Deux bus pour améliorer la mobilité des enfants vivant avec handicap

Deux bus ont été mis à la disposition de l’Institut national des aveugles du Congo et l’Institut des jeunes sourds de Brazzaville, le 12 juillet dans la capitale. « Dans le cadre d’un projet commun avec la Banque africaine de développement, nous avons répondu à une urgence sociale en faveur des personnes vivant avec handicap », a expliqué le ministre en charge des Télécommunications, Léon Juste Ibombo, remettant symboliquement les contacts des moyens roulants à sa collègue des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa car ce don est une réponse du projet aux sollicitations de ce département ministériel.

Selon la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, ce don de cœur est arrivé à point nommé. « Certains parents des enfants vivant avec handicap ont du mal à les scolariser, incapables d’assurer leur déplacement tous les jours. Ces véhicules apportent une solution à ce problème », a-t-elle fait savoir en lançant un appel aux bonnes volontés de continuer d’apporter leur soutien en faveur des couches vulnérables de sorte que dans leur prise en charge personne ne soit mis au bord de la route.

Le projet CAB est un projet qui consiste à interconnecter les pays de la CEMAC à un réseau de télécommunications de haut débit à fibre optique. Placé sous la tutelle du ministère en charge de l’économie numérique, il est financé par la Banque Africaine de Développement (BAD).

Lors de la phase préparatoire du projet Central Africa Backbone (CAB), la Banque Africaine de Développement (BAD) dans ses consultations avait pris attache avec le MASAH pour identifier les besoins susceptibles d’intégrer le volet social de ce projet.  Cette remise est donc la réponse à un besoin exprimé par le Ministère en 2016 à l’endroit de la BAD.

DDAS-PN : 65 adolescentes et jeunes filles-mères réinsérées

La Directrice Départementale des affaires Sociales de Pointe-Noire (DDAS-PN), madame Corelli OKO, a remis ce 30 juin, à l’espace Jean BABA à Mvou-Mvou, des kits d’installation et d’insertion à 65 adolescentes et jeunes filles-mères, dans le cadre du projet sensibilisation sur la Covid-19 et insertion socio-économique des adolescentes et jeunes filles-mères. Les bénéficiaires ont reçu entre autres, les machines à coudre, les machines pour la pâtisserie, les kits de coiffure, etc.

La remise des kits d’insertion a été précédée par la signature des contrats avec les maîtres artisans, les bénéficiaires et la DDAS.

Les bénéficiaires sont des jeunes femmes dont la vulnérabilité a été aggravée par la crise économique découlant de la crise sanitaire due à la pandémie à coronavirus Covid-19. Elles ont été préalablement identifiées parmi des milliers d’autres dans les six arrondissements de Pointe-Noire à travers le Registre Social Unique (RSU) ou par les Circonscription d’Action Sociale (CAS).

Après l’identification, les jeunes filles-mères ont été sensibilisées sur la Covid-19 et le respect des mesures barrières. Elles ont ensuite bénéficié des formations sur : l’intégration dans les milieux d’insertion socio professionnel, la gestion financière, l’inclusion productive et à la création une dynamique de groupe.

La crise sanitaire liée à la COVID-19 a entrainé une crise économique dont les effets sont l’aggravation de la vulnérabilité des filles et des femmes, des inégalités de genre et une augmentation des violences basées sur le genre. Cette situation est plus prononcée dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire, les villes les plus touchées par la pandémie. Le projet « sensibilisation et mobilisation sociale sur la COVID-19 auprès des adolescents des jeunes couplées à la réinsertion socioéconomique des adolescentes et jeunes filles-mères vulnérables » à Pointe-Noire s’est voulu une réponse à cette situation désastreuse.

Piloté par la Direction Départementale des Affaires Sociales de Pointe-Noire, le projet bénéficie d’un appui financier et technique du bureau de l’UNICEF au Congo.

