Projet Lisungi : les familles vulnérables sortent peu à peu de la précarité

Plusieurs bénéficiaires des allocations du projet Lisungi réalisent avec succès des micro-projets qui améliorent progressivement leurs conditions de vie. Dans les circonscriptions d’action sociale de l’arrière-pays, certains d’entre eux ont donné de la voix pour témoigner.

Le projet Lisungi dont l’objectif principal est de mettre fin à la transmission intergénérationnelle de la pauvreté porte des fruits au sein des couches sociales défavorisées et vulnérables concernées auxquelles ledit projet est dédié même si beaucoup reste à faire. Dans les circonscriptions d’action sociale de l’intérieur du pays, les conditions de vie de plusieurs bénéficiaires s’améliorent peu à peu grâce aux fonds qui leur sont alloués, soit 250 000FCFA par micro-projet éligible, pour réaliser des activités lucratives qu’ils réussissent à diversifier. Les témoignages recueillis sur le terrain concernant les activités réalisées grâce à ce projet en disent long.

« En dehors du charbon, j’ai étendu mon commerce à la vente de maniocs. Je suis désormais capable de soigner mes enfants, de les envoyer à l’école avec toutes les fournitures scolaires nécessaires. Les bénéfices que je réalise me permettront à court terme de changer la toiture de ma maison faite de paille pour améliorer davantage mes conditions de vie », a expliqué Emilie Okoundou, mère de six enfants vivant à Oyo, dans le département de la Cuvette.

Dans le département des Plateaux, Edith Césarine Dinga mère de quatre enfants a abondé dans le même sens. Avec ses propres moyens, elle s’est lancée dans le commerce. Au marché de Gamboma, elle vendait des vivres à terre faute de moyens pour disposer d’une table. Edith Césarine Dinga a fait faillite à cause des charges familiales trop pesantes. Grâce aux allocations du projet Lisungi, la commerçante a relancé ses activités qui lui permettent aujourd’hui de sortir progressivement de l’ornière. Par ailleurs, dans le district de Ngo Célestine Eko s’est lancée dans le commerce des produits alimentaires de première nécessité avant de commencer à cultiver un hectare de champs de maniocs. Dominique Mayembo, dans la même localité, a réussi à relancer son élevage de moutons et de cabris. De quatre têtes, il est passé à trente-six.

À dire vrai, la majorité des bénéficiaires du projet Lisungi ont compris que la bonne gestion des fonds alloués à travers la réalisation des activités génératrices de revenus leur permettra d’améliorer leurs conditions de vie. Ainsi, progressivement le pays réussira à réduire le taux de pauvreté. Selon les chiffres donnés il y a quelques mois par la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, au niveau national il y a 46,5% de ménages pauvres. Au niveau des départements, le taux dépasse les 78%. Les poches de grande pauvreté existe même si la moyenne nationale varie entre 25 et 30%.

Gouvernement et parlement sur le projet Lisungi

Dans son discours sur l’état de la nation en décembre dernier, le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a annoncé que cette année le projet Lisungi  entend soutenir huit mille projets générateurs de revenus. En mars de l’année en cours, la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire a indiqué, dans une conférence de presse tenue à Brazzaville, que les fonds alloués estimés à plus de deux milliards pour le financement n’attendaient plus que les porteurs de projets avec 9366 ménages déclarés éligibles représentants 46763 bénéficiaires des transferts monétaires.

Le 25 du mois en cours, la ministre Antoinette Dinga Dzondo a été face aux députés membres de la Commission Economie et Finance pour les édifier sur le niveau d’exécution financière et l’impact du projet Lisungi. La ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire a fait le même travail au Sénat. Dans ces échanges avec les parlementaires, Antoinette Dinga Dzondo a plaidé pour la mobilisation des ressources afin de manifester la solidarité de la République envers les compatriotes pauvres et vulnérables.

Le secteur privé appelé a contribuer à l’amélioration de la situation de l’enfant

En séjour au Congo, la chanteuse sud-africaine Yvonne Chaka Chaka, Ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef a été reçue cette matinée en audience par la Ministre des affaires Sociales et de l’Action Humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo. Cette rencontre s’est déroulée en présence de la Représentante de l’Unicef au Congo Micaela Marques de Sousa. Les questions du bien-être des enfants étaient au centre de cet entretien entre les deux personnalités.

