Projet Lisungi : plus d’un milliard FCFA pour payer les bénéficiaires

La ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga-Dzondo, a supervisé, le 26 octobre à Brazzaville, les opérations de relance de paiements des allocations à 9 287 ménages pauvres.
Six mois après le paiement d’avril dernier, les ménages vulnérables bénéficiaires des prestations du projet Lisungi vont percevoir leur dû jusqu’au 23 novembre. En effet, ils sont au total 9 287 ménages identifiés dans toutes les zones d’intervention du projet, notamment à Brazzaville (Makélékélé, Bacongo, Moungali, Talangaï, Mfilou, Madibou et Djiri) ; Pointe-Noire (Mvou Mvou et Loandjili) ; Cuvette (Oyo et Makoua) ; Plateaux (Ngo et Gamboma) ; Niari (Dolisie I et II) ; Pool (Nganga-Lingolo).

Ainsi, les ménages des zones pilotes comme ceux de Makélékélé, Bacongo, Moungali, Talangaï, Makoua, Oyo et Mvou Mvou perçoivent un trimestre d’allocation. Par contre, ceux des zones d’extension identifiés à Mfilou, Madibou, Djiri, Dolisie, Nganga-Lingolo, Loandjili, Ngo et Gamboma auront droit à deux trimestres. Le tout pour une bagatelle de 1 067 800 000 FCFA, mobilisé par le gouvernement, avec l’appui financier de la Banque mondiale (BM) et de l’Agence française de développement (AFD).

Le directeur de l’AFD, Lionel Cafferi, qui a accompagné la ministre en charge des actions sociales sur le terrain, a rappelé que son institution soutenait le gouvernement du Congo dans un certain nombre de projets promouvant les actions sociales depuis plusieurs années. C’est ainsi qu’il s’est félicité de l’organisation d’une politique sectorielle avec un ensemble d’actions extrêmement cohérentes. « Le projet Lisungi est au cœur de ce dispositif. Pour les plus vulnérables aujourd’hui, la situation économique que nous vivons au Congo fait que nombre de personnes sont encore en situation un peu difficile et il est important de ne pas les laisser sur le bord du chemin », a-t-il reconnu, espérant que ce projet offre la possibilité aux vulnérables de pouvoir bénéficier d’un socle de protection sociale.

Lionel Cafferi a, par ailleurs, indiqué que l’AFD contribuait à ce projet à hauteur de plus de 2,5 milliards FCFA pour permettre à environ quatre mille trois cents ménages de bénéficier du socle de protection minimale. Le financement prévu par l’AFD est d’appuyer ces familles pendant deux ans à compter des deux trimestres de rattrapage de 2018 jusqu’à la fin 2019.

La ministre Antoinette Dinga-Dzondo a supervisé l’opération à la Grande poste. Elle s’est réjouie du fait que la question de la contrepartie du gouvernement a été pour le moment écartée. En effet, le projet a connu deux ans d’arrêt de paiement suite au non-versement de la contrepartie congolaise. « Nos partenaires ont accepté d’être flexibles pour permettre que nous reprenions les paiements. Pour l’instant, la contribution de l’AFD est sans contrepartie, nous avons eu un financement additionnel de la Banque mondiale qui est également sans contrepartie », a-t-elle rappelé.

La ministre des Affaires sociales a enfin assuré que malgré le fait que le premier financement avait une contrepartie, la BM a accepté de reprendre les paiements en attendant que cette question soit résolue.

Notons que le projet Lisungi a démarré en janvier 2015, prévoyant de verser de 2018 à 2019, huit trimestres d’allocations aux ménages bénéficiaires, soit quatre paiements l’an.

Action humanitaire: l’UE annonce une mission d’évaluation dans le Pool

Le nouvel ambassadeur européenn au Congo, Raul Mateus Paula, a donné l’information à la ministre en charge des Affaires sociales, Antoinette Dinga-Dzondo, le 27 septembre à Brazzaville, à l’issue d’une audience.

Basée en République démocratique du Congo mais couvrant également la République du Congo, l’agence humanitaire Echo entreprendra sous peu une mission d’évaluation dans le département du Pool avec le Programme alimentaire mondial. En effet, anciennement connue sous le nom d’Office humanitaire de la Communauté européenne, puis du Service de l’aide humanitaire et de la protection civile, l’agence Echo est le service de la Commission européenne chargé de l’aide humanitaire et de la protection civile à l’échelle internationale.

