Coronavirus : assistance alimentaire à la force publique et aux établissements de santé

Dans le but d’accompagnement des services qui sont en première ligne de la lutte contre le coronavirus, le ministère des Affaires sociale et de l’Action humanitaire a offert des vivres à la gendarmerie, aux forces armées congolaise (Fac), à la police nationale ainsi qu’aux hôpitaux de Brazzaville.

La distribution des produits par la ministre Antoinette Dinga-Dzondo, en personne, s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement des services qui travaillent nuit et jour pour faire observer et appliquer les mesures gouvernementales de la lutte contre la pandémie du coronavirus. C’est également une manière de débuter la redistribution des différentes vivres reçues par l’Etat Congolais.

Au total, dix bœufs, mille cinq cent packs d’eau minérale, neuf sacs de sel, quatre cent vingt litres d’huile, vingt-cinq sacs de riz, treize cartons de javel puis treize autres cartons de détergents ont été partagés, respectivement au quartier général de la Gendarmerie Nationale, à la direction générale de la police, à la direction centrale du commissariat des Forces Armées Congolaises et à l’hôpital central des Armées Pierre Mobengo.

Les différents bénéficiaires ont signifié que ces dons permettront, tant soit peu, de nourrir et booster l’esprit de leurs collaborateurs. « Nous sommes en première ligne avec tous les risques possibles. Les contraintes du soutien logistique et alimentaire s’imposent évidemment à nous. Ceci n’est pas seulement un geste, mais une solution ainsi, nous vous remercions pleinement puisque ce don ira droit dans nos chambres froides », a indiqué le colonel Bellarmin Ndongui de la gendarmerie nationale.

Au nom de la direction générale de la police, le colonel Didace Yobi a abondé dans le même sens que son collègue de la gendarmerie pour rappeler que ce don est une manière de renforcer la logistique de la force publique dans le cadre de la lutte contre le covid-19.

Le plus grand lot de ces vivres a été remis au ministère en charge de la Santé où après réception, la ministre Jacqueline Lydia Mikolo, accompagnée d’Antoinette Dinga-Dzondo a, effectué la distribution selon les hôpitaux retenus.

« Cette fois ci, on ne pense pas seulement aux malades, mais aussi et surtout aux personnels de santé qui travaillent tous les jours. Ces colis sont destinés à la nutrition des agents, puisque tous les sites de prise en charge assurent la nutrition du personnel, merci beaucoup à madame la ministre » a expliqué Jacqueline Lydia Mikolo.

A en croire Antoinette Dinga-Dzondo, le Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville a, en dehors de l’huile, du riz, du savon, du sel, des détergents et de l’eau ; bénéficié deux bœufs. Les hôpitaux de Makelékelé, Bacongo, Mfilou, Talangaï et Blanche Gomez ont reçu un bœuf chacun ainsi que d’autres vivres.

Notons que les mêmes lots des vivres ont été offerts aux enfants vivant dans les structures publiques de prises en charge des démunis.

Eco Oil Energie au chevet des personnes vulnérables avec un don de 175 mille litres d’huile de cuisine

La ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo a reçu le 23 avril 2020 à Brazzaville dernier du directeur du développement et des projets d’Eco Oil Energie, Éric Raulet, un don de cent soixante-quinze mille litres d’huile de cuisine, d’une valeur marchande de 300 millions FCFA.

Cette donation est destinée aux personnes vulnérables ; au titre du Fonds national de solidarité.  Réceptionnant le don, au nom du gouvernement et en présence du directeur de cabinet du Premier ministre, Rigobert Maboundou, la ministre en charge des Affaires sociales a salué cette marque de solidarité d’Eco Oil Energie réputée dans la production d’huile végétale.

« Nous vous remercions, vous faites déjà beaucoup en servant la population congolaise. Aujourd’hui, vous avez répondu à l’appel du chef de l’Etat avec un don évalué à 300 millions FCFA. C’est une assistance très remarquable. Transmettez au président directeur général de votre société nos remerciements et notre reconnaissance. Le gouvernement demeure sensible à ce geste », s’est félicité Antoinette Dinga-Dzondo.

Placée dans des cubitainers de 1000 litres chacune, cette huile sera reconditionnée par la société Ragec qui a mis à la disposition du gouvernement ses installations et son personnel. L’entreprise s’est engagée, en une semaine, à reconditionner ces produits dans de petites bouteilles.

