Les délégués du Congrès américain évaluent l’assistance en faveur des déplacés du Pool

Une délégation des fonctionnaires du congrès américains conduite par Son Excellence Todd P. Haskell, Ambassadeur des Etats Unis au Congo a été reçue en audience ce 27 août 2018 par Mme Antoinette Dinga Dzondo, Ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire. Cette délégation est venue apprécier par elle-même l’utilisation à juste titre du financement sollicité, octroyé et utilisé pour l’assistance humanitaire d’urgence des déplacés du Pool.
Hier, ces fonctionnaires du Congrès américains au poste de santé du village Mabaya, délocalisé à Nganga Lingolo, au Sud de Brazzaville, pour évaluer le programme nutrition que le PAM et Médecins d’Afrique mettent en œuvre en faveurs des enfants de moins de 5 ans, des femmes enceintes et allaitantes. Ils se sont rendus également à Mbandza-Ndunga pour examiner le SCOPE, une prouesse technologique mise en place pour la distribution des vivres aux déplacés.
Le retour progressif de la paix dans le département du Pool a permis au Gouvernement et ses partenaires techniques et financiers, de lancer le 16 mars 2018, le Plan de réponse humanitaire et de relèvement 2018. Sa mise en œuvre nécessite la mobilisation de 70 millions de dollars américain soit 35 milliard de F CFA pour la poursuite de l’assistance humanitaire et amorcer le relèvement de 114 mille personnes (familles d’accueil et déplacés).
Répondant à cet appel, le gouvernement américain va faire un don de 3 millions de dollars US en faveur du relèvement des populations du Pool. Cette enveloppe financière permettra la réalisation de travaux d’entraide communautaire, notamment le dégagement des pistes rurales envahies par la végétation, ou la réhabilitation des étangs piscicoles abandonnés au plus fort de la crise. Elle permettra également d’améliorer l’accès au marché dans les zones enclavées et de relancer la production agricole dans la zone. Le financement sera géré par le Programme Alimentaire
Mondial, qui travaillera en partenariat avec le Ministère des Affaires Sociales et les ONG
En dehors de cela, l’Ambassade des Etats-Unis au Congo a financé le projet d’assistance d’urgence aux populations déplacées/retournées affectées par la crise dans le département du Pool. Ce projet est mis en oeuvre par ACTED à Mindouli,
Kindamba, Kimba et dans le département de la Bouenza.
Pour mémoire, le Gouvernement américain fût parmi les premiers pays à répondre à l’appel que le Gouvernement et le Système des Nations-Unies avaient lancé dans le cadre de la réponse au Plan de réponse humanitaire 2017 en apportant la somme de 500 000 dollars américains. Cet apport financier avait permis au PAM de mobiliser des vivres en faveur des populations déplacées et des familles d’accueil par le canal des transferts alimentaires.

Droits de l’homme : un projet pour prévenir et assister la vulnérabilité des enfants

Le projet « Appui au développement des actions de prévention et d’assistance aux enfants vulnérables (Adapaev) », cofinancé par l’Union européenne (UE) et la fondation Apprentis d’Auteuil à hauteur de 348 462 euros, a été lancé, le 15 juin à Brazzaville.

Mis en œuvre par le Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture (Reiper) dans les villes de Brazzaville et Pointe-Noire, le projet Adapaev vise à prévenir et assister la vulnérabilité des enfants par la sensibilisation, l’autonomisation familiale et le renforcement des capacités de la société civile. En effet, il cible plus de quarante-cinq familles vulnérables et leurs enfants ; les vingt-et-une structures membres du Reiper; l’ensemble des enfants de ces structures; cinq journalistes des médias congolais ainsi que la population congolaise en général.

Spécifiquement, le projet entend développer l’autonomisation des familles afin de prévenir et traiter les situations des enfants vulnérables ; améliorer la connaissance des droits de l’enfant en République du Congo. Objectifs : permettre aux familles vulnérables de faire face à la pauvreté et subvenir aux besoins de leurs enfants ; participer à l’émancipation économique des familles les plus vulnérables et plus particulièrement des femmes qui élèvent seules leurs enfants. Les autorités locales et la population devraient également connaître et défendre les droits des enfants.

Le chef de coopération à la délégation de l’UE, Tom Ashwanden, a rappelé que le lancement de ce projet coïncide avec la célébration de la Journée de l’enfant africain qui met cette année un accent sur le droit à la participation des adolescents afin qu’ils soient vus et entendus. Analysant la situation de crise socioéconomique qui frappe actuellement le Congo, il a indiqué que la chute du prix du baril a accentué et mis en lumière les lacunes dans la gestion des finances publiques. « Cela a diminué considérablement les recettes de l’Etat et a amoindri ses capacités d’assurer la lourde responsabilité qui est la sienne : veiller sur les plus vulnérables. Déjà vulnérables en temps normal, les enfants en rupture vivent aujourd’hui cette crise encore plus fragilisée », a constaté Tom Ashwanden, précisant que l’UE a choisi d’appuyer ce programme parce qu’elle prône l’universalité des droits de l’homme et des femmes.

