Micaela Marques De Sousa fait ses adieux au MASAH

Arrivée au terme de son mandat au Congo, Micaela Marques De Souza représentante de l’Unicef est venue, ce 20 avril, faire ses adieux à la ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire Antoinette Dinga Dzondo. Au cours de cette ultime audience les deux parties ont échangé sur les actions menées en commun pendant quatre ans pour la protection de l’enfance dans le pays.

« Les actions réalisées par le Congo en matière de protection de l’enfance notamment la lutte contre la traite des enfants sont à saluer. L’Unicef continuera à appuyer le pays dans la poursuite du combat », a déclaré la représentante de l’agence onusienne venue faire ses adieux à la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire.

Le pays a durci son arsenal contre ce phénomène considéré comme l’esclavage des temps modernes. Une loi adoptée par le Parlement en avril 2019 interdit, en effet, la traite des personnes, la vente des enfants, leur utilisation dans les conflits armés, de la prostitution, des mariages forcés des mineurs… Cette loi n’est pas restée lettre morte, car en août 2020, lors de la session criminelle des sujets étrangers ayant fait venir du Bénin des filles mineures privées de leur scolarité, soumises aux corvées dans les marchés ont été condamnés, les victimes rapatriées.

Dans le cadre de l’action humanitaire, Micaela Marques De Sousa a reconnu que lors des catastrophes naturelles comme les inondations, les enfants bénéficient d’une protection. Leurs droits à l’éducation, à la santé, entre autres, dans un système intégré de protection sont respectés.

Par la même occasion, la représentante de l’Unicef a soumis à la ministre Antoinette Dinga-Dzondo le document qui résume le cadre de coopération avec le système des Nations unies pour les années 2020-2024 en vue de la continuité des actions coordonnées en faveur de l’enfance.

Accord MASAH-HCR pour améliorer la prise en charge des réfugiés

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, et la représentante du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Anne-Elisabeth Ravetto, ont signé, le 14 avril à Brazzaville, un accord visant à favoriser l’intégration socioéconomique de ces derniers.  

Avec la crise née des élections, récemment en Centrafrique, le Congo a accueilli un nombre supplémentaire de réfugiés qu’il faut prendre en charge.  Selon les termes de l’accord entre le ministre en charge de l’Action humanitaire et le HCR, l’agence onusienne apportera un appui à la formation des acteurs locaux sur les principes et les procédures d’inclusion et de protection des réfugiés dans les localités d’Impfondo, d’Enyelle et de Betou dans le département de la Likouala ainsi qu’à Pointe-Noire et à Brazzaville.

A travers cet accord, l’assistance technique du UNHCR s’articulera autour de :

– Assurer le partage de ses données relatives aux réfugiés pour faciliter le ciblage des ménages bénéficiaires par le projet Lisungi ;

– Renforcer les capacités des autorités locales et des acteurs sociaux en termes de gestion des problématiques liées aux réfugiés pour s’assurer de la protection des droits des réfugiés, du respect du droit international, et de la bonne gestion des conflits intercommunautaires ;

– Appuyer le déroulement des campagnes de sensibilisation des populations bénéficiaires du projet Lisungi, aux côtés de l’unité de l’UGP Lisungi ;

– Renforcer les capacités de suivi et évaluation dans la région de la Likouala ;

– Apporter un appui logistique à l’Unité de Gestion du Projet Lisungi.

La mise à la disposition du gouvernement d’une pré-liste contenant des informations d’environ 10.000 réfugiés éligibles pour inscription au registre social unique est également prévue. Un monitoring sera fait pour le suivi des activités et des plaintes… Le département de la Likouala étant difficile d’accès, le HCR a prévu logistiquement de mettre à disposition du Projet Lisungi des cuves de carburant à Betou et Impfondo en assurant le transport des médicaments essentiels, de vaccins et matériel médical en appui aux moyens roulants qui font des missions de terrain.

« Globalement il est question de soutenir les populations vulnérables : 50% de réfugiés et 50% de la population locale grâce aux filets sociaux. Il est donc prévu de financer, entre autres, les activités génératrices de revenus en faveur de 4000 ménages réfugiés et 4000 ménages locaux c’est-à-dire les populations d’accueil dans le cadre du projet Lisungi additionnel dénommée IDA18 », a expliqué la représentante du HCR, Anne-Elisabeth Ravetto, tout en reconnaissant que le Congo a une bonne tradition en matière d’accueil des réfugiés.

Cet accord est l’aboutissement est d’un long processus de discussion entre la Banque mondiale, le HCR et le ministère en charge de l’Action humanitaire. Cet accord a une durée de dix-huit mois.

Visite de courtoisie de la nouvelle représentante du HCR

La prise en charge des réfugiés en terre congolaise a été l’un des sujets au menu de l’échange entre la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, et la nouvelle représentante de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Congo, Anne-Elisabeth Ravetto, le 1er avril à Brazzaville.

Les violences et l’insécurité survenues dans le contexte de la présidentielle et des législatives en République centrafricaine, des milliers de personnes ont trouvé refuge dans les pays voisins dont le Congo. « Je profite de cette occasion pour remercier les autorités congolaises pour l’accueil sur le territoire congolais de cette nouvelle vague des déplacés centrafricains », a déclaré la représentante du HCR.

Le projet Lisungi additionnel a également été évoqué. Les activités y relatives ont été lancées le 17 février 2021 à Impfondo, dans le département de la Likouala par la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire. C’est en 2019 que le Congo a obtenu de la Banque mondiale un deuxième financement additionnel. Lequel financement chiffré à 22 millions de dollars vise à favoriser l’intégration socioéconomique des réfugiés et des communautés d’accueil dans la Likouala, y compris les populations autochtones. Les départements de Brazzaville et ses environs ainsi que Pointe-Noire sont également pris en compte.

De nationalité française, la nouvelle représentante du HCR au Congo compte plus de 20 ans d’expérience dans l’humanitaire et les droits de l’homme.  Elle est entrée au HCR en 2004 en qualité d’administratrice chargée de la protection au Burundi. De 2016 à 2017, elle était représentante adjointe de cet organisme au Mali puis en Fédération de Russie de 2018 à 2020. C’est en septembre 2020, qu’elle est nommée Représentante au Congo où elle succède à Cyr Modeste Kouamé.