Remettant le don, Éric Raulet a rappelé qu’à travers cette contribution, le président directeur général de Eco Oil Energie, Claude Wilfrid Etoka, a répondu à l’appel du président de la République en cette période difficile. Cette donation vient, a-t-il dit, contribuer à la lutte contre le Covid-19 et ses effets sur les populations congolaises.

« Nous vivons au Congo une période très compliquée avec la pandémie du coronavirus qui émerge et commence à faire des dégâts. Nous nous sommes rapidement rapprochés des ONG, notamment du PAM qui nous a fait état qu’avec les restrictions de circulations et le confinement, il y avait déjà à travers le Congo environ 300 mille ménages impactés, notamment dans les grands centres urbains que sont Pointe-Noire et Brazzaville », a expliqué le directeur du développement et des projets d’Eco Oil Energie.

Notons qu’après la mise en bouteilles, la distribution des produits reviendra à la société Eco Oil Energie qui promet de faire la ronde des douze départements que compte le Congo.

De son côté, le directeur général de Ragec a assuré les autorités que le délai d’une semaine sera tenu d’autant plus que le travail commence dès le 24 avril. « Nous mettons à disposition notre usine et notre personnel et tout ce qui est nécessaire afin de pouvoir reconditionner ces grands emballages en petites bouteilles en vue d’atteindre le maximum de ménages possibles. Nous demandons aux autres industriels, à toutes les sociétés de la place d’être aussi solidaires avec le gouvernement dans cette période difficile », a exhorté Samy Elsahely.

Dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus l’AFD fait un don de 368 millions au MASAH

La ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, a reçu, le 20 avril à Brazzaville, des mains de l’ambassadeur de France, François Barateau, en présence de la ministre en charge de la santé, Jacqueline Lydia Mikolo, un échantillon des kits alimentaires qui profiteront à environ 5000 personnes vulnérables et des équipements de sensibilisation de la population sur le Covid-19.

Le gouvernement congolais avait sollicité et obtenu de l’Agence Française de Développement (AFD) de réorienter les fonds destinés au projet « Telema » à la prise en charge des personnes vulnérables dans le cadre de la riposte humanitaire au Covid-19. Le montant de l’aide octroyée par l’AFD au MASAH est de 368 millions de francs CFA. Les fonds alloués dans le cadre de la communication et mobilisation sociale ont permis au Ministère en charge des affaires sociales d’élaborer une stratégie et un plan d’action dans le but de sensibiliser les populations sur les gestes barrières et le confinement.

 Sur l’origine de cette aide, la ministre en charge des Affaires sociales explique « Nous ne pouvons plus exécuter les activités prévues dans le cadre du projet Telema à cause de cette pandémie. Nous avons donc souhaité utiliser ces fonds en faveur des personnes vulnérables notamment dans les hospices et les orphelinats pour leur permettre de mieux passer le confinement. »

L’aide remise par la France est composée d’une part du kit alimentaire constitué, entre autres, de 2000 sacs de riz, 1200 cartons de poisson salé, du sucre, de l’huile, des boites de conserve et de d’autre part des équipements de mobilisation sociale pour sensibiliser les populations sur le respect des gestes barrières afin de briser la chaine de contamination du Covid-19. A cela il faut ajouter un kit d’hygiène et de protection composé des masques, des dispositifs de lavement de main, des savons liquides et des thermo flashs.

Ces supports seront répartis dans toutes les 113 circonscriptions d’actions sociales repartis dans les douze départements du pays. Toutefois, compte tenu de l’ampleur de la pandémie, Brazzaville et Pointe-Noire bénéficieront d’un lot plus important que les autres départements. Les kits alimentaires seront, quant à eux, distribués dans les départements de Brazzaville, de Pointe-Noire et du Pool tandis que les kits de sensibilisation concernent les douze départements du pays.

« Les équipes des mobilisateurs seront composées des agents sociaux (400) et des crieurs grands publics (250), crieurs recrutés selon des critères bien définis (…). Le travail des mobilisateurs va consister au placement des banderoles, à l’affichage, à la distribution des flyers et l’explication à l’application des sept gestes barrières et du respect du confinement, » a expliqué le directeur général des affaires sociales, Roch Christian Mabiala.