Depuis l’éclatement du conflit armé dans le Pool, l’Union européenne (UE) a déjà apporté deux fois l’aide humanitaire aux personnes déplacées. La dernière enveloppe était évaluée à cinq cent mille euros, soit plus de trois cents millions FCFA. « C’est une première rencontre, nous allons donc approfondir ces échanges, faire des visites de terrain, c’est ce que nous avons convenu avec la ministre. C’est notre volonté, la ministre joue un rôle extrêmement important. Je sais qu’elle est très active, c’était pour moi très important de l’écouter et voire avec d’autres partenaires, notamment les Nations unies, le Haut-commissariat à la réinsertion des ex-combattants avant d’intégrer nos activités dans le cadre des stratégies nationales », a expliqué Raul Mateus Paula à la presse.

Les deux personnalités ont, en outre, évoqué des sujets communs liés aux secteurs sociaux de base tels que la santé, l’éducation et bien d’autres. Selon le diplomate européen, même si son institution n’intervient pas dans un secteur direct au Congo, elle a quand même des possibilités d’y intervenir. « D’ailleurs nous le faisons à travers des volets comme l’appui à la société civile où il y a un programme de dix millions d’euros en cours, les différents volets de soutien à la population. Il y a un nouveau programme qui va démarrer, donc c’est très important d’être un peu à l’écoute, de discuter des priorités d’intervention dans le département du Pool, parce que nous allons aussi soutenir les volets agricoles comme le soutien à la filière maïs », a poursuivi Raul Mateus Paula.

Notons que les relations entre la République du Congo et l’UE s’appuient sur plusieurs volets : politique, économique, commercial et humanitaire. Les actions d’aide humanitaire financées par l’UE sont mises en œuvre par des organisations non gouvernementales, des agences spécialisées des États membres, les organisations de la Croix- Rouge et par les agences des Nations unies. Des subventions individuelles sont attribuées sur la base de critères tels que la capacité financière et technique, la disponibilité et l’expérience ainsi que les résultats des interventions déjà entreprises dans le passé.

Affaires sociales : le Congo et l’Union européenne raffermissent leurs liens

La coopération entre les deux parties a été évoquée le 26 septembre à Brazzaville au cours d’une audience que la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga Dzondo, a accordée à l’ambassadrice de l’Union européenne (UE) au Congo, Saskia de Lang.

Les deux personnalités ont, au cours de cette première rencontre, échangé sur des sujets concernant les affaires sociales et passé en revue l’ensemble de la coopération entre l’UE et le Congo, surtout dans ce domaine. « Les affaires sont en fait un sujet transversal qui touche beaucoup de secteurs et nous avons donc constaté que les interventions présentes au Congo, il y a beaucoup d’activités qui ont un caractère social, que les intérêts des Congolais sont au centre de la coopération Union européenne-Congo », a expliqué Saskia de Lang à la sortie d’audience.

Antoinette Dinga Dzondo et son hôte ont également parlé des volets de coopération qui se préparent actuellement au niveau de la gouvernance économique et forestière ainsi que le développement local dont les nouveaux volets vont toucher des aspects sociaux. Ainsi, elles se sont accordées pour aller visiter les activités mises en œuvre par des ONG au Congo et financées par l’UE. « Je me réjouis de préparer de telles visites de terrain avec Mme la ministre pour voir ce qui se fait concrètement et comment on pourrait en tirer des leçons pour répliquer ce genre d’activités peut-être ailleurs dans d’autres départements », a conclu la cheffe de la délégation de l’UE au Congo.

La ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité a, de son côté, suggéré à l’ambassadrice de l’Union européenne de l’appuyer dans la réponse aux catastrophes au titre de l’enveloppe B de l’UE qui y est consacrée. Elle a, par ailleurs, souhaité le renforcement des actions en direction des familles vulnérables pour leur redonner la dignité ; le renforcement des capacités du personnel à travers les formations ainsi que la promotion de l’approche à Haute intensité de main d’œuvre (Himo). L’UE devrait également appuyer ce ministère dans la réhabilitation de certains établissements dont l’Institut national des jeunes sourds de Brazzaville.