L’ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef est venue présentée à la ministre en charge des affaires sociales l’objet de sa mission au Congo. Cette visite de cinq jours a pour unique objectif la mobilisation du secteur privé congolais afin qu’il contribue à l’amélioration de la situation de l’enfant.

En effet, Yvonne Chaka Chaka est au Congo pour impulser une nouvelle dynamique dans le cadre de la gestion des questions de l’enfance à travers l’implication du secteur privé et de la société civile. Pour elle, le secteur privé qui joue un rôle important dans le développement du pays doit investir dans les secteurs contribuant au bien-être des enfants comme la santé, l’éducation et la protection. Enfin, toujours selon l’Ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef, les questions relatives à l’enfance ne doivent plus être l’apanage des seuls gouvernants.

Pour madame Antoinette Dinga-Dzondo, si des nombreux efforts ont déjà été fournis par le gouvernement congolais sur le plan législatif et juridique ainsi que dans la mise en place des mécanismes avec des partenaires pour la gestion efficace de la situation de l’enfant, les défis quant à eux demeurent encore nombreux. Des efforts doivent conjuguer par tous pour améliorer la situation de l’enfant au Congo et l’atteinte des Objectifs pour le Développement Durable (ODD). Ainsi, La Ministre a déclaré que son département était prêt à travailler avec tous les partenaires possibles.

La célébration en novembre prochaine du 30ème anniversaire de la Convention relative aux Droits des Enfants (CDE) a figuré aussi au menu de cet entretien ; à ce propos, la Représentante de l’Unicef au Congo a présenté la série d’activités déjà lancées par son organisation et le gouvernement depuis l’année dernière dans le cadre de cette célébration. Cette dernière sera l’occasion pour les parties prenantes de faire l’évaluation de la mise en œuvre de la CDE au Congo.

Le séjour d’Yvonne Chaka Chaka se poursuivra sa visite à Pointe-Noire où elle s’entretiendra avec le secteur privé de la capitale économique. Rappelons que c’est depuis 2005 que la chanteuse sud-africaine, qui dispose d’une fondation dénommée Fondation Princesse de l’Afrique, a été nommée Ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef.

Projet lisungi : le versement des allocations suspendu à Mfilou

Le ministère des Affaires sociale et de l’action humanitaire a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre le versement des allocations à tous les ménages bénéficiaires du Projet lisungi, un système de filets sociaux, dans l’arrondissement 7, Mfilou.

La décision fait suite aux cas de fraudes, de faux et usage de faux orchestrés par certains acteurs sociaux auprès de seize bénéficiaires des quartiers Case Barnier et Kahounga.

L’information a été donnée le 22 juillet, par la responsable de transferts sociaux, Anasthasie Ossangatsama, lors d’une réunion avec les chefs de quartier et l’administrateur maire de Mfilou, Jean Marie Zinga Ondemba.

La rencontre avait pour objectif de les sensibiliser et de les informer des mesures conservatoires prises pour déceler les auteurs de ces actes à travers une enquête approfondie de l’Inspection générale de l’Etat.

Anasthasie Ossangatsama explique que le contrôle interne au sein du projet a permis de suspecter les ménages non conformes au projet identifiés par un réseau de personnes mal intentionnées. Le réseau, poursuit-elle, avait perçu le financement au nom des bénéficiaires. « L’arrondissement 7, Mfilou, compte plus de ménages que les autres localités, avec 1645 bénéficiaires. Il ne percevra pas les allocations qui seront payées dans les prochains jours car nous voulons corriger le dysfonctionnement à travers les mesures conservatoires prises afin de clarifier toute la situation », a-t-elle déclaré.

Elle a ajouté à cette même occasion que cette suspension a été également appliquée au responsable suivi et évaluation locale du projet à Mfilou. « Mfilou a été choisi pour accompagner le projet lisungi dans son extension avec les autres localités. Malheureusement beaucoup de dysfonctionnements y ont été observés, avec des comportements qui n’honorent pas l’administration ainsi que la population », a déploré la responsable des transferts.