« La France est animée par un élan de solidarité vis-à-vis du Congo dans la mise en œuvre du plan de riposte au Covid-19 », a indiqué l’ambassadeur de France au Congo s’exprimant sur ce don financé par l’Agence française de développement. Le diplomate français a par ailleurs annoncé un appui de 200 millions de FCFA au Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville en vue de permettre à la structure d’améliorer les conditions de prise en charge du Covid-19.

La ministre en charge de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, a salué l’appui de la France dans la résolution d’un certain nombre de problèmes liés à la prise en charge de la pandémie. Avant de déclarer que les agents sociaux disposent maintenant des outils nécessaires pour sensibiliser l’ensemble des congolais sur la pandémie du Covid-19.

Plus de 100.000 ménages congolais bénéficieront des allocations d’urgence

Les allocations alimentaires d’urgence concernent 50.000 ménages à Brazzaville, 30.000 à Pointe-Noire et 20.000 dans les autres départements selon la densité de la population.

La stratégie de versement définie par le ministère des Affaires sociales et de l’action humanitaire a été présentée le 17 avril aux administrateurs-maire de la capitale. L’allocation alimentaire d’urgence par ménage est de 50.000FCFA. Les ménages éligibles sont ceux dont le chef, travaille dans le secteur informel notamment le transport, la restauration, le bâtiment, ayant perdu leur principale source de revenus. Les ménages ayant des personnes vivant avec handicap, des enfants de 0 à 18 ans et ceux dont les responsables sont des retraités qui n’ont pas perçu leur pension il y a au moins trois ans.

D’autres critères d’éligibilité s’ajoutent à ceux précités. Il faut notamment être de nationalité congolaise ou être un étranger vivant régulièrement au Congo, disposer d’un code d’identification de ménage issu du registre social unique, avoir été déclaré éligible à l’issue des enquêtes sociales pour les nouveaux ménages, être enregistré auprès de l’autorité de base en l’occurrence un chef de bloc doté de registres d’enregistrement…

Pour percevoir l’allocation il y a des étapes à franchir. Les chefs de zone vont distribuer les cartes de registre social unique dans les zones déjà couvertes par le projet Lisungi. Les chefs de bloc enregistrent, quant à eux, les ménages et une équipe sera mise à la disposition de chaque quartier pour assurer les transferts électroniques des données au serveur du projet Lisungi. Les ménages enregistrés feront d’une enquête sociale rapide réalisée par les agents sociaux.

« Nous devons travailler avec rigueur pour que cet argent parvienne aux bénéficiaires, notamment ceux qui sont réellement dans le besoin », a indiqué la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, s’adressant aux différents acteurs impliqués dans l’opération.

Le paiement des allocations se fera de manière électronique pour éviter les attroupements de sorte à respecter les mesures barrières édictées par le gouvernement pour briser la chaine de contamination du Covid-19. Il est prévu que l’enregistrement se fasse en deux jours, la vérification a autant de jours de sorte le paiement commence le plus tôt possible.

D’autres allocations viendront compléter celle-ci à savoir : l’assistance alimentaire à près de 6000 personnes à travers le projet Telema dans les départements de Brazzaville, Pointe-Noire et le Pool. Les partenaires du système des Nations Unies, notamment le PAM et le PNUD procéderont au Cash transfert à plus de 8000 ménages de Talangaï et de Makélékélé.

Covid-19 : le gouvernement assiste les personnes vulnérables et les étudiants

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, a remis le 6 et 7 avril à Brazzaville des vivres aux personnes démunies et aux étudiants résidant dans les cinq campus de l’université Marien-Ngouabi.

L’initiative vise à assurer l’accompagnement des couches sociales fragiles en cette période de confinement qui est une des mesures édictées par le président de la République afin d’éviter la propagation de la pandémie à coronavirus (Covid-19).

Par ailleurs, bien avant l’entrée en vigueur du confinement, les étudiants résidant dans les campus universitaires, à l’image des autres Brazzavillois, ont quitté la capitale. En date du 7 avril, l’on dénombrait environ 760 étudiants confinés dans les cinq campus de l’université Marien-Ngouabi.

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire a remis des vivres à ces derniers, ainsi que les gels hydro-alcooliques et bien d’autres intrants hygiéniques. « Nous sommes satisfaits de cet élan de solidarité que le gouvernement affiche vis-à-vis des étudiants », a déclaré l’étudiante Dellau Thystère Vani, du campus de l’Ecole normale supérieure dit « La forêt ».

