Lancement de Lisungi additionnel dans la Likouala destiné à 12000 bénéficiaires

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, a lancé la mise en œuvre du projet Lisungi 2, le 17 février dans la Likouala, en vue de favoriser l’intégration socio-économique des réfugiés et communautés hôtes constituées de bantous et autochtones.

Dans le département de la Likouala, le projet Lisungi 2 ou additionnel, financé par la Banque mondiale va s’exécuter dans les zones à forte concentration des réfugiés, notamment les districts d’Impfondo, Enyelle, Bétou et Dongou, selon les explications du coordonnateur, Alfred Constant Kiakouama. « La spécificité pour la Likouala est que trois prestations complémentaires ont été ajoutées : l’exemption des frais de santé pour les ménages pauvres; la formation qualifiante pour les jeunes vulnérables en rapport avec les besoins du département et le paiement des frais scolaires des élèves des familles pauvres des écoles primaire au secondaire », a-t-il indiqué. Au-delà de ces trois prestations évoquées, figurent les transferts monétaires et activités génératrices de revenus.

Selon la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, il est question, à travers ce projet, de renforcer les capacités de développement du capital humain. « Les enfants doivent à aller à l’école, être en bonne en santé, apprendre des métiers en fonctions des besoins de développement… Les allocations seront mises à disposition des parents pour développer les activités génératrices de revenus », a fait savoir Antoinette Dinga-Dzondo.

« L’initiative vient soulager tant soit peu la population de la Likouala confrontée aux difficultés de tout genre dans ce contexte difficile de la Covid-19 », a souligné le préfet du département Gilbert Djombo Bomodjo.

En rappel, bien avant le lancement officiel du projet Lisungi additionnel, un atelier de formation a été organisé en faveur des autorités de base pour mieux cerner ledit projet. La ministre Antoinette Dinga-Dzondo a lancé un appel à l’unité de tous les acteurs impliqués dans l’exécution du projet afin que, main dans la main, les défis de développement soient relevés.

Certification de 4372 ménages vulnérables d’Impfondo pour l’allocation d’urgence covid-19

Des familles vulnérables et pauvres du chef-lieu du département de la Likouala doivent attendre le verdict de l’opération d’authentification de leur éligibilité avant de percevoir l’allocation d’urgence Covid-19.

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, a lancé, le 15 février à Impfondo, la certification des ménages devant bénéficier de l’allocation d’urgence. Sur les 4372 ménages, 1678 sont en détresse sociale et seront prioritaires lors du paiement ; 503 ménages vulnérables et pauvres ; 392 ne répondent pas au critère. « Il faut bien le ciblage de sorte que l’argent parvienne aux ménages qui sont réellement dans le besoin », a indiqué la ministre, s’adressant aux membres du comité pluri-acteurs de certification qui ont la responsabilité d’établir les listes définitives de ceux qui passeront au guichet pour percevoir les 50 000CFA.

Pour sa part, le coordonnateur du projet Lisungi, Alfred Constant Kiakouama, a souligné d’entrée de jeu qu’il y a des écarts entre les dossiers des ménages reçus (5869) et ceux enquêtés (4372). « Il y a des ménages qui se sont émiettés c’est-à-dire les membres des mêmes ménages qui se subdivisaient pour en constituer plusieurs dans l’espoir de recevoir un peu plus de fonds. Nous avons fini par les reconstituer », a-t-il expliqué.

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire a, par ailleurs, appelé les futurs bénéficiaires à la vigilance pour ne pas tomber dans le piège des arnaqueurs qui harcèlent certains citoyens, en les appelant ou en leur envoyant des Sms à propos de cette allocation de solidarité Covid-19 que le gouvernement a mise en faveur des ménages vulnérables. Les arnaqueurs promettent des facilités de tout genre pour accéder à cette allocation moyennant des sommes d’argent.

Un avertissement a aussi été donné à propos des agents de paiement véreux qui soutirent tantôt 5 000FCFA, tantôt 10 000FCFA sur le montant alloué auxdits bénéficiaires. L’escroquerie dans ces deux volets ont été constatés à Brazzaville, à Pointe-Noire, au Niari et ailleurs. Visiblement, à Impfondo personne n’a reçu un message ou un appel de la part des arnaqueurs. Peut-être parce que l’opération n’était pas encore lancée.