Le maire de Mfilou, Jean Marie Zinga Ondemba, a décrié le comportement malsain de sa population avant de demander au projet de mener l’enquête afin de rattraper les auteurs de ces actes. Selon lui, les accusations faites à Mfilou sont vraies car dans la localité de Bimé des ménages fictifs ont été enrôlés pour ce projet. « Réalisez l’enquête jusqu’au bout même si c’est une autorité qui a dupé le projet de l’Etat. En cas de résistance, veuillez m’informer afin que les services de sécurité soient saisis », a-t-il déclaré.

Notons que le gouvernement avait reçu le financement de l’Agence française de développement dans le cadre de la mise en œuvre du projet lisungi. Ce financement a permis l’extension du projet dans quatre nouvelles localités, notamment Mfilou, Madibou, Djiri et Loandjili à Pointe-Noire.

Relance de la pisciculture à Mayama dans le Pool

Grâce à un don de deux millions de dollars, soit plus d’un milliard francs CFA offert au Programme alimentaire mondial (PAM), plus de cinq cents étangs piscicoles et près de 100 km de pistes rurales sont actuellement en cours de réhabilitation dans le département.

Pour se rendre compte du niveau d’exécution des travaux de réhabilitation de quatre-vingt-cinq étangs piscicoles dans la sous-préfecture de Mayama, la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo; l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin; et le représentant du PAM, Jean-Martin Bauer, étaient le 6 juillet au chef-lieu de ce district. Cette délégation à laquelle s’est joint le représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Congo, Cyr Modeste Kouamé, a fait un don de vivres et non-vivres à la population locale.

Sur place, elle a pu visiter un des quinze sites des étangs. Confiés à l’ONG APDRA-pisciculture paysanne, les travaux ont consisté, entre autres, en la réouverture et au balayage des sites envahis par les herbes après deux ans de conflit armé. Au niveau du site visité, le travail concerne la remise en état des digues. Cédés à un groupement, ces étangs appartenant à l’Etat avaient été construits de façon traditionnelle depuis 1974. Dès qu’ils seront réhabilités, il sera attendu d’eux près de vingt-deux tonnes tous les six mois, à compter de janvier 2020.

 « Nous prévoyons la fin des travaux et la mise en eau autour du 20 juillet, l’empoissonnement interviendra autour du 28 juillet. Pour l’instant, il est prévu de mettre des tilapias, mais avec l’évolution des techniques piscicoles, il y a possibilité de faire de la polyculture. Donc nous allons commencer à les sensibiliser à cette polyculture en mettant à peu près 70% de tilapias et 30% de nouvelles espèces que nous allons apporter », a expliqué le représentant d’APDRA-pisciculture paysanne Au Congo, Daouda Bambara, précisant que toutes les espèces existent déjà dans le milieu naturel congolais.

Notons que, outre Mayama, cette ONG est également chargée de réhabiliter les étangs à Kindamba, Vinza, Kimba et Mindouli.

Le représentant du PAM au Congo, Jean-Martin Bauer, a rappelé qu’une enquête réalisée en mai dernier démontre que dans les districts du pays dit de Mpangala, plus d’un ménage sur deux ne mange pas à sa faim. Ceci à cause de la dégradation et l’abandon des infrastructures productives entre 2016 et 2018. De même, un enfant sur dix souffre de malnutrition aigüe. « Il est impératif de relancer l’agriculture dans ce qui fut le grenier du pays. L’appui de la Chine dont nous marquons la réception ce jour tombe à point nommé. Les étangs piscicoles de Mayama que nous voyons étaient, il y a peu, soit à l’abandon, soit envasés, soit asséchés. Dans quelques mois, les pisciculteurs de Mayama auront du poisson, leur première production depuis 2016 », a-t-il espéré.

Selon lui, les travaux en cours dans le département du Pool, grâce au don de la République populaire de Chine, au-delà de leurs retombées tangibles, sont aussi porteurs d’espoir, de projets individuels et collectifs, contribuant à la réconciliation et à étayer la paix. « Si la population de Mayama et du Pool se mobilise aujourd’hui pour prendre en main son avenir, c’est aussi grâce à vos efforts. Si la pisciculture familiale à Mayama reprend, c’est parce que le gouvernement congolais et la République populaire de Chine ont su conjuguer leurs efforts pour bâtir un monde meilleur », a conclu Jean-martin Bauer, saluant cet engagement.

