Paiement des allocations “Lisungi” aux Réfugiés et populations hôtes de la Likouala

2758 tel est le nombre des bénéficiaires de la première phase de paiement des transferts monétaires conditionnels dans le département de la Likouala dont le lancement a eu lieu ce 24 septembre à Impfondo par la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa.

Les transferts monétaires conditionnels du projet Lisungi, dans le département de la Likouala, permettront aux réfugiés et à la population hôte bénéficiaires d’envoyer leurs enfants à l’école et de résoudre les problèmes de santé auxquels ils sont confrontés. Sous l’angle éducatif, le paiement lancé par la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire est visiblement tombé à pic car la rentrée scolaire est prévue le 4 octobre prochain. Ces couches défavorisées auront de quoi se procurer les fournitures y relatives. « Il est ici question d’étendre la protection sociale à toutes les couches de la population, conformément aux instructions au plus niveau de l’Etat », a indiqué la ministre Irène Mboukou-Kimbatsa.

Au-delà de cette première phase de paiement des transferts monétaires conditionnels, la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire a rassuré que les opérations de ciblage vont se poursuivre. Vis-à-vis des bénéficiaires, elle n’a pas manqué de souligner : « Les subventions ne sont pas remboursables. Elles ne sont ni un cadeau de Noël ni le fruit d’une loterie mais un appui du gouvernement et de ses partenaires pour la scolarité et la santé de vos enfants », en conseillant les bénéficiaires d’en faire bon usage.

Dans le département de la Likouala, il n’y a pas que le chef-lieu, Impfondo, qui est concerné mais également les districts de Dongou, Enyelle et Betou. Le montant trimestriel de l’allocation conditionnelle par ménage est plafonné à 135 000 FCFA. Cependant, la subvention allouée aux porteurs de microprojets s’élève à 250 000 FCFA. Ce dernier cas de figure concerne les activités génératrices de revenus. Mais il n’en est pas encore le cas pour l’heure.

La directrice générale de la Solidarité, Anastasie Ossangatsama, a éclairé la lanterne de l’opinion à propos du nombre des bénéficiaires par quartier ou localité. « Le nombre des habitants hôtes bénéficiaires est tributaire du nombre de réfugiés bénéficiaires. Ce qui signifie que dans un quartier, on peut avoir des ménages très pauvres mais quand il n’y a pas suffisamment de réfugiés, le nombre de bénéficiaires au sein de la population hôte est très insignifiant », a-t-elle expliqué.

Ainsi, le pourcentage à prendre en compte est de 50% pour chacune des communautés. Ce qui fait que dans une localité où il y a des milliers des personnes vulnérables qui remplissent les critères, on ne peut sélectionner que l’équivalent du nombre des réfugiés qui y vivent.

Ces transferts sociaux sont issus du fonds IDA18 suite à l’accord de financement signé entre le gouvernement congolais et la Banque Mondiale. Le Congo a été déclaré éligible du fait qu’il accueille sur son sol un grand nombre de réfugiés.

Du matériel informatique pour une meilleure gestion de l’information de l’action sociale

Prélude à l’installation du Système Nationale d’Information Sociale (SNIAS) dans le cadre du projet « Telema », le ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire s’est doté d’équipements informatiques destinés à améliorer ses prestations envers ses publics cibles.

Des serveurs informatiques, des pare-feux : équipements de protection du réseau, des baies de stockage des données et d’autres outils bureautiques constituent le lot du matériel réceptionné par la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Marie Cécile Mboukou Kimbatsa, le 23 septembre à Brazzaville. Cela permettra d’informatiser la gestion des données, faciliter l’interconnexion entre les circonscriptions sociales. « Avec ces équipements, les agents sociaux qui sont à la base, à la périphérie, vont apporter en temps réel les informations aux autorités au niveau central pour faciliter la prise des décisions en faveur des personnes vulnérables », a expliqué le directeur général des Affaires sociales, Christian Mabiala, qui est par ailleurs coordonnateur du projet Telema.