Rappelons que l’UE est intervenue au Congo depuis 1998 à travers la relance des structures de rééducation fonctionnelle et la réhabilitation du Centre d’appareillage orthopédique, dans le cadre de l’action humanitaire. La coopération entre la République du Congo et l’UE est régie par les accords de Cotonou, signés le 23 juin 2000. En 2011, l’UE a appuyé l’organisation du séminaire international sur la formation des agents sociaux en Afrique. L’appui à Handicap international Hollande ayant permis la formation des agents dans le domaine de la réadaptation et la catastrophe du 4 mars 2012 constituent d’autres volets d’intervention de l’UE au Congo. En 2013, elle avait aussi montré sa disponibilité à soutenir le ministère dans l’implémentation de la Politique nationale d’action sociale. Actuellement, il existe un programme indicatif couvrant la période 2014-2020.

Protection sociale : le projet « Lisungi » pourrait s’étendre dans la Likouala

Le rapport d’évaluation du financement additionnel en vue de l’extension du programme dans le département, au profit des réfugiés et la population locale, est au cœur d’un atelier qui se tient du 19 au 21 septembre à Brazzaville.

D’un montant global de vingt-deux millions de dollars américains, soit treize milliards FCFA, le deuxième financement additionnel, initiative conjointe du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et de la Banque mondiale (BM), permettra au projet “Lisungi” de couvrir désormais le département de la Likouala. L’objectif étant d’aider le gouvernement à améliorer non seulement les conditions de vie des habitants de ce département mais également celles des réfugiés, afin de permettre une cohabitation harmonieuse entre les deux communautés.

En effet, la validation de ce rapport d’évaluation sera un élément déclencheur des négociations entre le gouvernement et la BM, en vue de la conclusion d’un accord de financement relatif à l’extension de ce projet.

Spécifiquement, le financement additionnel de la BM permettra aux réfugiés de figurer dans le Registre social unique (RSU) et améliorer l’accès à des transferts monétaires pour réduire l’insécurité alimentaire et accroître la productivité des ménages pauvres et vulnérables, y compris les réfugiés. Il s’agit également de fournir l’accès gratuit à des soins de santé aux réfugiés pauvres et vulnérables dans certaines zones, en utilisant des synergies avec le projet santé PDSS. L’autre volet consiste à fournir l’accès à la formation pour la population de jeunes pauvres et réfugiés en collaboration avec le Projet de développement des compétences pour l’employabilité.

Lançant l’atelier, la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga-Dzondo, a indiqué que l’élargissement du projet “Lisungi” aux réfugiés s’inscrivait dans le respect des engagements internationaux que le Congo avait pris. Elle a cité la Convention des Nations unies relative au statut de réfugiés et l’article 49 de la Constitution de la République du Congo. Celle-ci, par exemple, stipule que « tout étranger régulièrement établi sur le territoire national bénéficie des mêmes droits et libertés que les nationaux, dans les conditions déterminées par les traités et lois, sous réserve de réciprocité ».

Bientôt le paiement des nouveaux ménages

« Environ soixante mille réfugiés sont présents sur le territoire congolais. Ils sont majoritairement installés dans la Likouala. Leur présence, vous en doutez, pose plusieurs défis dont ceux liés à l’éducation, à la santé, à l’environnement, à l’alimentation, à l’accès à la terre, à la cohabitation et à la sécurité. Ces défis concernent tous les aspects de la vie des citoyens », a rappelé Antoinette Dinga-Dzondo, précisant que le pays a l’obligation de s’attaquer frontalement aussi bien aux défis sociaux et économiques des réfugiés que ceux de la population hôte.

La ministre a, par ailleurs, profité de cette occasion pour annoncer le démarrage, d’ici à la fin du mois, des opérations de paiement des ménages des départements du Niari, du Pool et des Plateaux. En effet, lancé en 2014 sur une base pilote dans trois départements et sept localités, “Lisungi” s’est étendu dans trois autres départements et neuf localités avec l’inclusion de la population autochtone. Une action rendue possible grâce au financement additionnel de la BM et de l’Agence française de développement.

