Assistance: le gouvernement offre des kits humanitaires aux sinistrés du village “Les Bandas”

La ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga Dzondo, a apporté récemment une assistance humanitaire aux victimes de la tornade qui s’est abattue, le 25 février dernier de 17 à 19 heures, dans le village Les Bandas, district de Louvakou, dans le département du Niari.

La ministre en charge de l’action humanitaire a remis à chaque chef de ménage des kits de vivres (riz, poisson salé, huile, sel, riz et boîtes de sardine) et des non-vivres (matelas, moustiquaires imprégnées, savons, nattes, draps, lampes torches, couvertures, pagnes). Des kits de dignité ont été également distribués aux femmes et des kits scolaires aux cent soixante-seize élèves sinistrés qui ont été transférés à l’école primaire du village Moukondo. Des fonds mis à la disposition de la famille endeuillée pour organiser les obsèques de la femme décédée, dans la dignité.

Le chef de cette localité, Ernest Bouyou, a, au nom de la population, traduit toute sa reconnaissance au gouvernement : « Merci au gouvernement, qui a écouté nos pleurs. Nous sommes encore dans le deuil et on n’a pas encore commencé nos activités champêtres. Cette assistance va beaucoup nous soulager ».

La veille de la remise des kits, Antoinette Dinga Dzondo a visité la déchèterie, l’école primaire de la localité et le poste de police rasé au village. La rencontre avec les autorités locales, les sages et les représentants des sinistrés a permis de dégager les pistes pour le devenir de ces populations sur ce site qui n’est que provisoire : « toutes les préoccupations soulevées ici feront l’objet d’une étude minutieuse avec mes collègues du gouvernement. La phase de l’urgence est terminée. Nous sommes disposés à travailler avec les populations pour des solutions durables », a déclaré la ministre.

Mystère autour de la catastrophe ?

Selon le président du bureau des sages du Niari, Jean Baptiste Youndouka, lors du rituel de protection de la population sinistrée, hébergée au site de la base vie, les causes sont jusque-là, naturelles. Mais des commentaires vont dans les sens.

En effet, d’aucuns pensent qu’il s’agit de la concrétisation de la prophétie d’un pasteur de Lassy Zéphirin qui, de passage dans cette localité, en 1993, avait prédit sa destruction. D’autres par contre pensent que c’est la colère d’une sirène frustrée, parce qu’on aurait perturbé sa quiétude par un pasteur ngoudziste, qui serait à l’origine de cette catastrophe. « Nous n’avons pas encore conclu nos investigations. Nous devons aller à la source d’où est venue l’eau, regarder est ce que ce n’est pas une tourbière. Les géologues et nous les sages y arriverons », a conclu le président des sages du Niari.

Rappelons que depuis sa création vers 1919, le village Les Bandas, situé à 17km de la ville de Dolisie, n’a jamais connu ce genre de sinistre qui l’a détruit à plus de 90 %. En effet, les dégâts sont énormes: une personne décédée, cent soixante-dix ménages sinistrés, soit six cent-cinquante personnes, trois enfants portés disparus, six personnes blessées et trois hospitalisées, cent-trente maisons touchées et/ou écroulées, un poste de police et le logement de l’enseignant détruits. À cela s’ajoute des puits d’eaux inondés, des latrines détruites, des plantations et vergers détruits, des animaux domestiques ensevelis par la boue ou emportés par les eaux.

Une église sert de salles de classe à Mboukoulou

En marge de cette mission, la ministre Dinga-Dzondo s’est rendue, sur insistance des autorités préfectorales, au village sinistré de Mboukoulou où l’école primaire construite grâce aux efforts de la population a été complètement rasée. Conséquence : les élèves fréquentent actuellement dans une église. C’est ainsi qu’un apport en tôles, pointes et étanchéités leur a été offert pour couvrir une partie du hangar destiné aux activités éducatives. Cette population ne souhaite pas voir leur village, repère historique ( qui doit son nom aux ouvriers centrafricains venus pour la construction du CFCO) disparaître. Du point de vue des services techniques de l’action humanitaire, le Congo n’a jamais vécu une telle catastrophe naturelle.