Pérenniser les actions du projet

Présidant la cérémonie, le directeur de cabinet de la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Christian Aboké-Ndza, a rappelé que la famille était la première cellule de protection de l’enfant. Elle est responsable de son développement et de son bien-être. Chaque parent a l’obligation et doit être, a-t-il souligné, capable d’assurer l’éducation, la scolarisation, la nutrition et la santé de ses enfants. C’est ainsi qu’il a salué ce projet qui apporte un soutien aux familles par la formation professionnelle et les activités génératrices de revenus, afin qu’elles puissent prendre soins de leurs enfants et de mieux répondre à leurs besoins. « Nous restons donc persuadés que ce projet intègre bien les objectifs de la politique nationale d’action sociale. Il contribuera au maintien de la cohésion familiale, à la valorisation du rôle éducatif de la famille et au respect de la responsabilité parentale afin d’assurer l’épanouissement de tous les membres de la famille, en particulier les enfants », espère Christian Aboké-Ndza.

Il a, par ailleurs, rassuré les initiateurs du soutien de la ministre en charge des Affaires sociales, Antoinette Dinga-Dzondo, pour la réussite de ce projet dont son département ministériel est membre du comité de pilotage. Il a, enfin, insisté sur la question de la pérennisation de cette action. « Cela passe nécessairement par la mobilisation des financements additionnels. C’est pourquoi, j’invite, d’ores et déjà, tous les acteurs du Reiper à y travailler activement, sachant que le financement de l’UE n’est pas éternel », a-t-il conclu.

Journée de l’enfant africain : le gouvernement réaffirme son engagement en faveur des enfants

L’humanité a célébré, le 16 juin, la Journée internationale de l’enfant africain placée cette année sous le thème : « Une éducation de qualité, obligatoire, gratuite et adaptée pour tous les enfants en Afrique »

Rendant la déclaration du gouvernement publique au cours d’une cérémonie solennelle organisée au ministère des Affaires étrangères, la ministre des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité, Émilienne Raoul, est revenue sur le thème tiré des consultations des enfants d’Afrique et adopté par l’Union africaine. Ce thème est, a-t-elle indiqué, d’autant évocateur que le droit à une éducation appropriée est à la base du soulèvement des enfants de Soweto en 1976. Cette Journée de l’enfant constitue, selon elle, une occasion pour les gouvernements, les institutions internationales, les organisations non gouvernementales, de réfléchir sur les questions touchant les enfants dans le continent et de faire le point sur les progrès accomplis et les défis actuels, afin d’assurer la pleine réalisation des droits des enfants en Afrique.

« L’éducation est un droit humain fondamental. Elle a pour but d’assurer le plein épanouissement de l’être humain sur les plans physique, moral, intellectuel et social. À cet égard, le gouvernement de la République s’emploie à améliorer progressivement les conditions d’enseignement, d’apprentissage et de formation par l’augmentation du nombre d’enseignants, la construction et la réhabilitation des salles de classe et leur équipement. Dans ce sens, le président de la République a dédié successivement les années 2013 et 2014 à l’éducation », a souligné Émilienne Raoul.

Ainsi, le ministère des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité, a réalisé cette année une enquête-ménage à Brazzaville, sur un échantillon de 113 enfants non scolarisés. « Si l’on récapitule, la première cause de la non scolarisation des enfants, d’après ce diagnostic rapide, est la négligence des parents qui n’ont pas compris que la scolarité des enfants dans notre pays est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans. C’est un droit de l’enfant et c’est une obligation des parents », a-t-elle indiqué.

Le représentant de l’Unicef au Congo, Aloys Kamuragiye, s’est, de son côté, félicité des efforts que les multiples acteurs dans le secteur de l’éducation en République du Congo ne cessent de mener pour faire de « l’éducation de qualité pour tous » une réalité dans ce pays. « Si le système éducatif congolais affiche à partir de 2005 une bonne performance quantitative par rapport au début des années 1990, des efforts restent à fournir pour améliorer l’accès de tous les enfants défavorisés à l’enseignement primaire et faire des investissements conséquents pour développer tout le palier de l’éducation préscolaire, un niveau d’éducation fondamental pour assurer un bon départ pour la maîtrise des apprentissages à l’école primaire », a-t-il indiqué.

Il a, par ailleurs, invité tous les acteurs à conjuguer leurs efforts ensemble pour contribuer à une éducation de qualité, gratuite, obligatoire et adaptée pour tous les enfants du Congo.

Accélérer les textes d’application de la loi portant protection de l’enfant

Se félicitant des actions déployées par le gouvernement de la République et son chef à travers la mesure consistant à consacrer les années 2013 et 2014 à l’éducation, le Parlement des enfants du Congo a, une fois de plus, appelé le gouvernement pour l’accélération du processus d’adoption des textes d’application de la loi 04-2010 du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant en République du Congo et sa vulgarisation.