Le projet couvre actuellement six départements et seize localités, notamment Bacongo, Makélékélé, Moungali, Talangaï, Madibou, Mfilou et Djiri à Brazzaville ; Mvoumvou et Loandjili à Pointe-Noire ; Makoua et Oyo dans la Cuvette; Dolisie I et II, dans le Niari; Nganga-Lingolo dans le Pool ; Gamboma et Ngo, dans les Plateaux. Pour la ministre des Affaires sociales, l’essaimage du projet est inscrit dans le budget 2018 et repris avec force dans le Plan national de développement (2018-2022). “Lisungi” connaît aussi une expansion dans ses composantes.

Outre les transferts directs et la mise en place du RSU, s’ajoutent désormais les activités génératrices de revenus et l’amélioration des services sociaux de base.

Congo/OMS : le Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo entend capitaliser sur son expérience dans l’humanitaire

La représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Congo, arrivée à la fin de son mandat, a exprimé son ambition le 13 septembre, à Brazzaville, en allant remercier la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga Dzondo, et son équipe pour leur appui multiforme.

En poste à Brazzaville depuis novembre 2012, le Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo quittera sous peu le Congo pour aller représenter l’OMS au Togo. Avant de se rendre à Tomé, la diplomate onusienne a entamé depuis quelques jours des rencontres d’adieux avec les autorités congolaises. « Nous remercions madame le ministre et toute son équipe pour tout l’appui et tous les conseils que nous avons pris auprès d’eux parce que six années, ce n’est pas six jours. J’ai eu une mission de six ans très intense en termes d’activités, de réponses aux urgences, donc à l’action humanitaire et au niveau des affaires sociales. Nous nous sommes rappelés les moments forts et les plus intenses de collaboration durant mon séjour au Congo. Ce que j’ai appris auprès d’eux va me permettre encore de consolider mon travail vers les autres dans l’avenir », a expliqué le Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo à la presse.

En effet, la représentante de l’OMS a sillonné le pays du nord au sud, de l’est à l’ouest avec le ministère en charge de l’action humanitaire et de la solidarité. Cela à des moments critiques et parfois cruciaux pour relever, a-t-elle rappelé, des défis très importants ayant permis au Congo de faire face aux problèmes les plus difficiles, les plus importants. Elle a, par exemple, cité des inondations et autres catastrophes naturelles, les urgences et bien d’autres. « Du côté social, nous nous sommes attelés à trouver des solutions aux couches les plus vulnérables que sont les personnes vivant avec handicap, les personnes âgées, les déplacés qui sont des personnes en détresse. Dans ce cadre, je pense que nous pouvons dire que nous avons eu des résultats louables, très importants qui ont permis de réduire la souffrance de la population congolaise », a-t-elle poursuivi.

Les deux personnalités ont également parlé des perspectives, notamment la nécessité de poursuivre cette collaboration puisque, estimant que la santé et l’action humanitaire ainsi que les urgences sont deux poumons dans un même corps. « L’un ne peut pas fonctionner sans l’autre. L’OMS est là pour appuyer toutes ces actions et nous allons continuer à raffermir nos relations », a précisé Fatoumata Binta Tidiane Diallo.

La campagne de vaccination contre la fièvre jaune lancée sous peu

La représentante de l’OMS quitte le Congo au moment où l’épidémie de fièvre jaune est déclarée dans les départements de Pointe-Noire et du Kouilou. Selon elle, ce n’est pas la première épidémie localisée. Tout est déjà mis en place, a-t-elle annoncé, pour lutter djà contre cette maladie, de façon localisée, dans la zone de Pointe-Noire et du Kouilou. « C’est sûr que très prochainement, on va commencer la campagne de vaccination. Cela veut aussi dire que nous devons continuer à mener la sensibilisation pour que les gens puissent avoir des comportements sains, assainir l’environnement pour éviter ces vecteurs afin d’arrêter la circulation des virus et vecteurs. On ne doit plus faire face à une épidémie de fièvre jaune parce que cette pandémie est normalement en voie d’éradication. C’est pourquoi, on dit qu’un cas confirmé de fièvre jaune constitue une épidémie dans un pays », a rappelé Fatoumata Binta Tidiane Diallo, précisant que toutes les dispositions avaient été prises pour renforcer la surveillance épidémiologique.