Journée Internationale des Veuves : des orphelins à l’honneur

A l’occasion de la célébration, le 23 juin, de la Journée Internationale des veuves, le ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa, a fait un geste de générosité en faveur de orphelins venus de dix orphelinats de Brazzaville.

Sous le thème : « Solidarisons-nous avec les orphelins du Congo », le ministre en charge des affaires sociales a partagé un repas avec deux cents orphelins de Brazzaville conviés à cette occasion. Les enfants conviés au repas ont apprécié l’acte de générosité à leur endroit et souhaité sa pérennité puis ont témoigné leur gratitude à madame le ministre pour son initiative.

Le geste de solidarité du gouvernement s’est poursuivi par la remise par madame le ministre d’un don aux orphelinats dont les enfants étaient conviés. Ce don était constitué des vivres (riz, pâtes alimentaires, lait, poissons salés, boites de conserves, sucre, huile, etc.)  et non-vivres (pull-over, les moustiquaires, les gels hydroalcoolique, matelas, draps, etc.).

Les bénéficiaires notamment les gestionnaires des structures n’ont pas manqué d’exprimer leurs satisfactions.  « Nous sommes satisfaits de ce geste qui fait comprendre aux enfants qu’ils ne sont pas seuls, que les pouvoirs publics pensent à eux et nous facilitent, tant soit peu, la prise en charge de ces derniers », a indiqué Célestine Boudzoumou, directrice de l’orphelinat Saint-Joseph Gaston-Céleste de Moukondo.

Pour madame le ministre, le choix des orphelins au cours de la Journée internationale des Veuves se justifie par le fait qu’ils sont aussi des victimes souvent au même titre que leurs mères. « Nous avons voulu montrer à ces enfants qu’en dépit de leurs souffrances, ils comptent pour le pays et que la nation compte aussi sur eux. Leur dire aussi qu’être orphelin n’est pas une fatalité et qu’ils peuvent réussir dans la vie» a souligné Irène Mboukou-Kimbatsa.

Le Congo apporte 84 tonnes de vivres aux sinistrés de Goma

La ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Irène Marie-Cécile Mboukou s’est rendu ce 20 juin à Goma en République démocratique du Congo (RDC) pour porter assistance aux sinistrés de l’éruption volcanique.

Après le Kenya, le Congo vole au secours des sinistrés de l’éruption volcanique de Goma. « La République du Congo et la RD Congo sont des frères, ce qui touche à l’un, affecte l’autre », a souligné la ministre des Affaires sociales, porteuse d’un message personnel du président à son homologue.

Dépêchée par le gouvernement pour accompagner la deuxième cargaison de vivres, Irène Marie-Cécile Mboukou a été accueillie par le directeur de Cabinet adjoint du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Olivier Mondonge et le Conseiller spécial du chef de l’Etat chargé de la Couverture maladie universelle, Roger Kamba.

Après la remise symbolique de ce don aux autorités de la RDC, Irène Marie-Cécile Mboukou a déclaré : « Par ce geste, le président Denis Sassou Nguesso a voulu manifester sa solidarité avec le peuple frère de la RDC et soutenir son homologue et frère Félix Tshisekedi ».

Pour rappel, le volcan Nyiragongo est entré en éruption le 22 mai dernier. Cette catastrophe naturelle a provoqué des déplacements de la population de Goma, dans la province du Nord-Kivu.

JEA 2021 : le Congo un Etat de droit pour les enfants

La célébration de la 30ème édition de la Journée de l’Enfant Africain a été marquée par deux temps forts à savoir l’organisation du panel autour de la réalisation des droits de l’enfants au Congo et la déclaration du Gouvernement faite par le Ministre des Affaires Sociales et de l’Action Humanitaire.

Sous la modération d’Andres LOPEZ, Représentant-Adjoint de l’Unicef au Congo, le panel a été un moment d’échanges entre les enfants et les membres du gouvernement notamment les ministres en charge des affaires sociales, de la santé, de l’enseignement et le représentant du ministre de la santé.

