dirigeante est mise en place par les populations elles-mêmes. Toutefois, les prestations dans ces différents comités ne donnent pas droit à une rémunération.

Avant de lancer le processus d’implémentation du projet Lisungi dans la Bouenza, la ministre des Affaires Sociales et de l’Action Humanitaire a appelé le Préfet de la Bouenza et ses différents collaborateurs appelés à mettre en œuvre le Projet a s’en approprié. Car, sans cette appropriation, ce projet ne pourra pas produire les fruits attendus à la fois par les populations et par le Gouvernement.

Enfin, pour Antoinette DINGA DZONDO, le Gouvernement œuvre ardemment dans le but de pérenniser le projet des transferts sociaux car, c’est moyen important pour le développement du capital humain avec l’ultime objectif de briser le cycle de la transmission intergénérationnelle de la pauvreté.

La ville de Madingou, chef-lieu du département de la Bouenza, a constitué la dernière étape dans le cadre de la première phase du passage à l’échelle du projet Lisungi, système de filets sociaux, avant la seconde phase d’extension de ce projet qui, concernera d’autres départements.