Journée de l’enfant africain : le gouvernement réaffirme son engagement en faveur des enfants

L’humanité a célébré, le 16 juin, la Journée internationale de l’enfant africain placée cette année sous le thème : « Une éducation de qualité, obligatoire, gratuite et adaptée pour tous les enfants en Afrique »

Rendant la déclaration du gouvernement publique au cours d’une cérémonie solennelle organisée au ministère des Affaires étrangères, la ministre des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité, Émilienne Raoul, est revenue sur le thème tiré des consultations des enfants d’Afrique et adopté par l’Union africaine. Ce thème est, a-t-elle indiqué, d’autant évocateur que le droit à une éducation appropriée est à la base du soulèvement des enfants de Soweto en 1976. Cette Journée de l’enfant constitue, selon elle, une occasion pour les gouvernements, les institutions internationales, les organisations non gouvernementales, de réfléchir sur les questions touchant les enfants dans le continent et de faire le point sur les progrès accomplis et les défis actuels, afin d’assurer la pleine réalisation des droits des enfants en Afrique.

« L’éducation est un droit humain fondamental. Elle a pour but d’assurer le plein épanouissement de l’être humain sur les plans physique, moral, intellectuel et social. À cet égard, le gouvernement de la République s’emploie à améliorer progressivement les conditions d’enseignement, d’apprentissage et de formation par l’augmentation du nombre d’enseignants, la construction et la réhabilitation des salles de classe et leur équipement. Dans ce sens, le président de la République a dédié successivement les années 2013 et 2014 à l’éducation », a souligné Émilienne Raoul.

Ainsi, le ministère des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité, a réalisé cette année une enquête-ménage à Brazzaville, sur un échantillon de 113 enfants non scolarisés. « Si l’on récapitule, la première cause de la non scolarisation des enfants, d’après ce diagnostic rapide, est la négligence des parents qui n’ont pas compris que la scolarité des enfants dans notre pays est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans. C’est un droit de l’enfant et c’est une obligation des parents », a-t-elle indiqué.

Le représentant de l’Unicef au Congo, Aloys Kamuragiye, s’est, de son côté, félicité des efforts que les multiples acteurs dans le secteur de l’éducation en République du Congo ne cessent de mener pour faire de « l’éducation de qualité pour tous » une réalité dans ce pays. « Si le système éducatif congolais affiche à partir de 2005 une bonne performance quantitative par rapport au début des années 1990, des efforts restent à fournir pour améliorer l’accès de tous les enfants défavorisés à l’enseignement primaire et faire des investissements conséquents pour développer tout le palier de l’éducation préscolaire, un niveau d’éducation fondamental pour assurer un bon départ pour la maîtrise des apprentissages à l’école primaire », a-t-il indiqué.

Il a, par ailleurs, invité tous les acteurs à conjuguer leurs efforts ensemble pour contribuer à une éducation de qualité, gratuite, obligatoire et adaptée pour tous les enfants du Congo.

Accélérer les textes d’application de la loi portant protection de l’enfant

Se félicitant des actions déployées par le gouvernement de la République et son chef à travers la mesure consistant à consacrer les années 2013 et 2014 à l’éducation, le Parlement des enfants du Congo a, une fois de plus, appelé le gouvernement pour l’accélération du processus d’adoption des textes d’application de la loi 04-2010 du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant en République du Congo et sa vulgarisation.

Enfin, les enfants ont lancé un appel aux parents en ces termes : « Chers parents, il est donc de votre devoir de nous inscrire à l’école. Si tel n’est pas le cas, la rue s’occupera de notre éducation », a déclaré la présidente de ce Parlement, Eunice Ngokaba Bangomb.