Enfin, les enfants ont lancé un appel aux parents en ces termes : « Chers parents, il est donc de votre devoir de nous inscrire à l’école. Si tel n’est pas le cas, la rue s’occupera de notre éducation », a déclaré la présidente de ce Parlement, Eunice Ngokaba Bangomb.

Journée de l’enfant africain : les médias appelés à promouvoir les droits des enfants

Congo-Brazzaville, 15 juin – (CONGO-SITE)- Prélude à la journée de l’enfant africain, célébrée le 16 juin de chaque année, le ministère des affaires sociales et de l’action humanitaire a organisé le 15 juin à Brazzaville, en partenariat avec l’UNICEF une session de mobilisation des Médias.
Le gouvernement de la République du Congo, en partenariat le Fonds des Nations Unis pour l’Enfance (UNICEF), célèbre ce samedi juin à l’auditorium du ministère des affaires étrangères, la 28ème journée de l’enfant africain sous le thème : « Aucun enfant laissé pour compte pour le développement de l’Afrique ». La cérémonie organisée à cet effet servira de cadre pour le lancement de la politique nationale d’action sociale (PNAS). Prélude à la journée, une session de mobilisation des médias a été organisée.

Cette session de mobilisation a connu deux communications autour des thèmes suivants : « Défis et enjeux de la célébration de la journée de l’enfant africain. » et « Quelques idées pour promouvoir les droits des enfants dans les médias. »

Intervenant sur le premier thème, M. Marius Biyékélé, a axé sa communication autours des points suivants : Définition du concept enfant ; Pourquoi une journée de l’enfant africain (aperçu historique) ; Commémoration de la 28ème journée de l’enfant africain ; Contribution des médias.

Dans son exposé, M. Biyékélé psychologue évoluant à l’UNICEF explique qu’un enfant est un être humain, en développement, âgé de moins de 18 ans, fragile et vulnérable. Ce qui se passe dans l’enfance détermine ce que sera l’adulte demain.

L’orateur a relevé quelques éléments qui constituent encore un obstacle au Congo dans la protection de l’enfant notamment les défis de développement inclusif durable pour les enfants ; les inégalités sociales, l’intégration des enfants autochtones et vivants avec handicap au système éducatif, la méconnaissance des droits des enfants et autres.

Pour sa part Madame Marie Laure Kibangou Moutoula, journaliste de formation évoluant à l’UNICEF a exposé sur le second thème, « Quelques idées pour promouvoir les droits des enfants dans les médias ». Elle fait savoir que les médias ont la responsabilité de protéger les enfants en s’abstenant de faire l’apologie ou servir de vitrine à la violences sous toutes ses formes, aux abus et à l’exposition des enfants, et en évitant de présenter des stéréotypes qui desservent la cause des enfants.

En, effet les médias ont un impact considérable sur notre façon de voir le monde et son par conséquent très bien placés pour influencer les attitudes et les actions à tous les niveaux, vis-à-vis des droits de l’enfant.

« Dans le cadre de votre travail, vous pouvez inciter les gouvernements, le public et la société civile à faire des changements positifs en faveur des enfants. Contribuer à créer un environnement favorable au développement et à la protection de l’enfant », a-t-elle expliqué.

Pour elle, les médias peuvent faire bouger les choses en faisant par exemple : Promouvoir leur image en tant que chaîne ou station à l’écoute des enfants et des familles ; Resserrer leurs liens avec les éducateurs, les parents et les responsables ; Favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de téléspectateurs ou auditeurs engagés ; Créer un environnement programmatique ami des enfants et des jeunes.

La journée de l’enfant africain est organisée chaque année depuis le 16 juin 1991 par l’Organisation de l’unité africaine, en souvenir du massacre de centaines d’enfants lors d’une marche pour leurs droits à Soweto (Afrique du Sud) par le pouvoir de l’apartheid le 16 juin 1976.

Bien que le Congo est une loi sur la protection des enfants et une loi sur la protection des populations autochtones, la non publication des textes d’application de ces lois pose problème.

Le gouvernement au chevet des sinistrés de la commune d’Owando

Une délégation du Ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire, conduite par  Christian ABOKE-NDZA  s’est rendue  du 9  au 17 mai 2018 dans la ville d’Owando pour apporter une assistance humanitaire d’urgence aux populations victimes de la catastrophe naturelle  qui s’était produite le 4 mai, causant d’importants dégâts humains et matériels.

Un vent violent suivi d’une pluie torrentielle avait soufflé à Owando entraînant le déplacement massif et forcé de près de sept cent personnes, soit 100 ménages concernés par le sinistre. Cette tornade a détruit plusieurs habitations et infrastructures publiques. La fragilité des matériaux de construction et la vétusté de nombreuses habitations expliquent l’ampleur des dégâts causés. Des blessés également ont été dénombrés.