Les préoccupations des sept enfants et du président du parlement des enfants de Brazzaville ont porté sur : la répression policière des élèves, les procédures de justice pour les enfants, le dépistage de la covid-19 au niveau des écoles, l’installation des bibliothèques dans les écoles, les services d’écoute dans les écoles pour les élèves victimes des violence, l’absence des textes d’application de la loi portant protection de l’enfant au Congo, etc.

Les membres du gouvernement ont apporté les réponses, chacun selon son domaine ou ensemble pour les questions transversales. Pour le ministre des Affaires Sociales, le pays s’est engagé dans le processus de production des textes pour combler le vide juridique en matière de protection de l’enfance. « Le Congo est un Etat de droit et les droits de l’enfant y sont respectés » a-t-elle renchéri.

Le ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki, a assuré les enfants que le gouvernement est déterminé à lutter contre toutes les formes de banditisme dans le pays ; voilà pourquoi il a été créé le ministère de la Sécurité et de l’ordre public regroupant la Police et la Gendarmerie.

A propos du dépistage de la pandémie de Covid-19, au sein des établissements scolaires, le ministre de la santé a souligné qu’« une stratégie de dépistage à grande échelle avait été mise en place mais n’a pu aboutir à cause des problèmes de logistique ». Il a appelé les enfants à continuer à respecter les gestes barrières pour se protéger de la maladie.

De son côté, le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire et de l’Alphabétisation, Jean Luc Mouthou, a rassuré les enfants sur la mise en place d’une cellule de lutte contre la fraude afin d’éradiquer le mécanisme de transhumance scolaire. S’agissant de la prise en charge psychologique, il a annoncé le recrutement des psychologues pour s’occuper des questions d’écoute en cas de violences sexuelles dans les écoles.

Cette célébration a eu pour thème « 30 ans après l’adoption de la Charte : accélérons la mise en œuvre de l’Agenda 2040 pour une Afrique digne des enfants »

Dans la déclaration du gouvernement délivrée à cette occasion, Irène Mboukou Kimbatsa a fait le point de la mise en œuvre par le Congo de la Charte des Droits et du Bien-Etre de l’Enfant en Afrique. Des progrès ont ainsi été réalisés dans les domaines de l’éducation, la santé et des droits, mais des nombreux défis subsistent encore pour que le pays atteigne la pleine réalisation des droits des enfants congolais.

 Concernant le thème, elle a souligné que « L’Agenda 2040 pour une Afrique digne des enfants qui s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre de l’agenda 2063 de l’Union africaine est un ensemble d’orientations stratégiques étalé sur 25 ans, adopté en 2016 par le comité pour réaliser des progrès en faveur des enfants par une prise en compte de leurs droits dans les politiques de développement de chaque pays en Afrique ».

Pour sa part, le Représentant adjoint de l’Unicef au Congo, Andres Lopez, a félicité le pays pour les avancées réalisées pour l’atteinte des droits des enfants. « Ceci est très important pour nous assurer que chaque enfant au Congo ait accès aux services essentiels auxquels il a droit et qu’il puisse ainsi réaliser son plein potentiel. Les recommandations issues de ce dialogue contribueront à l’élaboration d’une feuille de route claire pour y arriver », a-t-il laissé entendre.

La célébration de la journée de l’enfant africain ce 16 juin a été marquée aussi par la distribution du rapport national 2016-2020 sur la mise en œuvre de la Charte aux participants. Des micros films sur les droits des enfants ont également été projetés. La slameuse Mariusca Moukengué et les artistes musiciennes Jolivette et Johess ont agrémenté les festivités. Cette 30ème célébration de la journée de l’Enfant Africain a été coorganisée par le Ministère des Affaires Sociales et de l’Action Humanitaire et la Représentation de l’Unicef au Congo.