Le matériel informatique visant à améliorer la gestion de l’information d’action sociale sera mis à la disposition des départements de Brazzaville, du Pool et de Pointe-Noire. Au total, vingt et une circonscriptions d’action sociale sont concernées. Le coordonnateur du projet a assuré que les agents sociaux ont été formés pour l’utilisation de ce matériel.

Officiellement lancé le 23 janvier 2020 à Brazzaville, le projet « Telema » vise à consolider l’inclusion productive des personnes vulnérables dans le pays.  Il concerne les jeunes, de 16 à 29 ans, les adultes vulnérables de 30 à 59 ans, diplômés sans emploi, au chômage, en situation de handicap ou non, qui sont en capacité d’exercer une activité génératrice de revenus ou de poursuivre une formation en vue de leur insertion professionnelle et sociale.

L’Allemagne débloque une enveloppe financière en faveur des populations vulnérables du Congo

Les fonds débloqués sont estimés à plus d’un milliard FCFA, destinés aux activités d’urgence et de relèvement menées par le Programme alimentaire mondial (PAM) au Congo, au profit des vulnérables et réfugiés dans les départements de la Lékoumou, de la Likouala, des Plateaux et du Pool.

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa, le chargé d’affaires de l’ambassade de l’Allemagne au Congo, Jonas Wiesenecker, et la représentante du PAM, Anne-Claire Mouilliez, ont procédé à la signature de l’acte de remise du chèque, le 25 août à Brazzaville. « Cette enveloppe permettra d’assister environ 27 000 réfugiés demandeurs d’asile, la population hôte,  les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans, dans le cadre de la prévention contre la malnutrition », a expliqué la représentante du PAM.

Les communautés ciblées, dans le cadre de cette initiative qui s’étend jusqu’en décembre 2022, bénéficieront des transferts monétaires, de la réhabilitation des périmètres maraîchers, des vivres. Les activités pour la création des actifs sont également prises en compte.

Pour le chargé d’affaires de l’ambassade de l’Allemagne, l’aide apportée par son pays vise à remédier, entre autres, à la détérioration de la situation alimentaire provoquée par des phénomènes météorologiques. La République fédérale d’Allemagne, à en croire le diplomate, sera toujours disposée à accompagner le Congo en matière d’actions sociales et humanitaires.

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire a salué l’élan de solidarité affichée par l’Allemagne en faveur des vulnérables en terre congolaise. Un geste qui, selon elle, s’inscrit dans le cadre de la politique nationale d’action sociale.

Améliorer les conditions de vie des populations autochtones et des personnes vulnérables dans la Lékoumou

Examiner les principales réalisations et activités planifiées qui visent à améliorer les conditions de vie des populations autochtones et les autres personnes vulnérables du département de la Lékoumou, tel a été l’objet de la première réunion du comité de pilotage du Programme conjoint SDG FUND entre le Gouvernement congolais et le Système des Nations Unies qui s’est tenu ce vendredi 20 août 2021.

Lancé le 24 février 2020 à Sibiti dans la Lékoumou, le Programme conjoint SDG-FUND est exécuté par le gouvernement, avec l’appui du Programme alimentaire mondial (PAM), du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il a pour objectif de renforcer les capacités du gouvernement à fournir les services de protection sociale de qualité, en lien avec les Objectifs de développement durable (ODD), au profit de la population autochtone et vulnérable de la Lékoumou. Le Programme conjoint SDG-FUND est financé à hauteur de 4 714 966 USD dont 2 000 000 USD mobilisés par le PAM, 41 5000 USD par l’Unicef et 50 000 USD par l’OMS, pour une durée d’exécution de deux ans, de 2020 à 2022.

