Accord MASAH-HCR pour améliorer la prise en charge des réfugiés

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, et la représentante du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Anne-Elisabeth Ravetto, ont signé, le 14 avril à Brazzaville, un accord visant à favoriser l’intégration socioéconomique de ces derniers.  

Avec la crise née des élections, récemment en Centrafrique, le Congo a accueilli un nombre supplémentaire de réfugiés qu’il faut prendre en charge.  Selon les termes de l’accord entre le ministre en charge de l’Action humanitaire et le HCR, l’agence onusienne apportera un appui à la formation des acteurs locaux sur les principes et les procédures d’inclusion et de protection des réfugiés dans les localités d’Impfondo, d’Enyelle et de Betou dans le département de la Likouala ainsi qu’à Pointe-Noire et à Brazzaville.

A travers cet accord, l’assistance technique du UNHCR s’articulera autour de :

– Assurer le partage de ses données relatives aux réfugiés pour faciliter le ciblage des ménages bénéficiaires par le projet Lisungi ;

– Renforcer les capacités des autorités locales et des acteurs sociaux en termes de gestion des problématiques liées aux réfugiés pour s’assurer de la protection des droits des réfugiés, du respect du droit international, et de la bonne gestion des conflits intercommunautaires ;

– Appuyer le déroulement des campagnes de sensibilisation des populations bénéficiaires du projet Lisungi, aux côtés de l’unité de l’UGP Lisungi ;

– Renforcer les capacités de suivi et évaluation dans la région de la Likouala ;

– Apporter un appui logistique à l’Unité de Gestion du Projet Lisungi.

La mise à la disposition du gouvernement d’une pré-liste contenant des informations d’environ 10.000 réfugiés éligibles pour inscription au registre social unique est également prévue. Un monitoring sera fait pour le suivi des activités et des plaintes… Le département de la Likouala étant difficile d’accès, le HCR a prévu logistiquement de mettre à disposition du Projet Lisungi des cuves de carburant à Betou et Impfondo en assurant le transport des médicaments essentiels, de vaccins et matériel médical en appui aux moyens roulants qui font des missions de terrain.

« Globalement il est question de soutenir les populations vulnérables : 50% de réfugiés et 50% de la population locale grâce aux filets sociaux. Il est donc prévu de financer, entre autres, les activités génératrices de revenus en faveur de 4000 ménages réfugiés et 4000 ménages locaux c’est-à-dire les populations d’accueil dans le cadre du projet Lisungi additionnel dénommée IDA18 », a expliqué la représentante du HCR, Anne-Elisabeth Ravetto, tout en reconnaissant que le Congo a une bonne tradition en matière d’accueil des réfugiés.

Cet accord est l’aboutissement est d’un long processus de discussion entre la Banque mondiale, le HCR et le ministère en charge de l’Action humanitaire. Cet accord a une durée de dix-huit mois.