Face à ce désastre, la population sinistrée attendait du Gouvernement une intervention humanitaire d’urgence pour soulager ses souffrances. C’est ainsi que le Ministère en charge de l’action humanitaire a été dépêchée l’ assistance humanitaire à Owando composée des vivres, non vivres, kits scolaires et kits abri pour assister ces populations : « C’est de la responsabilité de l’Etat de venir  assister les populations en leur apportant un réconfort moral.  Le principe une fois de plus de l’action humanitaire est d’apporter assistance à l’homme pour qu’il  vive dans la dignité » a expliqué Christian ABOKE-NDZA, Directeur du Cabinet du  Ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire lors de la cérémonie de distribution des kits des vivres et non vivres aux populations victimes du sinistre.

A cette occasion, chaque chef de ménage a reçu des kits  composés de vivres (riz, poisson salé, huile, sel, riz et sardine) et des non vivres (matelas, moustiquaires imprégnées, savons, nattes, drap). Cette première phase  s’est déroulée en présence des autorités locales, des chefs de quartiers et des populations ayant pris d’assaut le siège de la Mairie.

Lors du déroulement de la deuxième  phase de l’assistance humanitaire   l’équipe mixte  Ministère en charge de l’action humanitaire, Mairie  d’Owando et la Police, était descendue  du 14 au 16  mai  2018 aux domiciles des propriétaires des habitations touchées pour la remise des tôles, des bastings, des sacs de ciments, des diverses pointes et autres accessoires nécessaires pour la réhabilitation des maisons sous l’œil vigilant des jeunes des 5  quartiers concernés. Ont également bénéficié des kits en abri des agents de la force publique qui ont vu leurs maisons endommagées par la tornade.

Satisfaction des bénéficiaires

L’assistance du Gouvernement a rencontré l’assentiment des populations bénéficiaires. Lesquelles n’ont pas encore oublié l’ampleur des dégâts causés par cette pluie diluvienne  et gardé leur satisfaction.

« Nous étions surpris par cette tornade qui a ravagé les toitures de notre maison, les murs se sont écroulés. Plusieurs objets de maison se sont gaspillés. Pour l’instant, nous sommes logés chez nos voisins. Les autorités locales, le maire d’Owando et les responsables de la Direction départementale des affaires sociales sont arrivés à notre domicile pour faire le constat et nous réconforter », s’est confié Diane Ebia, une mère d’enfants victime.

Pour Maurice Abia, un fonctionnaire d’Etat « C’est extrêmement difficile de subir un tel évènement bouleversant, surtout au moment où on s’approche de la retraite. Ma maison a été fortement touchée. J’ai perdu la toiture et de nombreux objets. Malgré ce sinistre, nous saluons le geste humanitaire du gouvernement accompli par les agents du ministère des affaires sociales. Nous saluons aussi la visite du Chef de l’Etat à Owando, le 11 mai dernier».

  1. André TOURE  également n’a pas voulu gardé sa satisfaction:« c’est un sentiment de satisfaction parce qu’en fait pour nous sinistrés  depuis le 6 mai, moi je dors dans un hangar. Lorsque vous êtes sinistrés, si on vous apporte de l’aide, c’est un soulagement, Là je crois que le gouvernement a fait un grand pas. Là on nous donne des vivres et d’ici peu un appui pour en kit abri » 

Apportant la lumière sur une confusion qui a voulu régner au cours de cette mission,  Christian ABOKE –NDZA  a rappelé que l’action humanitaire n’intervient que lorsque l’homme est touché. « Les catastrophes qui ne touchent pas l’homme, les édifices publics, en principe, ne sont pas de la compétence de l’action humanitaire. Mais l’action humanitaire prend en charge les habitations parce que l’homme y vit », a t- il précis.

Implication de la jeunesse

Pour éviter que les kits n’aillent au non bénéficiaires qui par inadvertance les noms se sont retrouver sur la liste des victimes de la catastrophe, les jeunes de la ville d’Owando se sont impliquer grandement lors des descentes sur le terrain.. «  Nous avons accompagné le Ministère dans la distribution des vivres et des kits abri. En ma qualité de leader des jeunes, j’ai fait la ronde des quartiers, tous les bénéficiaires ont reçu leur kit. L’équipe a même pris en compte les oubliés et les cas sociaux graves. C’est une grande première dans notre ville. Les réparations des maisons ont même commencé. Je ne peux que féliciter le Ministère et tous ceux qui ont été impliqués pour la réussite de cette activité » a appuyé Guy Claude ITOUA, artiste griot et Ambassadeur de la paix.

À la survenue des événements, en séjour à Oyo,  le président de la République, Denis Sassou N’Guesso s’était rendu à Owando où il avait visité certains édifices publics touchés et compati aux souffrances des victimes.