Ouvrant les travaux, la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Marie Cécile Mboukou Kimbatsa, a souligné que « le département de la Lékoumou concentre à lui seul, 25% de la population autochtone au Congo » avant d’ajouter sur les objectifs du programme qu’il : « a pour attribution de procéder a une analyse profonde des conditions de vie des peuples autochtones, de renforcer les capacités des services de protection sociale et capitaliser les bonnes expériences en vue d’une réplication dans d’autres départements du pays Congo où résident les peuples autochtones et les autres populations vulnérables. »

Le coordonnateur du système des Nations unies, Chris Mburu, est revenu sur l’appui du Système des Nations Unies au gouvernement en faveur des population autochtones avant de réitérer la détermination du Système des Nations Unies à accompagner le gouvernement congolais à atteindre les ODD.

Le ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire et le Coordonnateur du système des Nations Unies au Congo ont signé un document pour l’extension du programme pendant deux mois de plus, c’est-à-dire jusqu’en février 2022.

A l’issue des travaux, les membres du comité de pilotage ont adopté des recommandations pour améliorer la qualité du travail et des résultats attendus. On peut citer entre autres la nécessité de présenter un rapport technique et financier sur l’exécution du projet, l’élaboration d’un programme d’activités à réaliser pour le dernier trimestre de l’année, réaliser un dénombrement des cibles dans les cinq districts du département de la Lékoumou, la mise en place d’une plateforme d’échanges entre les parties prenantes.

Deux bus pour améliorer la mobilité des enfants vivant avec handicap

Deux bus ont été mis à la disposition de l’Institut national des aveugles du Congo et l’Institut des jeunes sourds de Brazzaville, le 12 juillet dans la capitale. « Dans le cadre d’un projet commun avec la Banque africaine de développement, nous avons répondu à une urgence sociale en faveur des personnes vivant avec handicap », a expliqué le ministre en charge des Télécommunications, Léon Juste Ibombo, remettant symboliquement les contacts des moyens roulants à sa collègue des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa car ce don est une réponse du projet aux sollicitations de ce département ministériel.

Selon la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, ce don de cœur est arrivé à point nommé. « Certains parents des enfants vivant avec handicap ont du mal à les scolariser, incapables d’assurer leur déplacement tous les jours. Ces véhicules apportent une solution à ce problème », a-t-elle fait savoir en lançant un appel aux bonnes volontés de continuer d’apporter leur soutien en faveur des couches vulnérables de sorte que dans leur prise en charge personne ne soit mis au bord de la route.

Le projet CAB est un projet qui consiste à interconnecter les pays de la CEMAC à un réseau de télécommunications de haut débit à fibre optique. Placé sous la tutelle du ministère en charge de l’économie numérique, il est financé par la Banque Africaine de Développement (BAD).

Lors de la phase préparatoire du projet Central Africa Backbone (CAB), la Banque Africaine de Développement (BAD) dans ses consultations avait pris attache avec le MASAH pour identifier les besoins susceptibles d’intégrer le volet social de ce projet.  Cette remise est donc la réponse à un besoin exprimé par le Ministère en 2016 à l’endroit de la BAD.

DDAS-PN : 65 adolescentes et jeunes filles-mères réinsérées

La Directrice Départementale des affaires Sociales de Pointe-Noire (DDAS-PN), madame Corelli OKO, a remis ce 30 juin, à l’espace Jean BABA à Mvou-Mvou, des kits d’installation et d’insertion à 65 adolescentes et jeunes filles-mères, dans le cadre du projet sensibilisation sur la Covid-19 et insertion socio-économique des adolescentes et jeunes filles-mères. Les bénéficiaires ont reçu entre autres, les machines à coudre, les machines pour la pâtisserie, les kits de coiffure, etc.

La remise des kits d’insertion a été précédée par la signature des contrats avec les maîtres artisans, les bénéficiaires et la DDAS.