La Ministre des Affaires Sociales et de l’Action Humanitaire et la Représente de l’Unicef au Congo ont profité de cette occasion pour faire un don en vivre et non vivre à cinq structures accueillant des enfants avant d’en visiter trois d’entre eux (Complexe Crèche Garderie Pouponnière Moungali III, l’orphelinat Béthanie et le Centre d’Insertion et de Réinsertion des Enfants Vulnérables).

Rencontre ministre-agents : Consolider les acquis et innover

Poursuivre les actions déjà entreprises par le ministère et apporter des innovations selon le programme du nouveau gouvernement, tels ont été les axes de travail émis par le ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire. Irène Mboukou-Kimbatsa l’a annoncé à l’Institut des Jeunes Sourds lors de sa première rencontre avec le personnel de son ministère évoluant à Brazzaville.

Dans son discours d’orientation, délivré le 1er juin à Brazzaville, à l’endroit des cadres et agents du ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, la ministre Irène Mboukou-Kimbatsa a souligné les grandes lignes du travail à réaliser. La poursuite de la mise en œuvre de la Politique nationale d’action sociale et son plan d’action 2018-2022, réalisation de l’état des lieux des structures des affaires sociales et de l’action humanitaire sur toute l’étendue du territoire national, établir un dialogue permanent avec le secteur associatif et syndical sont autant d’axes en direction desquels le travail sera orienté. « Les efforts déployés par mon prédécesseur seront consolidés », a-t-elle fait savoir.

Parmi les actions inscrites dans sa feuille de route pour les prochains mois figure le plaidoyer pour l’adoption des textes en instance au niveau des chambres du Parlement afin d’améliorer le cadre juridique du ministère et rendre efficace son action en faveur des vulnérables.

Dans la suite de son propos, le Ministre, Marie Cécile Irène BOUKOU –KIMBATSA, a déclaré être consciente des défis qui l’attendent et compte sur l’apport de tous les agents et cadres de son département ministériel, des partenaires pour être à la hauteur des attentes. Elle a profité de l’occasion pour appeler ses collaborateurs à se mettre au travail.

En rappel, le Ministère des affaires sociales et de l’action humanitaire a pour mission principale de prévenir les exclusions sociales, les risques de catastrophes et crises humanitaires et de corriger leurs effets, de répondre aux besoins de protection sociale et de promotion, d’autonomisation des individus, des familles, des groupes et des communautés, afin de favoriser la cohésion sociale et l’exercice de la citoyenneté. Mission résumée en 4 (quatre) P, à savoir : Prévention, Protection, Prise en charge et Promotion.

Prise en charge des vulnérables, la priorité du nouveau ministre

C’est au cours de la cérémonie de passation de service, ce 22 mai 2021, que le nouveau ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire, Irène Marie Cécile Mboukou-Kimbatsa née Goma a inscrit la prise en charge des personnes vulnérables au cœur des priorités de son action.  

Le ministre promet de poursuivre et de renforcer l’œuvre de la protection sociale des vulnérables. Les catastrophes naturelles, la crise économique amplifier par la crise sanitaire due à la pandémie à coronavirus Covid-19 ont plongé beaucoup de congolais dans la précarité. C’est situation appelle à une réponse immédiate efficace de la part du gouvernement, ce à quoi Irène Mboukou-Kimbatsa a promis d’agir rapidement avec efficacité.

Entre autres dossiers prioritaires qui attendent le ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, il y a la gestion et la pérennisation des acquis des projets en cours d’exécution à savoir le projet Lisungi-Système de filets sociaux qui est un projet de transferts sociaux aux populations vulnérables à travers le cash transfert et l’appui aux activités génératrices de revenus. Le projet Telema de son côté vise le renforcement de l’action sociale pour un meilleur accompagnement des populations vulnérables vers une sortie durable de la précarité. Il a pour cible les jeunes de 16 à 29 ans, adultes vulnérables de 30 à 59 ans, diplômés sans emploi, au chômage, en situation de handicap ou non, qui sont en capacité d’exercer une activité génératrice de revenus ou de poursuivre une formation en vue de leur insertion professionnelle et sociale.