Une Quarantaine d’enfants opérés des malformations touchant l’appareil locomoteurs

Près de 40 enfants congolais démunis atteints des malformations congénitales ou acquises touchant l’appareil locomoteur encore appelées « Pieds bots » ont bénéficié d’interventions chirurgicales orthopédiques du 7 au 18 mai 2018 à l’hôpital de Base de Talangaï. Par ailleurs 8 (huit) enfants ont été plâtrés pour ainsi permettre à leurs membres de reprendre une forme normale.

Au total, ce sont 119 enfants dont 16 anciens patients et 103 nouveaux cas qui ont été reçus en consultation par les équipes médicales sur 187 prévus des 290 cas préalablement identifiés par les hôpitaux et les services des affaires sociales dont les centres de rééducation fonctionnel sur l’ensemble du territoire national. L’âge des enfants consultés des deux sexes varie entre 6 mois et 16 ans.

Les parents des enfants bénéficiaires de ces soins gratuits n’ont pas manqué de louer l’initiative et de féliciter le gouvernement et ses partenaires de ce projet. C’est cas de Flore LOEMBA, mère d’une fille de 7 ans qui a déclaré que ces interventions  sont un véritable soulagement pour les parents comme elle qui a dépensé beaucoup d’argent jusqu’à l’étranger sans que sa fille ne guérisse. En outre, elle a souligné que la maladie de sa fille a été une épreuve pénible pour elle et surtout pour sa fille qui avait des difficultés avec ses amies à l’école, au quartier et même en famille d’autant plus qu’elle est jumelle et que l’autre était bien portante.

En effet, le coût prohibitifs des interventions chirurgicales orthopédiques dans le pays ne sont pas à la portée des populations surtout les plus démunis d’où l’engouement de celles-ci pour ces opérations qui sont gratuites.

De leur côté, les organisateurs ont souligné aussi l’importance de ces interventions chirurgicales pour les enfants congolais dont la plupart ne peuvent s’offrir de tels soins de santé. Pour le Directeur de la Réadaptation, Gabriel MEKOYO : « cette opération vise surtout à redonner le sourire à la fois aux parents et aux enfants affectés par cette pathologie. » En effet, les enfants souffrant de ces malformations congénitales ou acquises sont victimes des discriminations voire d’exclusion dans leurs milieux de vie. Cette assertion est confirmée par

Par ailleurs,  il sied de préciser que ces interventions chirurgicales orthopédiques ont été réalisées par une équipe médicale de la Fondation néerlandaise Sur Un Pied d’Egalité avec l’appui du personnel médicale congolais notamment de l’hôpital de Talangaï.

Pour Catherine BLEUS, infirmière post opératoire belge et membre de l’équipe médicale de la Fondation  Sur Un Pied Egalité qui favorablement apprécié sa première participation à la campagne opératoire sur le sol congolais. En outre elle a souligné le caractère émouvant et courageux des enfants qu’elle a accompagné en soins post opératoire.

Signalons que ces opérations chirurgicales sont le fruit d’un accord de partenariat signé entre le Gouvernement congolais à travers les ministères en charge des affaires sociales, de la santé et des finances et la Fondation néerlandaise Sur un Pied d’Egalité. Aussi, depuis 2012 que ce projet est mis en oeuvre,  près de 450 enfants congolais ont été opérés et beaucoup ont recouvert leur mobilité.

Enfin, la prochaine campagne opératoire aura lieu en octobre de l’année en cours et les parents dont les enfants souffrent de cette pathologie sont priés de les enregistrer au niveau des hôpitaux de la place ou au niveau des centres de rééducation fonctionnelle.

Protection sociale : “Lisungi” redonne du sourire à des milliers de personnes vulnérables

De nombreux Congolais, femmes et hommes, même ceux à mobilité réduite, ont pris d’assaut, le 25 avril dès les premières heures de la matinée, des guichets de la Banque postale du Congo (BPC) pour percevoir leurs allocations.

Après deux ans de difficultés dues à la situation économique et financière du pays, le projet « Lisungi », système de filets sociaux, a redémarré ses activités dans les zones pilotes. A Brazzaville, les bénéficiaires de Makélékélé, Bacongo, Moungali et Talangaï sont en train de toucher, depuis ce 25 avril, leurs allocations du premier trimestre 2016 et celui de l’année en cours. L’opération se poursuivra jusqu’au 3 mai. Pour ceux des zones sud, les guichets sont ouverts à la BPC centre-ville, Moungali au croisement avenue de la paix-rue Mbochi et Talangaï à la poste du rond-point Koulounda, à Ouenzé.

Habitant l’arrondissement 4, Moungali, Marie-Louise Sita est bénéficiaire du projet depuis sa mise en œuvre en 2015. « Je suis venue toucher mon allocation de Lisungi, c’est pour le deuxième tour. La première fois, c’était 200 000 FCFA en deux paiements. Je nourris ma famille grâce à ce soutien puisque je vends quelque chose avec cet argent. Cette somme me permettra de relancer mes petites activités qui étaient quelque peu au ralenti. La dernière fois remonte à mars 2015 », a-t-elle témoigné.