Les bénéficiaires sont des jeunes femmes dont la vulnérabilité a été aggravée par la crise économique découlant de la crise sanitaire due à la pandémie à coronavirus Covid-19. Elles ont été préalablement identifiées parmi des milliers d’autres dans les six arrondissements de Pointe-Noire à travers le Registre Social Unique (RSU) ou par les Circonscription d’Action Sociale (CAS).

Après l’identification, les jeunes filles-mères ont été sensibilisées sur la Covid-19 et le respect des mesures barrières. Elles ont ensuite bénéficié des formations sur : l’intégration dans les milieux d’insertion socio professionnel, la gestion financière, l’inclusion productive et à la création une dynamique de groupe.

La crise sanitaire liée à la COVID-19 a entrainé une crise économique dont les effets sont l’aggravation de la vulnérabilité des filles et des femmes, des inégalités de genre et une augmentation des violences basées sur le genre. Cette situation est plus prononcée dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire, les villes les plus touchées par la pandémie. Le projet « sensibilisation et mobilisation sociale sur la COVID-19 auprès des adolescents des jeunes couplées à la réinsertion socioéconomique des adolescentes et jeunes filles-mères vulnérables » à Pointe-Noire s’est voulu une réponse à cette situation désastreuse.

Piloté par la Direction Départementale des Affaires Sociales de Pointe-Noire, le projet bénéficie d’un appui financier et technique du bureau de l’UNICEF au Congo.

Journée Internationale des Veuves : des orphelins à l’honneur

A l’occasion de la célébration, le 23 juin, de la Journée Internationale des veuves, le ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa, a fait un geste de générosité en faveur de orphelins venus de dix orphelinats de Brazzaville.

Sous le thème : « Solidarisons-nous avec les orphelins du Congo », le ministre en charge des affaires sociales a partagé un repas avec deux cents orphelins de Brazzaville conviés à cette occasion. Les enfants conviés au repas ont apprécié l’acte de générosité à leur endroit et souhaité sa pérennité puis ont témoigné leur gratitude à madame le ministre pour son initiative.

Le geste de solidarité du gouvernement s’est poursuivi par la remise par madame le ministre d’un don aux orphelinats dont les enfants étaient conviés. Ce don était constitué des vivres (riz, pâtes alimentaires, lait, poissons salés, boites de conserves, sucre, huile, etc.)  et non-vivres (pull-over, les moustiquaires, les gels hydroalcoolique, matelas, draps, etc.).

Les bénéficiaires notamment les gestionnaires des structures n’ont pas manqué d’exprimer leurs satisfactions.  « Nous sommes satisfaits de ce geste qui fait comprendre aux enfants qu’ils ne sont pas seuls, que les pouvoirs publics pensent à eux et nous facilitent, tant soit peu, la prise en charge de ces derniers », a indiqué Célestine Boudzoumou, directrice de l’orphelinat Saint-Joseph Gaston-Céleste de Moukondo.

Pour madame le ministre, le choix des orphelins au cours de la Journée internationale des Veuves se justifie par le fait qu’ils sont aussi des victimes souvent au même titre que leurs mères. « Nous avons voulu montrer à ces enfants qu’en dépit de leurs souffrances, ils comptent pour le pays et que la nation compte aussi sur eux. Leur dire aussi qu’être orphelin n’est pas une fatalité et qu’ils peuvent réussir dans la vie» a souligné Irène Mboukou-Kimbatsa.

Le Congo apporte 84 tonnes de vivres aux sinistrés de Goma

La ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Irène Marie-Cécile Mboukou s’est rendu ce 20 juin à Goma en République démocratique du Congo (RDC) pour porter assistance aux sinistrés de l’éruption volcanique.

Après le Kenya, le Congo vole au secours des sinistrés de l’éruption volcanique de Goma. « La République du Congo et la RD Congo sont des frères, ce qui touche à l’un, affecte l’autre », a souligné la ministre des Affaires sociales, porteuse d’un message personnel du président à son homologue.