En rappel, en 2020, ces deux projets de lutte contre la pauvreté, à travers notamment le financement des activités génératrices de revenus, n’ont pas été exécutés à cause de la survenue au Congo et ailleurs de la pandémie de la Covid-19. Ainsi, les fonds alloués par la Banque mondiale et d’autres partenaires ont été réorientés vers la prise en charge des ménages durement impactés par les mesures prises pour contrer la pandémie dont le confinement.

Madame Irène Mboukou-Kimbatsa aura aussi un regard sur les centres d’action sociale pour l’apprentissage des métiers dont l’objectif vise à faciliter l’insertion socio-professionnelle des personnes démunies. C’est le cas du centre de développement social de Sembé dans le département de la Sangha. Un autre est en attente d’opérationnalisation à Ntam dans le même département.

Les centres Shongaï d’Otsendé dans la Cuvette et de Louvakou dans le Niari qui méritent également une attention particulière. Ce sont des structures destinées à favoriser l’accès des démunis à l’entrepreneuriat rural à travers la formation des jeunes, la production et la transformation des produits agricoles, d’élevage et de pisciculture dans le pays.

Face à ampleur des défis le ministre a exprimé sa détermination à les relever dans la mesure des moyens qui y seront mis à sa disposition. Le plus grand défi de la ministre pour contribuer à la réduction de la pauvreté est la poursuivre de la mise en œuvre de la politique Nationale d’Action Sociale (PNAS) 2018-2022 dont les trois axes sont incorporés dans le Plan national De Développement (PND) 20218-2022.

Micaela Marques De Sousa fait ses adieux au MASAH

Arrivée au terme de son mandat au Congo, Micaela Marques De Souza représentante de l’Unicef est venue, ce 20 avril, faire ses adieux à la ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire Antoinette Dinga Dzondo. Au cours de cette ultime audience les deux parties ont échangé sur les actions menées en commun pendant quatre ans pour la protection de l’enfance dans le pays.

« Les actions réalisées par le Congo en matière de protection de l’enfance notamment la lutte contre la traite des enfants sont à saluer. L’Unicef continuera à appuyer le pays dans la poursuite du combat », a déclaré la représentante de l’agence onusienne venue faire ses adieux à la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire.

Le pays a durci son arsenal contre ce phénomène considéré comme l’esclavage des temps modernes. Une loi adoptée par le Parlement en avril 2019 interdit, en effet, la traite des personnes, la vente des enfants, leur utilisation dans les conflits armés, de la prostitution, des mariages forcés des mineurs… Cette loi n’est pas restée lettre morte, car en août 2020, lors de la session criminelle des sujets étrangers ayant fait venir du Bénin des filles mineures privées de leur scolarité, soumises aux corvées dans les marchés ont été condamnés, les victimes rapatriées.

Dans le cadre de l’action humanitaire, Micaela Marques De Sousa a reconnu que lors des catastrophes naturelles comme les inondations, les enfants bénéficient d’une protection. Leurs droits à l’éducation, à la santé, entre autres, dans un système intégré de protection sont respectés.

Par la même occasion, la représentante de l’Unicef a soumis à la ministre Antoinette Dinga-Dzondo le document qui résume le cadre de coopération avec le système des Nations unies pour les années 2020-2024 en vue de la continuité des actions coordonnées en faveur de l’enfance.

Accord MASAH-HCR pour améliorer la prise en charge des réfugiés

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, et la représentante du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Anne-Elisabeth Ravetto, ont signé, le 14 avril à Brazzaville, un accord visant à favoriser l’intégration socioéconomique de ces derniers.  

Avec la crise née des élections, récemment en Centrafrique, le Congo a accueilli un nombre supplémentaire de réfugiés qu’il faut prendre en charge.  Selon les termes de l’accord entre le ministre en charge de l’Action humanitaire et le HCR, l’agence onusienne apportera un appui à la formation des acteurs locaux sur les principes et les procédures d’inclusion et de protection des réfugiés dans les localités d’Impfondo, d’Enyelle et de Betou dans le département de la Likouala ainsi qu’à Pointe-Noire et à Brazzaville.