Réceptionnant un échantillon du don, le sous-préfet de Mayama, Bernard Ndoulou, s’est félicité de l’appui du gouvernement et de ses partenaires consistant à accompagner les habitants du Pool dans la relance des activités économiques.  Foulant pour la toute première fois le sol de ce département, l’ambassadeur de Chine au Congo a indiqué que cette visite consistait à faire le point des activités menées avant de prévoir d’autres dans l’avenir. « Je suis venu aujourd’hui avec un sentiment complet. Je suis heureux de voir qu’après une certaine période de problèmes, la stabilité et la paix sont en train de revenir dans le département du Pool. Les activités économiques et sociales commencent à se reprendre… », a déclaré Ma Fulin.

Conduisant la délégation, la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire a rappelé aux partenaires que Mayama faisait partie des quatre localités qui étaient inaccessibles en 2016 et 2017. « Il y avait aussi Kimba, Vinza et Kindamba, mais depuis décembre 2017, la paix est effective à Mayama. Nous étions venus ici avec l’ambassadeur de Turquie pour apporter la première assistance. Pour nous, la paix est effective. Je vous transmets la reconnaissance du gouvernement pour le travail que le PAM et le HCR font sur le terrain », a souligné Antoinette Dinga-Dzondo. Elle a invité les bénéficiaires à capitaliser les acquis de l’ONG APDRA-pisciculture paysanne afin que le poisson de Mayama puisse être aussi vendu à Brazzaville.

Une analyse pour améliorer la situation des droits des enfants congolais

Le Premier ministre Clément MOUAMBA a patronné ce 13 juin à Brazzaville la cérémonie relative à la publication de l’analyse de la situation des enfants et adolescents en République du Congo;  document qui met en relief les avancées réalisées concernant la protection des droits des enfants tout en soulignant que plus d’un million d’entre eux souffrent d’au moins trois formes de privations.

L’objectif de l’analyse de la situation des enfants et adolescents au Congo menée conjointement par le gouvernement et L’UNICEF en 2018 a été de déterminer la nature et l’ampleur des privations subies par les enfants en matière de santé, de nutrition, de l’éducation, de la protection et de plusieurs autres services sociaux de base. Cette analyse de la situation des enfants et adolescents a été faite suivant l’approche dite « par cycle de vie ». Elle relève des vulnérabilités spécifiques à chaque tranche d’âge, notamment de zéro à 5 ans, de 5 à 11 ans jusqu’à 18 ans.

Selon cette étude, ces privations sont imputables, entre autres, à la faible mise en œuvre des politiques sectorielles, à l’insuffisance de budget pour la mise en œuvre des politiques sociales inclusives, l’inégale répartition des infrastructures, la sensibilisation limitée aux droits de l’enfant…

Pour la Représentante de l’Unicef au Congo, Micaela Marques de Sousa, malgé des nombreux progrès réalisés par le gouvernement, notamment dans le domaine de l’accès à l’éducation, à la santé et de la protection contre des violences, beaucoup reste encore à faire et nécessite l’engagement et l’action de tous les acteurs.

Micaela Marques de Sousa a souligné que « cette analyse contribue à apporter des réponses utiles pour appuyer le gouvernement dans la mise en œuvre des politiques publiques visant la réalisation des Objectifs de développement durable, conformément à la promesse de ne laisser aucun enfant de côté et d’aider en premier les plus vulnérables.» Aussi a-t-elle lancé un appel solennel à tous ceux dans les actions peuvent contribuer à la réalisation des droits et du bien-être de l’enfant à se joindre au gouvernement afin de bâtir un environnement protecteur en faveur des enfants au Congo.

La voix des enfants du Congo s’est fait aussi entendre par l’entremise du vice-président du Parlement des enfants, Ama Ondzoto à travers cette sollicitation: “nous sollicitons votre attention sur la situation globale des enfants et des adolescents au Congo et faisons également le plaidoyer en faveur de certains enfants, en particulier ceux issus des minorités autochtones, les enfants vivant avec  handicap qui sont victimes des privations sociales, sanitaires et juridique.”