Soulignons que le Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo est originaire de la Guinée. Fonctionnaire de l’OMS depuis octobre 1999, elle a commencé sa carrière de représentant à partir d’octobre 2004 en Angola. De février 2008 à novembre 2012, elle a occupé les mêmes fonctions au Mali avant de venir au Congo. « J’espère que ce séjour au Congo m’a permis d’avancer des dossiers. Comme je l’ai dit, je pars mais je ne tourne pas le dos, je reste au Congo et j’y suis pratiquement très attachée, mes racines restent encore au Congo », a-t-elle déclaré.

CONGO : L’INSTITUT NATIONAL DU TRAVAIL SOCIAL PRESENTE SA PREMIERE MOISSON

La première promotion de l’Institut national du travail social a été présentée le samedi 9 septembre 2018 dans l’auditorium du ministère des affaires étrangères à Brazzaville. Ils sont au total cinquante huit à avoir décroché la licence dans trois spécialités sur soixante au départ.

« Les résultat qui nous ont été présentés au cours de cette cérémonie sont l’expression de l’engagement de tous à savoir : le Gouvernement, les partenaires techniques et financier, les parents, les enseignants nationaux et internationaux et les apprenants ». Ainsi s’exprimait Antoinette DINGA NZONDO ministre des affaires sociales lors de la cérémonie. A propos des lauréat au nombre de trente deux dans la spécialité Assistant en sensibilisation sociale. Dans la spécialité Educateur spécialisé ils sont au nombre de douze, et dans celle d’Educateur de développement sociale et local ils sont un total de quatorze licenciés. Des licenciés vers lesquels la ministre a eu des mots de félicitation, tout en attirant leur attention : « Avec votre diplôme, vous faites partie désormais des travailleurs sociaux. Recevez toute nos félicitations. Vous serez là pour accueillir ; écouter, accompagner, aider et développer des projet pour : les jeunes filles, les orphelins et autres enfants vulnérables, les personnes du troisième âge, les personnes vivant avec handicap, les populations autochtones, les jeunes désœuvré sans emploi, les travailleurs des secteur public et privé ou toute autre personne dans le besoin . Ne restez pas sur vos acquis …développez votre créativité, insufflez de nouveau projets, aimez ce que vous ferez et les personnes que vous rencontrerez. Tel est votre sacerdoce ».

Malgré ce premier « coup de maitre » pour l’Institut national du travail social, beaucoup de défis, a indiqué Antoinette DINGA NZONDO, restent à relever. On peut en effet citer le fait d’assurer un fonctionnement adapté et adéquat de l’institut avec une capacité de 685 apprenants. Autre défis annoncé par Bruno Jean Richard ITOUA, Ministre de l’enseignement supérieur, parvenir à accorder une bourse aux étudiants de l’INTS.

Il est à noter par ailleurs que la mise en œuvre du projet INTS bénéficie de l’appui de l’Agence Française Pour le Développement à travers le Projet d’Appui à la Refondation de la formation en Travail Social. L’AFD qui du reste était représentée à cette cérémonie par son Directeur Congo Lionel CAFFERINI.

Il est à noter que les impétrants se sont vu remettre leur diplôme séance tenante et les mentions partent de passable à bien. Cette première promotion de l’INTSS, faut-il le noter , porte le nom d’Emilienne Raoul ancienne ministre des Affaires sociales.

Les délégués du Congrès américain évaluent l’assistance en faveur des déplacés du Pool