Dépêchée par le gouvernement pour accompagner la deuxième cargaison de vivres, Irène Marie-Cécile Mboukou a été accueillie par le directeur de Cabinet adjoint du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Olivier Mondonge et le Conseiller spécial du chef de l’Etat chargé de la Couverture maladie universelle, Roger Kamba.

Après la remise symbolique de ce don aux autorités de la RDC, Irène Marie-Cécile Mboukou a déclaré : « Par ce geste, le président Denis Sassou Nguesso a voulu manifester sa solidarité avec le peuple frère de la RDC et soutenir son homologue et frère Félix Tshisekedi ».

Pour rappel, le volcan Nyiragongo est entré en éruption le 22 mai dernier. Cette catastrophe naturelle a provoqué des déplacements de la population de Goma, dans la province du Nord-Kivu.

JEA 2021 : le Congo un Etat de droit pour les enfants

La célébration de la 30ème édition de la Journée de l’Enfant Africain a été marquée par deux temps forts à savoir l’organisation du panel autour de la réalisation des droits de l’enfants au Congo et la déclaration du Gouvernement faite par le Ministre des Affaires Sociales et de l’Action Humanitaire.

Sous la modération d’Andres LOPEZ, Représentant-Adjoint de l’Unicef au Congo, le panel a été un moment d’échanges entre les enfants et les membres du gouvernement notamment les ministres en charge des affaires sociales, de la santé, de l’enseignement et le représentant du ministre de la santé.

Les préoccupations des sept enfants et du président du parlement des enfants de Brazzaville ont porté sur : la répression policière des élèves, les procédures de justice pour les enfants, le dépistage de la covid-19 au niveau des écoles, l’installation des bibliothèques dans les écoles, les services d’écoute dans les écoles pour les élèves victimes des violence, l’absence des textes d’application de la loi portant protection de l’enfant au Congo, etc.

Les membres du gouvernement ont apporté les réponses, chacun selon son domaine ou ensemble pour les questions transversales. Pour le ministre des Affaires Sociales, le pays s’est engagé dans le processus de production des textes pour combler le vide juridique en matière de protection de l’enfance. « Le Congo est un Etat de droit et les droits de l’enfant y sont respectés » a-t-elle renchéri.

Le ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki, a assuré les enfants que le gouvernement est déterminé à lutter contre toutes les formes de banditisme dans le pays ; voilà pourquoi il a été créé le ministère de la Sécurité et de l’ordre public regroupant la Police et la Gendarmerie.

A propos du dépistage de la pandémie de Covid-19, au sein des établissements scolaires, le ministre de la santé a souligné qu’« une stratégie de dépistage à grande échelle avait été mise en place mais n’a pu aboutir à cause des problèmes de logistique ». Il a appelé les enfants à continuer à respecter les gestes barrières pour se protéger de la maladie.

De son côté, le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire et de l’Alphabétisation, Jean Luc Mouthou, a rassuré les enfants sur la mise en place d’une cellule de lutte contre la fraude afin d’éradiquer le mécanisme de transhumance scolaire. S’agissant de la prise en charge psychologique, il a annoncé le recrutement des psychologues pour s’occuper des questions d’écoute en cas de violences sexuelles dans les écoles.

Cette célébration a eu pour thème « 30 ans après l’adoption de la Charte : accélérons la mise en œuvre de l’Agenda 2040 pour une Afrique digne des enfants »

Dans la déclaration du gouvernement délivrée à cette occasion, Irène Mboukou Kimbatsa a fait le point de la mise en œuvre par le Congo de la Charte des Droits et du Bien-Etre de l’Enfant en Afrique. Des progrès ont ainsi été réalisés dans les domaines de l’éducation, la santé et des droits, mais des nombreux défis subsistent encore pour que le pays atteigne la pleine réalisation des droits des enfants congolais.