Dans le but de renforcer les mesures de protection des droits de l’enfant au Congo, le système des Nations unies s’est dit disposé à accompagner le pays en proposant la mise en place de paquets de services adaptés aux différentes phases de l’enfance et de l’adolescence. « L’équipe pays des Nations unies ne ménagera aucun effort pour accompagner le gouvernement sur la voie de l’accélération de l’atteinte des Objectifs de développement durable en vue d’améliorer les conditions de vie de la population, en particulier les plus vulnérables y compris nos enfants », a rassuré la coordonnatrice du système des Nations unies au Congo, Suze Percy Filipini.

Recevant le document final de l’analyse de la situation des enfants et des adolescents au Congo, le Premier ministre, Clément Mouamba, a renouvelé la volonté du gouvernement de travailler résolument en vue d’assurer un meilleur avenir au pays à travers le capital humain. « Je suis convaincu que les planificateurs nationaux sauront prendre en compte l’analyse et la perspective du cycle de vie et les recommandations issues de ce rapport pour faire avancer l’accès aux services sociaux ainsi que la qualité des services offerts par l’adaptation de ces services à l’âge des ayants-droit. Ceci ne peut qu’enrichir l’impact des orientations stratégiques du Plan national de développement », a fait savoir le chef du gouvernement.

La publication de l’analyse de la situation des enfants et adolescents en République du Congo coïncide avec une double célébration cette année. La première étant celle du 16 juin célébrant la 29ème édition de la   journée de l’Enfant Africain sous le thème: “l’action humanitaire en Afrique: les droits de l’enfant avant tout.” La seconde qui aura lieu le 30 novembre de cette année sera consacrée aux 30 ans de la Convention relative aux Droits des Enfants.

Le Conseil des personnes vivant avec handicap consultatif s’imprègne de son cadre juridique

Un atelier de renforcement des capacités réunira les membres du Conseil consultatif des personnes vivant avec handicap (CCPVH), le 12 avril à Brazzaville, a indiqué le secrétaire permanent de la structure, Jean de Dieu Goma, au sortir de l’audience avec la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo.

« La séance de travail permettra aux membres du Conseil de s’imprégner des différents textes qui le régissent », a expliqué Jean de Dieu Goma. Il a également indiqué que le CCPVH tiendra sous peu sa session inaugurale sans révéler de date.

Jean de Dieu Goma a, par ailleurs, salué la collaboration avec le ministère des Affaires sociales et de l’action humanitaire qui les accompagne dans la réalisation de leur  feuille de route comme le témoigne la rencontre avec la ministre Antoinette Dinga Dzondo, le 11 avril. Les principales missions du CCPVH sont d’émettre des avis dans sa vocation consultative et faire des suggestions au gouvernement pour une meilleure prise en compte des personnes vivant avec handicap.

En rappel, le président de la République a nommé par décret n°2019-11, du 14 janvier 2019, les autres membres du CCPVH. Ils sont au total cent trois dont soixante-quatre ont une voix élective et les autres issus des différents ministères et organes étatiques possèdent une voix consultative. À la différence d’autres institutions constitutionnelles, les membres à voix élective ont été sélectionnés après des élections catégorielles.

Vie des institutions : les personnes vivant avec handicap élisent leurs membres ayant voix délibératives

Les assemblées électives organisées le 26 décembre, dans les chefs-lieux de département du pays, ont débouché sur la sélection d’une soixantaine de délégués devant se réunir au sein du futur Conseil consultatif des personnes vivant avec handicap (CCPVH).

Si à l’intérieur du pays les élections générales ont consisté à désigner un seul délégué par département, dans les différents types de handicap, à Brazzaville il s’est agi du vote par catégorie. Ainsi, le ministère des Affaires sociales et de l’action humanitaire a ouvert, à l’Institut de jeunes sourds de Brazzaville, six bureaux de vote, regroupant les électeurs par catégorie. Il y a eu, en effet, un bureau pour les handicapés moteurs ; les sourds et déficients auditifs ; les aveugles et déficients visuels ; les parents des déficients intellectuels étant donné qu’il s’agit des personnes dépendantes ; les sans mélamine (albinos) ; les femmes de tout type de handicap.