Ella Blanche Kangou s’est elle aussi dit contente de percevoir pour la troisième fois cette allocation après plusieurs mois d’attente. « Je vais vendre les divers, le charbon et prendre soin de mes enfants en les nourrissant et en les envoyant à l’école. Merci au gouvernement et au projet Lisungi. Lors des premiers paiements ,j’ai eu 225 000 FCFA, aujourd’hui 150 000 FCFA, c’est déjà bien parce que j’arrive à économiser 25 000 FCFA par mois », a déclaré l’heureuse bénéficiaire.

Par ailleurs, une femme se déplaçant sur un fauteuil roulant n’a eu de mots que de chanter « Félicité » de Joseph Kabasele dit Grand Kallé. « Je suis très satisfaite, j’ai trouvé de quoi à manger et acheter les habits. J’ai eu mes 60 000 FCFA », s’est-elle réjouie.

Le directeur général de la BPC, Calixte Médard Tabangoli, qui a accompagné le directeur de cabinet de la ministre en charge de la Solidarité dans la ronde des centres de paiements, a remercié le gouvernement, la Banque mondiale (BM) et l’Agence française de développement (AFD) pour leur avoir renouvelé la confiance après deux ans d’inactivité, expliquant que la mission qui leur a été confiée consiste à s’assurer que les paiements s’effectuent dans de meilleures conditions. « La satisfaction que nous voyons se dessiner sur les visages de nos mamans, à travers ces allocations que nous leur délivrons, nous renvoie à beaucoup de fierté et de joie. Le tout se passe très bien, nous allons poursuivre ce travail d’accompagnement du ministère des Affaires sociales », s’est-il engagé.

Pérenniser les paiements

Rappelant, de son côté, les difficultés que le projet a connues, le directeur de cabinet, Christian Aboké-Ndza, s’est félicité du fait que les partenaires du projet, notamment la BM et l’AFD, ont accepté que dans la nouvelle phase la contrepartie ne sera plus une condition pour la mise en œuvre de Lisungi. « Aujourd’hui, c’est pour nous un soulagement. C’est quelque chose de très bénéfique pour la population. Le gouvernement, dans le cadre de l’exercice budgétaire 2018, a voté à travers le parlement des crédits substantiels à hauteur de vingt milliards FCFA pour permettre également que ce projet vive », a-t-il indiqué.

S’agissant de la pérennisation du projet, il a rappelé que le gouvernement n’a pas pris l’initiative de relancer les activités sans en avoir des garanties. « Nous avons renégocié avec nos partenaires pour que la relance de ces activités ne soit pas conditionnée par une quelconque contrepartie. Nous estimons que c’est un engagement du gouvernement qu’il tiendra, sachant combien la population a besoin de la solidarité nationale », a conclu Christian Aboké-Ndza.

Notons qu’au total 4 123 ménages très pauvres vivant dans la précarité et ayant à charge au moins trois enfants âgés de 0 à 14 ans, une personne de 3e âge ou un membre souffrant d’une maladie chronique sont concernés par des paiements. Il s’agit précisément des ménages de quatre arrondissements de Brazzaville, un de Pointe-Noire (Mvou Mvou) et de deux localités de la Cuvette (Makoua et Oyo où les paiements interviendront à partir du 7 mai).

Aide humanitaire dans le Pool : la Chine veut s’enquérir de la situation sur le terrain

En séjour au Congo, une délégation du ministère chinois du Commerce se rend, ce 20 avril, à Mindouli, pour voir comment sont gérés ses trois milliards FCFA affectés à travers le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés HCR).

Le gouvernement de la République population de Chine a octroyé, en octobre dernier, une enveloppe de six millions de dollars, soit trois milliards FCFA, dans le cadre du plan de réponse humanitaire en faveur des déplacés du Pool. S’inscrivant dans le cadre du Fonds d’aide pour la coopération sud-sud, les trois milliards FCFA ont été équitablement répartis entre le HCR et le PAM.

En effet, avec les trois millions de dollars reçus, soit 1,5 milliard FCFA, le PAM devrait acheter plus de 2 300 tonnes de vivres pour continuer l’assistance en distribution des aliments durant six mois. Cette contribution permettrait aussi d’améliorer la situation nutritionnelle de 80 000 enfants de moins de 5 ans et de plus de 12 000 femmes enceintes et allaitantes. Ceci en leur fournissant des aliments nutritionnels spécifiques pour le traitement et la prévention de la malnutrition.

Pour se rendre compte de la façon dont ces fonds sont gérés, une mission, conduite par la responsable de l’académie chinoise du commerce international et de la coopération économique du ministre chinois du Commerce, Xiaojing Mao, séjourne au Congo. Avant d’effectuer le déplacement de Mindouli, cette délégation a eu, le 19 avril, une séance de travail avec la partie congolaise.