Une délégation des fonctionnaires du congrès américains conduite par Son Excellence Todd P. Haskell, Ambassadeur des Etats Unis au Congo a été reçue en audience ce 27 août 2018 par Mme Antoinette Dinga Dzondo, Ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire. Cette délégation est venue apprécier par elle-même l’utilisation à juste titre du financement sollicité, octroyé et utilisé pour l’assistance humanitaire d’urgence des déplacés du Pool.
Hier, ces fonctionnaires du Congrès américains au poste de santé du village Mabaya, délocalisé à Nganga Lingolo, au Sud de Brazzaville, pour évaluer le programme nutrition que le PAM et Médecins d’Afrique mettent en œuvre en faveurs des enfants de moins de 5 ans, des femmes enceintes et allaitantes. Ils se sont rendus également à Mbandza-Ndunga pour examiner le SCOPE, une prouesse technologique mise en place pour la distribution des vivres aux déplacés.
Le retour progressif de la paix dans le département du Pool a permis au Gouvernement et ses partenaires techniques et financiers, de lancer le 16 mars 2018, le Plan de réponse humanitaire et de relèvement 2018. Sa mise en œuvre nécessite la mobilisation de 70 millions de dollars américain soit 35 milliard de F CFA pour la poursuite de l’assistance humanitaire et amorcer le relèvement de 114 mille personnes (familles d’accueil et déplacés).
Répondant à cet appel, le gouvernement américain va faire un don de 3 millions de dollars US en faveur du relèvement des populations du Pool. Cette enveloppe financière permettra la réalisation de travaux d’entraide communautaire, notamment le dégagement des pistes rurales envahies par la végétation, ou la réhabilitation des étangs piscicoles abandonnés au plus fort de la crise. Elle permettra également d’améliorer l’accès au marché dans les zones enclavées et de relancer la production agricole dans la zone. Le financement sera géré par le Programme Alimentaire
Mondial, qui travaillera en partenariat avec le Ministère des Affaires Sociales et les ONG
En dehors de cela, l’Ambassade des Etats-Unis au Congo a financé le projet d’assistance d’urgence aux populations déplacées/retournées affectées par la crise dans le département du Pool. Ce projet est mis en oeuvre par ACTED à Mindouli,
Kindamba, Kimba et dans le département de la Bouenza.
Pour mémoire, le Gouvernement américain fût parmi les premiers pays à répondre à l’appel que le Gouvernement et le Système des Nations-Unies avaient lancé dans le cadre de la réponse au Plan de réponse humanitaire 2017 en apportant la somme de 500 000 dollars américains. Cet apport financier avait permis au PAM de mobiliser des vivres en faveur des populations déplacées et des familles d’accueil par le canal des transferts alimentaires.

Droits de l’homme : un projet pour prévenir et assister la vulnérabilité des enfants

Le projet « Appui au développement des actions de prévention et d’assistance aux enfants vulnérables (Adapaev) », cofinancé par l’Union européenne (UE) et la fondation Apprentis d’Auteuil à hauteur de 348 462 euros, a été lancé, le 15 juin à Brazzaville.

Mis en œuvre par le Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture (Reiper) dans les villes de Brazzaville et Pointe-Noire, le projet Adapaev vise à prévenir et assister la vulnérabilité des enfants par la sensibilisation, l’autonomisation familiale et le renforcement des capacités de la société civile. En effet, il cible plus de quarante-cinq familles vulnérables et leurs enfants ; les vingt-et-une structures membres du Reiper; l’ensemble des enfants de ces structures; cinq journalistes des médias congolais ainsi que la population congolaise en général.

Spécifiquement, le projet entend développer l’autonomisation des familles afin de prévenir et traiter les situations des enfants vulnérables ; améliorer la connaissance des droits de l’enfant en République du Congo. Objectifs : permettre aux familles vulnérables de faire face à la pauvreté et subvenir aux besoins de leurs enfants ; participer à l’émancipation économique des familles les plus vulnérables et plus particulièrement des femmes qui élèvent seules leurs enfants. Les autorités locales et la population devraient également connaître et défendre les droits des enfants.

Le chef de coopération à la délégation de l’UE, Tom Ashwanden, a rappelé que le lancement de ce projet coïncide avec la célébration de la Journée de l’enfant africain qui met cette année un accent sur le droit à la participation des adolescents afin qu’ils soient vus et entendus. Analysant la situation de crise socioéconomique qui frappe actuellement le Congo, il a indiqué que la chute du prix du baril a accentué et mis en lumière les lacunes dans la gestion des finances publiques. « Cela a diminué considérablement les recettes de l’Etat et a amoindri ses capacités d’assurer la lourde responsabilité qui est la sienne : veiller sur les plus vulnérables. Déjà vulnérables en temps normal, les enfants en rupture vivent aujourd’hui cette crise encore plus fragilisée », a constaté Tom Ashwanden, précisant que l’UE a choisi d’appuyer ce programme parce qu’elle prône l’universalité des droits de l’homme et des femmes.