Après une journée de vote sur la surveillance des éléments de la gendarmerie nationale, les personnes vivant avec handicap qui ont pris d’assaut les bureaux ont pu élire huit membres par catégorie en dépit de la multitude des candidats. Supervisant les élections dans la ville capitale, le directeur de cabinet de la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Christian Aboké-Ndza, a rappelé qu’il y avait une spécificité sur le mode de sélection des membres du CCPVH. Selon lui, cette institution sera composée des membres ayant voix délibératives qui sont élus, venant des associations des personnes vivant avec handicap, et des membres à voix consultatives venant des ministères.

« Pour des besoins de transparence, le ministère a pris la décision d’authentifier les récépissés des associations pour s’assurer qu’il ne s’agit pas des organisations fictives qui désignent des candidats électeurs. Cela a été fait en collaboration avec les services techniques du ministère de l’Intérieur. Ils sont décidés d’élire des gens qui sont en capacité de défendre leur cause », a expliqué le directeur de cabinet, précisant que le travail du ministère consistait à les accompagner en adaptant des stratégies conformément à ce que leur spécificité exigeait.  

Notons que conformément à la loi organique déterminant son organisation, sa composition et son fonctionnement, le CCPVH a deux missions essentielles : émettre des avis et faire des suggestions au gouvernement pour une meilleure prise en compte des personnes issues de cette catégorie sociale. Il sera, en effet, composé de cent trois membres dont soixante-quatre élus par les organisations des personnes vivant avec handicap. Seuls ces derniers auront des voies délibératives. Quant aux autres membres qui auront des voix consultatives, ils seront proposés par les organes étatiques en charge des questions de handicap. Les membres qui peuvent être élus au sein du secrétariat exécutif permanent doivent dûment être mandatés.

Fête de la Nativité : trois cents enfants vivant avec handicap ont reçu divers cadeaux

Le 25 décembre à Brazzaville, l’épouse du chef de l’Etat, Antoinette Sassou N’Guesso, présidente de la Fondation Congo Assistance, a fait la joie des enfants à morbidité réduite, en leur distribuant des jouets et des vivres, accompagnés de petits câlins.

Les trois cents enfants sont venus de plusieurs Instituts et centres spécialisés en la matière, ainsi que des associations : Institut de jeunes sourds; Institut national des aveugle du Congo; l’Institut psychopédagogique ; la Fondation sur un pied d’égalité ; l’Association pour le développement de la réadaptation et le bien-être, sans oublier des circonscriptions d’action sociale de Madibu, Makélékélé, Djiri et Talangaï.

Pour l’occasion, le gymnase Michel d’Ornano, habituellement réservé aux rencontres sportives, s’est vite transformé en un lieu féérique. La gaieté et l’engouement marquaient le visage des gamins qui comptaient parmi eux les encadreurs et quelques parents venus accompagner certains d’entre eux.

Ce moment riche en émotions et en surprises a été l’occasion d’offrir un instant de bonheur à ces jeunes souvent oubliés qui méritent une attention particulière de la société. L’ambiance festive a été marquée par un décor exceptionnel avec l’animation d’un personnage déguisé.

Cette cérémonie a été précédée, dans la matinée, par une autre distribution de jouets et vivres par la directrice de cabinet de l’épouse du chef de l’Etat, dans trois orphelinats de la ville.

Après avoir donné la signification de Noël et souhaité joyeuse fête à tous les enfants, Blandine Malila a, dans son mot de circonstance, rappelé l’élan de générosité dont la présidente de la Fondation Congo Assistance a toujours fait montre et que cette année, a-t-elle ajouté, « la première dame du Congo a voulu marquer une attention particulière aux enfants handicapés, souvent marginalisés ».

Visiblement émus, les enfants, par la voix de leur collègue déficiente visuelle, n’ont pas manqué de remercier l’épouse du chef de l’Etat pour son « aimable sensibilité sociale » à leur égard. La fête de Noël, ont-ils fait savoir, « est un moment symbolique pour les familles unies où les parents témoignent de leur amour envers les enfants »soulignant: « Un moment que nous ne bénéficions pas toujours ».