Selon le représentant du PAM au Congo, Jean-Martin Bauer, le programme a deux volets principaux : la distribution des produits alimentaires et l’appui nutritionnel. Actuellement, 69% de la somme reçue ont été engagéS et tous les produits alimentaires sont sur le territoire congolais. « Nous sommes ravis d’aller avec la délégation chinoise et la partie congolaise sur le terrain pour voir comment se déroule le programme. C’est un programme multilatéral avec plusieurs bailleurs de fonds dont la Chine. Je peux vous rassurer que les résultats sont là. En mai 2017, les évaluations montraient que 51% de déplacés du Pool étaient en situation d’insécurité alimentaire. Lors de l’enquête pour distribution, réalisée en janvier 2018, ils n’étaient plus que 12% en insécurité alimentaire parmi les bénéficiaires ; le taux de malnutrition des bénéficiaires de l’activité était aussi en baisse », a expliqué  Jean-Martin Bauer, estimant que cette assistance devra continuer, afin de consolider les signaux positifs observés.

Présidant la rencontre, le directeur de cabinet de la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Christian Aboké-Ndza, a reconnu, lui aussi, que cette assistance a considérablement fait évoluer les indicateurs. Après la signature de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités de Kinkala, il y a, a-t-il rappelé, des défis énormes à relever en matière de réinstallation, de remise des capacités productives. « Le plan de réponse humanitaire d’urgence 2018 couvre l’ensemble de ces domaines, parce que nous sommes en train de passer d’une phase d’assistance au relèvement communautaire et de développement de résilience. Nous estimons que cette mission est la bienvenue, en ce sens qu’elle prendra aussi connaissance de ce nouveau plan et des défis qui restent à relever », a souhaité le directeur de cabinet.

Protection sociale : reprise imminente des paiements du projet Lisungi

L’allocation concerne 4161 ménages issus des sept zones pilotes, notamment Makélékélé, Bacongo, Moungali et Talangaï pour Brazzaville, Mvoumvou pour Pointe-Noire, Oyo et Makoua pour la Cuvette.

Après deux ans d’hibernation, les paiements des ménages éligibles au projet Lisungi, système des filets sociaux, reprendront à partir du 20 avril. En prélude à cette reprise, l’unité de gestion du projet a eu une séance de travail le 11 avril, à Brazzaville, avec les membres des bureaux des comités communautaires de ciblage. Il s’est agi pour le coordonnateur du projet, Alfred Constant Kiakouama, d’expliquer aux participants, entre autres, des mesures prises pour relancer les paiements, des dispositions arrêtées dans le cadre de la lutte contre la corruption et la fraude en ce qui concerne l’identification. Il a également parlé des modifications intervenues dans le projet, la révision des listes des ménages à compter du mois de mai ainsi que l’inscription au Registre social unifié (RSU) et les guichets d’inscription. À cela, s’ajoute la mise en place d’un mécanisme permettant aux ménages non-inscrits à Lisungi de se faire enregistrer dans les circonscriptions d’actions sociales.

A propos du paiement des allocations, il s’agit du rappel du 1er trimestre 2016 pour Brazzaville qui bénéficiera également, comme les autres zones pilotes, du 1er trimestre 2018.  Entre-temps, les ménages de Pointe-Noire et de la Cuvette avaient déjà bénéficié de quatre trimestres contre trois pour la ville capitale.

Grâce aux financements additionnels de l’Agence française de développement (AFD) et de la Banque mondiale (BM), le projet sera élargi dans neuf nouvelles zones comme Mfilou, Djiri, Madibou (Brazzaville), Ngo et Gamboma (Plateaux), Nganga-Lingolo (Pool), Loandjili (Pointe-Noire) et Dolisie (Niari). Ainsi, la cérémonie de lancement officiel des paiements pour les seize zones interviendra en juin. À cet effet, les ménages des nouvelles localités percevront deux trimestres.

En effet, en fonction du financement disponible grâce aux efforts du gouvernement et ses partenaires techniques et financiers, l’Unité de gestion a élaboré un calendrier de paiements qui s’étale jusqu’à huit mois. Dans sa communication, le coordonnateur du projet Lisungi a annoncé la suspension, à titre conservatoire, de nombreux ménages qui  ne répondraient pas aux critères d’éligibilité.  « Le gouvernement a, pour sa part, pris des engagements pour inscrire dans le budget un financement important qui doit permettre de faire l’extension de Lisungi dans des zones additionnelles et de prendre aussi en compte un peu plus de ménages. Pour l’instant, nous avons une liste de 4 161 ménages des zones pilotes à payer mais les premières suspensions concernaient soixante ménages seulement.  Sur la base des discussions que nous avons eues, nous aurons beaucoup plus de ménages à suspendre », a averti Alfred Constant Kiakouama.