Pérenniser les actions du projet

Présidant la cérémonie, le directeur de cabinet de la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Christian Aboké-Ndza, a rappelé que la famille était la première cellule de protection de l’enfant. Elle est responsable de son développement et de son bien-être. Chaque parent a l’obligation et doit être, a-t-il souligné, capable d’assurer l’éducation, la scolarisation, la nutrition et la santé de ses enfants. C’est ainsi qu’il a salué ce projet qui apporte un soutien aux familles par la formation professionnelle et les activités génératrices de revenus, afin qu’elles puissent prendre soins de leurs enfants et de mieux répondre à leurs besoins. « Nous restons donc persuadés que ce projet intègre bien les objectifs de la politique nationale d’action sociale. Il contribuera au maintien de la cohésion familiale, à la valorisation du rôle éducatif de la famille et au respect de la responsabilité parentale afin d’assurer l’épanouissement de tous les membres de la famille, en particulier les enfants », espère Christian Aboké-Ndza.

Il a, par ailleurs, rassuré les initiateurs du soutien de la ministre en charge des Affaires sociales, Antoinette Dinga-Dzondo, pour la réussite de ce projet dont son département ministériel est membre du comité de pilotage. Il a, enfin, insisté sur la question de la pérennisation de cette action. « Cela passe nécessairement par la mobilisation des financements additionnels. C’est pourquoi, j’invite, d’ores et déjà, tous les acteurs du Reiper à y travailler activement, sachant que le financement de l’UE n’est pas éternel », a-t-il conclu.

Journée de l’enfant africain : le gouvernement réaffirme son engagement en faveur des enfants

L’humanité a célébré, le 16 juin, la Journée internationale de l’enfant africain placée cette année sous le thème : « Une éducation de qualité, obligatoire, gratuite et adaptée pour tous les enfants en Afrique »

Rendant la déclaration du gouvernement publique au cours d’une cérémonie solennelle organisée au ministère des Affaires étrangères, la ministre des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité, Émilienne Raoul, est revenue sur le thème tiré des consultations des enfants d’Afrique et adopté par l’Union africaine. Ce thème est, a-t-elle indiqué, d’autant évocateur que le droit à une éducation appropriée est à la base du soulèvement des enfants de Soweto en 1976. Cette Journée de l’enfant constitue, selon elle, une occasion pour les gouvernements, les institutions internationales, les organisations non gouvernementales, de réfléchir sur les questions touchant les enfants dans le continent et de faire le point sur les progrès accomplis et les défis actuels, afin d’assurer la pleine réalisation des droits des enfants en Afrique.

« L’éducation est un droit humain fondamental. Elle a pour but d’assurer le plein épanouissement de l’être humain sur les plans physique, moral, intellectuel et social. À cet égard, le gouvernement de la République s’emploie à améliorer progressivement les conditions d’enseignement, d’apprentissage et de formation par l’augmentation du nombre d’enseignants, la construction et la réhabilitation des salles de classe et leur équipement. Dans ce sens, le président de la République a dédié successivement les années 2013 et 2014 à l’éducation », a souligné Émilienne Raoul.

Ainsi, le ministère des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité, a réalisé cette année une enquête-ménage à Brazzaville, sur un échantillon de 113 enfants non scolarisés. « Si l’on récapitule, la première cause de la non scolarisation des enfants, d’après ce diagnostic rapide, est la négligence des parents qui n’ont pas compris que la scolarité des enfants dans notre pays est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans. C’est un droit de l’enfant et c’est une obligation des parents », a-t-elle indiqué.

Le représentant de l’Unicef au Congo, Aloys Kamuragiye, s’est, de son côté, félicité des efforts que les multiples acteurs dans le secteur de l’éducation en République du Congo ne cessent de mener pour faire de « l’éducation de qualité pour tous » une réalité dans ce pays. « Si le système éducatif congolais affiche à partir de 2005 une bonne performance quantitative par rapport au début des années 1990, des efforts restent à fournir pour améliorer l’accès de tous les enfants défavorisés à l’enseignement primaire et faire des investissements conséquents pour développer tout le palier de l’éducation préscolaire, un niveau d’éducation fondamental pour assurer un bon départ pour la maîtrise des apprentissages à l’école primaire », a-t-il indiqué.

Il a, par ailleurs, invité tous les acteurs à conjuguer leurs efforts ensemble pour contribuer à une éducation de qualité, gratuite, obligatoire et adaptée pour tous les enfants du Congo.