Jovanhy, 6 ans, a tenu à exprimer son émotion. « Je suis content d’assister à cette fête et de recevoir un cadeau. Je ne m’attendais pas à ça et je suis vraiment surpris. Ça me fait plaisir d’être ici avec d’autres enfants comme moi », a-t-il déclaré.

L’initiative a été également saluée par des parents et encadreurs de ces enfants. « Ce moment est magique. Il n’y a rien de plus réconfortant pour un parent que de voir son enfant exprimer sa joie même si le quotidien n’est pas toujours facile. Offrir une telle opportunité à des enfants vivant avec un handicap est un geste remarquable », a affirmé l’un des parents.

En effet, le geste de la première dame du Congo intervient quelques jours après la célébration, début décembre, de la Journée mondiale des personnes handicapées sur le thème « Autonomiser les personnes handicapées et assurer la participation et l’égalité ».

 Au Congo, le pourcentage des personnes à mobilité réduite est de 1,4%, soit 52 935 personnes selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2007. Ce chiffre peut être en augmentation au regard des maladies invalides de type accident vasculaire cérébral et les catastrophes naturelles provoquées par l’homme.

Cette énième édition de la célébration de l’arbre de Noël se voulait être un moment de partage et de solidarité vis-à-vis des jeunes vivant avec un handicap et qui, souvent, ont difficilement accès à l’éducation. Leur insertion sociale et professionnelle est parfois hypothétique.

Conseil consultatif des personnes vivant avec handicap : vulgarisation de la loi créant l’institution

Le ministère des Affaires sociales et de l’action humanitaire a organisé, le 21 décembre à Brazzaville, un atelier de sensibilisation au document et à ses textes d’application, en prélude aux assemblées générales électives des membres de la structure.

L’atelier a connu la participation des membres des organisations des personnes vivant avec handicap et celles œuvrant dans le domaine du handicap. Ainsi, les participants ont suivi deux communications dont celle portant sur la loi organique n° 26 -2018 du 7 août 2018, déterminant l’organisation, la composition et le fonctionnement du Conseil consultatif des personnes vivant avec handicap, présentée par le directeur de cabinet de la ministre de tutelle, Christian Aboké-Ndza. La seconde communication, portant sur le décret fixant les modalités de sélection des membres ayant voix délibérative au sein de ce Conseil, a été faite par le directeur général des Affaires sociales, Rock Christian Mabiala.

Ouvrant les travaux, la ministre des Affaires sociales et de l’action humaine, Antoinette Dinga Dzondo, a invité les participants à manifester un intérêt par une participation active. Elle a également espéré qu’au sortir de cette rencontre, les participants devraient être suffisamment aguerris pour effectuer le bon choix des délégués qui porteront leurs voix au sein du Conseil consultatif des personnes vivant avec handicap. 

Elle a, par ailleurs, rappelé que le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, avait promulgué, le 6 novembre 2015, la nouvelle Constitution du pays, votée lors du référendum organisé le 25 octobre de la même année.  L’organisation, la composition et le fonctionnement du Conseil consultatif des personnes vivant avec handicap sont déterminés dans la loi organique. Une loi élaborée, selon Antoinette Dinga Dzondo, avec la participation effective des organisations des personnes vivant avec handicap, suivant l’adage cher aux personnes vivant avec handicap, à savoir « Rien pour nous sans nous ». 

Cette loi s’inspire, en outre, de la convention relative aux droits des personnes handicapées et de son protocole facultatif dont le Congo est partie prenante. Au terme de cette session et après des échanges fructueux et riches, les participants ont salué l’initiative du ministère et se sont engagés à tout mettre en œuvre pour la bonne tenue des élections des membres de leur conseil consultatif.

Lancement du programme d’assistance alimentaire pour la création des actifs dans le département du Pool

Madame Antoinette Dinga Dzondo, Ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire a lancé le 23 octobre 2018 le programme d’assistance alimentaire pour la création des actifs (3A) dans district de Mindouli.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence de l’Ambassadeur des Etats-Unis au Congo, Todd Haskell, du Représentant du PAM au Congo, Jean-Martin Bauer, du Directeur de Mission de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID) en République Démocratique du Congo (RDC) et du  bureau régional de l’Afrique Centrale M. Paul Sabatine,  du Préfet du département du Pool Georges Kilébé et des autorités Sous-préfectorales.