A travers cet accord, l’assistance technique du UNHCR s’articulera autour de :

– Assurer le partage de ses données relatives aux réfugiés pour faciliter le ciblage des ménages bénéficiaires par le projet Lisungi ;

– Renforcer les capacités des autorités locales et des acteurs sociaux en termes de gestion des problématiques liées aux réfugiés pour s’assurer de la protection des droits des réfugiés, du respect du droit international, et de la bonne gestion des conflits intercommunautaires ;

– Appuyer le déroulement des campagnes de sensibilisation des populations bénéficiaires du projet Lisungi, aux côtés de l’unité de l’UGP Lisungi ;

– Renforcer les capacités de suivi et évaluation dans la région de la Likouala ;

– Apporter un appui logistique à l’Unité de Gestion du Projet Lisungi.

La mise à la disposition du gouvernement d’une pré-liste contenant des informations d’environ 10.000 réfugiés éligibles pour inscription au registre social unique est également prévue. Un monitoring sera fait pour le suivi des activités et des plaintes… Le département de la Likouala étant difficile d’accès, le HCR a prévu logistiquement de mettre à disposition du Projet Lisungi des cuves de carburant à Betou et Impfondo en assurant le transport des médicaments essentiels, de vaccins et matériel médical en appui aux moyens roulants qui font des missions de terrain.

« Globalement il est question de soutenir les populations vulnérables : 50% de réfugiés et 50% de la population locale grâce aux filets sociaux. Il est donc prévu de financer, entre autres, les activités génératrices de revenus en faveur de 4000 ménages réfugiés et 4000 ménages locaux c’est-à-dire les populations d’accueil dans le cadre du projet Lisungi additionnel dénommée IDA18 », a expliqué la représentante du HCR, Anne-Elisabeth Ravetto, tout en reconnaissant que le Congo a une bonne tradition en matière d’accueil des réfugiés.

Cet accord est l’aboutissement est d’un long processus de discussion entre la Banque mondiale, le HCR et le ministère en charge de l’Action humanitaire. Cet accord a une durée de dix-huit mois.

Visite de courtoisie de la nouvelle représentante du HCR

La prise en charge des réfugiés en terre congolaise a été l’un des sujets au menu de l’échange entre la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, et la nouvelle représentante de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Congo, Anne-Elisabeth Ravetto, le 1er avril à Brazzaville.

Les violences et l’insécurité survenues dans le contexte de la présidentielle et des législatives en République centrafricaine, des milliers de personnes ont trouvé refuge dans les pays voisins dont le Congo. « Je profite de cette occasion pour remercier les autorités congolaises pour l’accueil sur le territoire congolais de cette nouvelle vague des déplacés centrafricains », a déclaré la représentante du HCR.

Le projet Lisungi additionnel a également été évoqué. Les activités y relatives ont été lancées le 17 février 2021 à Impfondo, dans le département de la Likouala par la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire. C’est en 2019 que le Congo a obtenu de la Banque mondiale un deuxième financement additionnel. Lequel financement chiffré à 22 millions de dollars vise à favoriser l’intégration socioéconomique des réfugiés et des communautés d’accueil dans la Likouala, y compris les populations autochtones. Les départements de Brazzaville et ses environs ainsi que Pointe-Noire sont également pris en compte.

De nationalité française, la nouvelle représentante du HCR au Congo compte plus de 20 ans d’expérience dans l’humanitaire et les droits de l’homme.  Elle est entrée au HCR en 2004 en qualité d’administratrice chargée de la protection au Burundi. De 2016 à 2017, elle était représentante adjointe de cet organisme au Mali puis en Fédération de Russie de 2018 à 2020. C’est en septembre 2020, qu’elle est nommée Représentante au Congo où elle succède à Cyr Modeste Kouamé.