L’Allemagne débloque une enveloppe financière en faveur des populations vulnérables du Congo

Les fonds débloqués sont estimés à plus d’un milliard FCFA, destinés aux activités d’urgence et de relèvement menées par le Programme alimentaire mondial (PAM) au Congo, au profit des vulnérables et réfugiés dans les départements de la Lékoumou, de la Likouala, des Plateaux et du Pool.

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa, le chargé d’affaires de l’ambassade de l’Allemagne au Congo, Jonas Wiesenecker, et la représentante du PAM, Anne-Claire Mouilliez, ont procédé à la signature de l’acte de remise du chèque, le 25 août à Brazzaville. « Cette enveloppe permettra d’assister environ 27 000 réfugiés demandeurs d’asile, la population hôte,  les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans, dans le cadre de la prévention contre la malnutrition », a expliqué la représentante du PAM.

Les communautés ciblées, dans le cadre de cette initiative qui s’étend jusqu’en décembre 2022, bénéficieront des transferts monétaires, de la réhabilitation des périmètres maraîchers, des vivres. Les activités pour la création des actifs sont également prises en compte.

Pour le chargé d’affaires de l’ambassade de l’Allemagne, l’aide apportée par son pays vise à remédier, entre autres, à la détérioration de la situation alimentaire provoquée par des phénomènes météorologiques. La République fédérale d’Allemagne, à en croire le diplomate, sera toujours disposée à accompagner le Congo en matière d’actions sociales et humanitaires.

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire a salué l’élan de solidarité affichée par l’Allemagne en faveur des vulnérables en terre congolaise. Un geste qui, selon elle, s’inscrit dans le cadre de la politique nationale d’action sociale.

Améliorer les conditions de vie des populations autochtones et des personnes vulnérables dans la Lékoumou

Examiner les principales réalisations et activités planifiées qui visent à améliorer les conditions de vie des populations autochtones et les autres personnes vulnérables du département de la Lékoumou, tel a été l’objet de la première réunion du comité de pilotage du Programme conjoint SDG FUND entre le Gouvernement congolais et le Système des Nations Unies qui s’est tenu ce vendredi 20 août 2021.

Lancé le 24 février 2020 à Sibiti dans la Lékoumou, le Programme conjoint SDG-FUND est exécuté par le gouvernement, avec l’appui du Programme alimentaire mondial (PAM), du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il a pour objectif de renforcer les capacités du gouvernement à fournir les services de protection sociale de qualité, en lien avec les Objectifs de développement durable (ODD), au profit de la population autochtone et vulnérable de la Lékoumou. Le Programme conjoint SDG-FUND est financé à hauteur de 4 714 966 USD dont 2 000 000 USD mobilisés par le PAM, 41 5000 USD par l’Unicef et 50 000 USD par l’OMS, pour une durée d’exécution de deux ans, de 2020 à 2022.

Ouvrant les travaux, la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Marie Cécile Mboukou Kimbatsa, a souligné que « le département de la Lékoumou concentre à lui seul, 25% de la population autochtone au Congo » avant d’ajouter sur les objectifs du programme qu’il : « a pour attribution de procéder a une analyse profonde des conditions de vie des peuples autochtones, de renforcer les capacités des services de protection sociale et capitaliser les bonnes expériences en vue d’une réplication dans d’autres départements du pays Congo où résident les peuples autochtones et les autres populations vulnérables. »

Le coordonnateur du système des Nations unies, Chris Mburu, est revenu sur l’appui du Système des Nations Unies au gouvernement en faveur des population autochtones avant de réitérer la détermination du Système des Nations Unies à accompagner le gouvernement congolais à atteindre les ODD.

Le ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire et le Coordonnateur du système des Nations Unies au Congo ont signé un document pour l’extension du programme pendant deux mois de plus, c’est-à-dire jusqu’en février 2022.

A l’issue des travaux, les membres du comité de pilotage ont adopté des recommandations pour améliorer la qualité du travail et des résultats attendus. On peut citer entre autres la nécessité de présenter un rapport technique et financier sur l’exécution du projet, l’élaboration d’un programme d’activités à réaliser pour le dernier trimestre de l’année, réaliser un dénombrement des cibles dans les cinq districts du département de la Lékoumou, la mise en place d’une plateforme d’échanges entre les parties prenantes.