Ce programme initié par le PAM et financé par le gouvernement américain, à hauteur de 1. 700 000 000 F CFA, va renforcer les moyens d’existence des populations du Pool. Il va contribuer à la réalisation de travaux d’entraide communautaire, notamment le dégagement des pistes rurales envahies par la végétation, ou la réhabilitation des étangs piscicoles abandonnés au plus fort de la crise. Il permettra également  d’améliorer l’accès au marché dans les zones enclavées et de relancer la production agricole.

Ce programme d’assistance alimentaire pour la création des actifs (3A) va durer 6 mois et prendra en charge 21 000 personnes. Il vise donc à répondre aux besoins alimentaires immédiats des personnes les plus touchées par l’insécurité alimentaire par des transferts monétaires, des bons ou des denrées alimentaires, et à améliorer leur sécurité et leur résilience à long terme. «  Les personnes reçoivent des transferts monétaires ou alimentaires pour répondre à leurs besoins alimentaires immédiats, tandis qu’elles construisent ou renforcent des actifs, tels que  la construction d’une route ou la réhabilitation de terres dégradées, qui améliore leurs moyens de subsistance » a expliqué simplement  le Représentant du PAM au Congo.

« Ce type d’assistance humanitaire n’est possible que grâce aux efforts de paix des parties en conflit dans le Pool. Les Etats-Unis seront toujours aux côtés de la communauté internationale et du gouvernement congolais pour accompagner cette population, et nous comptons  sur la franche collaboration de nos partenaires tel que le PAM » a dit Todd Haskell lors de la cérémonie de lancement dudit programme.

Les activités dudit programme ont débuté par la mise en oeuvre du projet de  réhabilitation d’une piste rurale de 7km reliant le village enclavé de Moukonkoto à la route nationale N1 au niveau du village Missié-Missié, non loin de Mindouli. Une fois achevée, cette piste permettra aux producteurs maraîchers et de légumineuse de Monkonkoto d’accéder directement à la route nationale et d’éviter un détour d’une trentaine de kilomètres dans des conditions difficiles. La piste permettra également aux camionnettes d’accéder directement à la zone et de faciliter l’évacuation des produits agricoles vers le marché à partir de 8 villages auparavant enclavés.

“Ce que nous faisons maintenant, c’est ce qu’on appelle le relèvement, la réhabilitation des moyens de vie. C’est un peuple agricole et ces produits ne sont pas seulement pour eux, c’est pour être vendu et la route est nécessaire”,a indiqué le Ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire. « L’ouverture de cette piste agricole va nous permettre d’accéder facilement  à la route nationale N1 pour faire écouler nos produits viviers et se rendre au centre de santé. La route nous  redonne la joie de vivre.  Nous allons avoir accès  à toute cette communication que permet la RN1  Hier, il nous fallait 5 heures de temps pour partir de Mounkonkoto jusqu’à Missié-Missié, Mais aujourd’hui, c’est une heure seulement». Ce message, d’une femme du village Mounkokoto, a été transmis aux autorités présentes à la cérémonie par le Représentant d’Acted au Congo, Manuel Galéa.

C’est avec le soutien du PAM,et l’expertise du Ministère de l’équipement et de l’entretien routier que ACTED réhabilite cette route selon l’approche de creation d’actifs productifs (3A) et à haute intensité de main d’oeuvre. Soixante quatre (64) personnes de l’axe Kikouangou-Missié-Missié, selectionnés après une enquête de vulnérabilité, participent depuis le 15 octobre 2018 à l’ouverture de cette piste agricole. Près de 2km de piste ont été débroussaillés, désherbés et dessouchés depuis Missié-Missié. Madame Antoinette Dinga Dzondo, Ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire a pu parcourir une grande partie à pied.

Pour mémoire, le Gouvernement américain était le premier à répondre à l’appel lance en juillet 2017 dans le cadre de l’aide humanitaire d’urgence.