Département de Brazzaville à l’heure de la formation sur le mécanisme humanitaire

Le ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire en partenariat avec le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a organisé, du 15 au 17 décembre à Brazzaville, un atelier de formation des membres du comité départemental des opérations humanitaires pour renforcer la vulgarisation du mécanisme humanitaire.

L’initiative du ministère des Affaires sociales et le HCR consiste à collecter les contributions pertinentes en vue d’améliorer et de finaliser le document du mécanisme humanitaire, sur la base des pratiques et des expériences en matière de gestion de situations humanitaires au niveau des départements, des communes et des collectivités locales. Les deux organisateurs envisagent aussi de rendre le comité départemental des opérations humanitaires plus habile en période de risques et catastrophes au niveau communal.

Les séminaristes ont appris les deux niveaux inter-indépendants de mise en œuvre du mécanisme humanitaire ainsi que son approche globale et intégrée. Ils ont aussi planché sur plusieurs notions liées au cycle de gestion des catastrophes humanitaires : prévision, évaluation, surveillance des risques, réduction et atténuation des dangers, préparation et réponse aux situations d’urgence ainsi que la recherche des solutions durables.

« Le département de Brazzaville dispose désormais d’un cadre standardisé pour la gestion des risques et catastrophes », a déclaré Barthélemy Okimi, directeur de cabinet du préfet de la ville de Brazzaville. Il s’est félicité aussi de la mise en œuvre des procédures opérationnelles.

En effet, les quartiers de la ville de Brazzaville sont confrontés à plusieurs situations d’urgence humanitaire : catastrophes causées par l’homme, inondations, pandémies et épidémies, mouvements migratoires mixtes qui impliquent la protection des demandeurs d’asile et des réfugiés.

« Vous avez appris qu’en cas de survenance d’une situation d’urgence, le niveau de réponse à activer dépend de la sévérité de l’impact de celui-ci. Ces résultats nous réjouissent énormément », a conclu le directeur de cabinet du préfet de la ville de Brazzaville.

Signalons que le 21 novembre 2017, le gouvernement de la République du Congo et le Haut- Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ont signé un protocole d’accord sur le renforcement des capacités en matière de protection et d’assistance aux réfugiés et aux personnes déplacées internes en République du Congo. Ce protocole d’accord sous-tendu par le mécanisme humanitaire a été validé au niveau national par les experts des quinze ministères directement impliqués dans l’action humanitaire et la gestion de situations d’urgence.