Accélérer les textes d’application de la loi portant protection de l’enfant

Se félicitant des actions déployées par le gouvernement de la République et son chef à travers la mesure consistant à consacrer les années 2013 et 2014 à l’éducation, le Parlement des enfants du Congo a, une fois de plus, appelé le gouvernement pour l’accélération du processus d’adoption des textes d’application de la loi 04-2010 du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant en République du Congo et sa vulgarisation.

Enfin, les enfants ont lancé un appel aux parents en ces termes : « Chers parents, il est donc de votre devoir de nous inscrire à l’école. Si tel n’est pas le cas, la rue s’occupera de notre éducation », a déclaré la présidente de ce Parlement, Eunice Ngokaba Bangomb.

Journée de l’enfant africain : les médias appelés à promouvoir les droits des enfants

Congo-Brazzaville, 15 juin – (CONGO-SITE)- Prélude à la journée de l’enfant africain, célébrée le 16 juin de chaque année, le ministère des affaires sociales et de l’action humanitaire a organisé le 15 juin à Brazzaville, en partenariat avec l’UNICEF une session de mobilisation des Médias.
Le gouvernement de la République du Congo, en partenariat le Fonds des Nations Unis pour l’Enfance (UNICEF), célèbre ce samedi juin à l’auditorium du ministère des affaires étrangères, la 28ème journée de l’enfant africain sous le thème : « Aucun enfant laissé pour compte pour le développement de l’Afrique ». La cérémonie organisée à cet effet servira de cadre pour le lancement de la politique nationale d’action sociale (PNAS). Prélude à la journée, une session de mobilisation des médias a été organisée.

Cette session de mobilisation a connu deux communications autour des thèmes suivants : « Défis et enjeux de la célébration de la journée de l’enfant africain. » et « Quelques idées pour promouvoir les droits des enfants dans les médias. »

Intervenant sur le premier thème, M. Marius Biyékélé, a axé sa communication autours des points suivants : Définition du concept enfant ; Pourquoi une journée de l’enfant africain (aperçu historique) ; Commémoration de la 28ème journée de l’enfant africain ; Contribution des médias.

Dans son exposé, M. Biyékélé psychologue évoluant à l’UNICEF explique qu’un enfant est un être humain, en développement, âgé de moins de 18 ans, fragile et vulnérable. Ce qui se passe dans l’enfance détermine ce que sera l’adulte demain.

L’orateur a relevé quelques éléments qui constituent encore un obstacle au Congo dans la protection de l’enfant notamment les défis de développement inclusif durable pour les enfants ; les inégalités sociales, l’intégration des enfants autochtones et vivants avec handicap au système éducatif, la méconnaissance des droits des enfants et autres.

Pour sa part Madame Marie Laure Kibangou Moutoula, journaliste de formation évoluant à l’UNICEF a exposé sur le second thème, « Quelques idées pour promouvoir les droits des enfants dans les médias ». Elle fait savoir que les médias ont la responsabilité de protéger les enfants en s’abstenant de faire l’apologie ou servir de vitrine à la violences sous toutes ses formes, aux abus et à l’exposition des enfants, et en évitant de présenter des stéréotypes qui desservent la cause des enfants.

En, effet les médias ont un impact considérable sur notre façon de voir le monde et son par conséquent très bien placés pour influencer les attitudes et les actions à tous les niveaux, vis-à-vis des droits de l’enfant.

« Dans le cadre de votre travail, vous pouvez inciter les gouvernements, le public et la société civile à faire des changements positifs en faveur des enfants. Contribuer à créer un environnement favorable au développement et à la protection de l’enfant », a-t-elle expliqué.

Pour elle, les médias peuvent faire bouger les choses en faisant par exemple : Promouvoir leur image en tant que chaîne ou station à l’écoute des enfants et des familles ; Resserrer leurs liens avec les éducateurs, les parents et les responsables ; Favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de téléspectateurs ou auditeurs engagés ; Créer un environnement programmatique ami des enfants et des jeunes.

La journée de l’enfant africain est organisée chaque année depuis le 16 juin 1991 par l’Organisation de l’unité africaine, en souvenir du massacre de centaines d’enfants lors d’une marche pour leurs droits à Soweto (Afrique du Sud) par le pouvoir de l’apartheid le 16 juin 1976.

Bien que le Congo est une loi sur la protection des enfants et une loi sur la protection des populations autochtones, la non publication des textes d’application de ces lois pose problème.