Lancement du projet Lisungi en faveur des réfugiés et des communautés hôtes

En partenariat avec la Banque mondiale et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), le Gouvernement a lancé le 27 février à Brazzaville, une nouvelle phase du projet visant à améliorer les conditions de vie des réfugiés et des populations hôtes qui les accueillent.

La phase du projet Lisungi en faveur des réfugiés sur le sol congolais intègre trois volets en dehors du financement des activités génératrices de revenus. Dans le secteur sanitaire, il favorisera la gratuité d’accès aux soins. Sur le plan éducatif, le travail consistera à couvrir pour certains ménages les coûts des intrants scolaires, le paiement des enseignants vacataires et le fonctionnement des écoles.

La répartition des ressources selon les lieux d’exécution du projet se présente ainsi qu’il suit : la Likouala (70% du projet pour les localités de Bétou, Enyéllé et Impfondo), Brazzaville (25%, Brazzaville et Igné) et Pointe-Noire (5%). Le projet est financé à hauteur de douze milliards de francs CFA par l’Association internationale de développement (IDA) grâce à un partenariat avec le gouvernement congolais. Ces fonds ont été rendu disponible grâce au plaidoyer du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) auprès de la Banque mondiale.

En termes d’allocations monétaires et d’activités génératrices de revenus, la répartition est à part égal entre les réfugiés et les populations hôtes. Ainsi, deux mille réfugiés sont concernés et autant de ménages des communautés hôtes bénéficieront des allocations monétaires y relatives. « La répartition est ainsi conçue pour ne pas servir les uns et frustrer les autres et éviter ainsi de créer ou d’exacerber les tensions entre les deux groupes de population », a expliqué la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo en présence des autorités locales et députés des zones ciblées.

Selon le représentant du HCR, Cyr Modeste Kouame, parmi les critères ayant permis au Congo de bénéficier de ce financement supplémentaire, figurent la réduction des délais de traitement des demandes d’asile, la mise en place des structures de gestion des déplacés forcés, en gros, tout ce qui a trait à la protection des réfugiés, au strict respect de leurs droits.

La représentante de la Banque Mondiale au Congo, Korotoumou Ouattara, dont l’institution est le principal bailleur de fonds dudit projet a signifié que : « Depuis 2014, nous travaillons pour soutenir le Congo dans la mise en œuvre de ce projet afin de permettre au plus grand des populations pauvres et vulnérables de sortir de la précarité ».

Présent à cette cérémonie de lancement, le préfet de la Likouala, Gilbert Djombo Bomondjo, a salué les efforts du gouvernement et de ses partenaires pour avoir amené cette version du projet Lisungi dans le département dont il a la charge. Il a en outre exprimer sa disponibilité et celle de ses collaborateurs à œuvrer ardemment pour la réussite dudit projet dans la Likouala.

Signalons enfin que le projet de loi autorisant la ratification de cet accord a été adopté par l’Assemblée Nationale et le Senat respectivement les 12 et 13 août 2019.