 Concernant le thème, elle a souligné que « L’Agenda 2040 pour une Afrique digne des enfants qui s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre de l’agenda 2063 de l’Union africaine est un ensemble d’orientations stratégiques étalé sur 25 ans, adopté en 2016 par le comité pour réaliser des progrès en faveur des enfants par une prise en compte de leurs droits dans les politiques de développement de chaque pays en Afrique ».

Pour sa part, le Représentant adjoint de l’Unicef au Congo, Andres Lopez, a félicité le pays pour les avancées réalisées pour l’atteinte des droits des enfants. « Ceci est très important pour nous assurer que chaque enfant au Congo ait accès aux services essentiels auxquels il a droit et qu’il puisse ainsi réaliser son plein potentiel. Les recommandations issues de ce dialogue contribueront à l’élaboration d’une feuille de route claire pour y arriver », a-t-il laissé entendre.

La célébration de la journée de l’enfant africain ce 16 juin a été marquée aussi par la distribution du rapport national 2016-2020 sur la mise en œuvre de la Charte aux participants. Des micros films sur les droits des enfants ont également été projetés. La slameuse Mariusca Moukengué et les artistes musiciennes Jolivette et Johess ont agrémenté les festivités. Cette 30ème célébration de la journée de l’Enfant Africain a été coorganisée par le Ministère des Affaires Sociales et de l’Action Humanitaire et la Représentation de l’Unicef au Congo.

La Ministre des Affaires Sociales et de l’Action Humanitaire et la Représente de l’Unicef au Congo ont profité de cette occasion pour faire un don en vivre et non vivre à cinq structures accueillant des enfants avant d’en visiter trois d’entre eux (Complexe Crèche Garderie Pouponnière Moungali III, l’orphelinat Béthanie et le Centre d’Insertion et de Réinsertion des Enfants Vulnérables).

Rencontre ministre-agents : Consolider les acquis et innover

Poursuivre les actions déjà entreprises par le ministère et apporter des innovations selon le programme du nouveau gouvernement, tels ont été les axes de travail émis par le ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire. Irène Mboukou-Kimbatsa l’a annoncé à l’Institut des Jeunes Sourds lors de sa première rencontre avec le personnel de son ministère évoluant à Brazzaville.

Dans son discours d’orientation, délivré le 1er juin à Brazzaville, à l’endroit des cadres et agents du ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, la ministre Irène Mboukou-Kimbatsa a souligné les grandes lignes du travail à réaliser. La poursuite de la mise en œuvre de la Politique nationale d’action sociale et son plan d’action 2018-2022, réalisation de l’état des lieux des structures des affaires sociales et de l’action humanitaire sur toute l’étendue du territoire national, établir un dialogue permanent avec le secteur associatif et syndical sont autant d’axes en direction desquels le travail sera orienté. « Les efforts déployés par mon prédécesseur seront consolidés », a-t-elle fait savoir.

Parmi les actions inscrites dans sa feuille de route pour les prochains mois figure le plaidoyer pour l’adoption des textes en instance au niveau des chambres du Parlement afin d’améliorer le cadre juridique du ministère et rendre efficace son action en faveur des vulnérables.

Dans la suite de son propos, le Ministre, Marie Cécile Irène BOUKOU –KIMBATSA, a déclaré être consciente des défis qui l’attendent et compte sur l’apport de tous les agents et cadres de son département ministériel, des partenaires pour être à la hauteur des attentes. Elle a profité de l’occasion pour appeler ses collaborateurs à se mettre au travail.

En rappel, le Ministère des affaires sociales et de l’action humanitaire a pour mission principale de prévenir les exclusions sociales, les risques de catastrophes et crises humanitaires et de corriger leurs effets, de répondre aux besoins de protection sociale et de promotion, d’autonomisation des individus, des familles, des groupes et des communautés, afin de favoriser la cohésion sociale et l’exercice de la citoyenneté. Mission résumée en 4 (quatre) P, à savoir : Prévention, Protection, Prise en charge et Promotion.