Des nouveaux mécanismes mis en place

Dans le but d’être plus dynamique, Lisungi a intégré deux mesures supplémentaires. La première permettra aux bénéficiaires des Cash transferts d’être également éligibles aux activités génératrices de revenus. La seconde consiste à faciliter une formation qualifiante aux membres des ménages bénéficiaires. « En dehors de ce qu’on va donner aux ménages chaque trimestre, à partir d’août 2018, sur la base des projets déposés par les ménages, ils ont accès à un financement pour le développement de leurs activités. Le plafond c’est 250 000 FCFA.  Cela concerne les ménages éligibles au Cash transfert ou la catégorie très pauvre n’ayant pas d’enfant », a-t-il poursuivi.

Notons que ce projet cofinancé par le gouvernement congolais, la BM, l’AFD et l’Unicef vise à promouvoir le bien-être des familles pauvres à travers des transferts monétaires.

Assistance: le gouvernement offre des kits humanitaires aux sinistrés du village “Les Bandas”

La ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga Dzondo, a apporté récemment une assistance humanitaire aux victimes de la tornade qui s’est abattue, le 25 février dernier de 17 à 19 heures, dans le village Les Bandas, district de Louvakou, dans le département du Niari.

La ministre en charge de l’action humanitaire a remis à chaque chef de ménage des kits de vivres (riz, poisson salé, huile, sel, riz et boîtes de sardine) et des non-vivres (matelas, moustiquaires imprégnées, savons, nattes, draps, lampes torches, couvertures, pagnes). Des kits de dignité ont été également distribués aux femmes et des kits scolaires aux cent soixante-seize élèves sinistrés qui ont été transférés à l’école primaire du village Moukondo. Des fonds mis à la disposition de la famille endeuillée pour organiser les obsèques de la femme décédée, dans la dignité.

Le chef de cette localité, Ernest Bouyou, a, au nom de la population, traduit toute sa reconnaissance au gouvernement : « Merci au gouvernement, qui a écouté nos pleurs. Nous sommes encore dans le deuil et on n’a pas encore commencé nos activités champêtres. Cette assistance va beaucoup nous soulager ».

La veille de la remise des kits, Antoinette Dinga Dzondo a visité la déchèterie, l’école primaire de la localité et le poste de police rasé au village. La rencontre avec les autorités locales, les sages et les représentants des sinistrés a permis de dégager les pistes pour le devenir de ces populations sur ce site qui n’est que provisoire : « toutes les préoccupations soulevées ici feront l’objet d’une étude minutieuse avec mes collègues du gouvernement. La phase de l’urgence est terminée. Nous sommes disposés à travailler avec les populations pour des solutions durables », a déclaré la ministre.

Mystère autour de la catastrophe ?

Selon le président du bureau des sages du Niari, Jean Baptiste Youndouka, lors du rituel de protection de la population sinistrée, hébergée au site de la base vie, les causes sont jusque-là, naturelles. Mais des commentaires vont dans les sens.

En effet, d’aucuns pensent qu’il s’agit de la concrétisation de la prophétie d’un pasteur de Lassy Zéphirin qui, de passage dans cette localité, en 1993, avait prédit sa destruction. D’autres par contre pensent que c’est la colère d’une sirène frustrée, parce qu’on aurait perturbé sa quiétude par un pasteur ngoudziste, qui serait à l’origine de cette catastrophe. « Nous n’avons pas encore conclu nos investigations. Nous devons aller à la source d’où est venue l’eau, regarder est ce que ce n’est pas une tourbière. Les géologues et nous les sages y arriverons », a conclu le président des sages du Niari.

Rappelons que depuis sa création vers 1919, le village Les Bandas, situé à 17km de la ville de Dolisie, n’a jamais connu ce genre de sinistre qui l’a détruit à plus de 90 %. En effet, les dégâts sont énormes: une personne décédée, cent soixante-dix ménages sinistrés, soit six cent-cinquante personnes, trois enfants portés disparus, six personnes blessées et trois hospitalisées, cent-trente maisons touchées et/ou écroulées, un poste de police et le logement de l’enseignant détruits. À cela s’ajoute des puits d’eaux inondés, des latrines détruites, des plantations et vergers détruits, des animaux domestiques ensevelis par la boue ou emportés par les eaux.

Une église sert de salles de classe à Mboukoulou

En marge de cette mission, la ministre Dinga-Dzondo s’est rendue, sur insistance des autorités préfectorales, au village sinistré de Mboukoulou où l’école primaire construite grâce aux efforts de la population a été complètement rasée. Conséquence : les élèves fréquentent actuellement dans une église. C’est ainsi qu’un apport en tôles, pointes et étanchéités leur a été offert pour couvrir une partie du hangar destiné aux activités éducatives. Cette population ne souhaite pas voir leur village, repère historique ( qui doit son nom aux ouvriers centrafricains venus pour la construction du CFCO) disparaître. Du point de vue des services techniques de l’action humanitaire, le Congo n’a jamais vécu une telle catastrophe naturelle.