Face aux étudiants, la ministre Antoinette Dinga-Dzondo a insisté sur le respect des mesures barrières. « Il ne faut pas prendre à la légère cette pandémie qui est une menace pour la santé au plan mondial. Le gouvernement est avec vous, à votre tour respectez les mesures édictées pour éviter la propagation du Covid-19 », a-t-elle dit.

Un jour plus tôt, la ministre a effectué le même geste en faveur des structures d’accueil et d’hébergement des enfants vulnérables et les hospices des personnes de troisième âge. Au nom de tous les bénéficiaires, Monsieur Joseph Bikié-Likibi, président du Réseau des Intervenants sur le Phénomène des Enfants en Rupture (REIPER) a remercié le gouvernement pour cette assistance en ces moments de confinement et assure que l’assistance sera utilisée à bon escient.

Outre Brazzaville, ce don du gouvernement, composé de vivres et des non vivre a concerné aussi les orphelinats, les hospices des personnes du troisième âge et d’autres centres d’accueil des personnes vulnérables de Pointe-Noire et Dolisie.

Cette occasion a permis à Madame Antoinette Dinga -Dzondo de présenter aux médias présents, les différentes activités que le Ministère en charge des affaires sociales va mener pour soulager les populations vulnérables dans les prochains jours.

Lancement de la Commission Administrative Paritaire : près de six cents dossiers attendus

La ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, a lancé ce 12 mars à Brazzaville, les travaux de la Commission administrative paritaire (Cap), en vue d’examiner les questions relatives à la promotion, l’avancement, la révision des situations administratives et la reconstitution des carrières des fonctionnaires évoluant au département des affaires sociales.

La présente Commission Administrative Paritaire aura à traiter environ six cent dossiers des personnels portant sur les promotions, les promotions sur liste d’aptitude, les avancements, les révisions de situations administratives et les reconstitutions de carrières administratives.

C’est après six ans qu’est organisée au ministère des Affaires sociales et de l’action humanitaire la Commission administrative paritaire en vue de valoriser les ressources humaines y évoluant pour une meilleure gestion de carrière. « La dernière Cap au titre du ministère des Affaires sociales remonte au mois d’avril 2014. Celle qui s’ouvre aujourd’hui concerne les années allant de 2015 à 2020 », a expliqué la directrice générale de la Fonction publique Joséphine Bomandouki-Olingou Pourou. Selon elle, l’avancement d’échelon et de grade est non seulement un droit fondamental conféré aux agents de l’Etat mais aussi un facteur de motivation visant à améliorer le cadre de vie.

Traduisant la satisfaction des fonctionnaires de son département, la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, a salué l’initiative en souhaitant que le travail se fasse dans les meilleurs délais. Dans le cadre de l’action humanitaire, ces agents travaillent dans les conditions parfois risquées, a-t-elle rappelé. Il est donc normal de les motiver en apportant des solutions aux problèmes relatifs à leur carrière pour améliorer le cadre de vie et la performance au travail. Elle a tenu à rassurer les collaborateurs dont les dossiers ne sont pas encore à Brazzaville que cette obligation réglementaire primordiale se poursuivra jusqu’à la fin de l’année.

La promotion, l’avancement, la révision de situation administrative ou la reconstitution de carrière administrative dans la vie professionnelle d’un agent de la Fonction Publique est une source indéniable de motivation.

Au titre de l’année 2020, le ministère des Affaires sociales et de l’action humanitaire est la quatrième structure à tenir la Commission administrative paritaire.

Clôture du financement de 2 millions $ de la Chine en faveur des populations sinistrées du Pool

Cette assistance financière chinoise a permis l’amélioration de la sécurité alimentaire de 140 000 personnes, la réhabilitation de 542 étangs piscicoles, la réhabilitation de 120 km de routes rurales et la mise en place de 20 hectares de périmètres maraichers dans le département du Pool.

La signature du certificat de remise du don de 2 millions de dollars US qui a eu lieu ce 5 mars 2020 entre l’ambassadeur de la République Populaire de Chine, Ma Fulin et le représentant du Programme Alimentaire Mondial (PAM), Jean Martin Bauer, marque la clôture officielle du projet entamé en 2019. Cette signature s’est déroulée en présence de madame Antoinette Dinga Dzondo, ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire, représentant le gouvernement congolais qui avait lancé l’appel à l’assistance dont la Chine avait répondu favorablement.

Ce projet financé par la Chine et exécuté par le PAM a permis à ce dernier de financer le programme de résilience qu’il mène dans les districts de Kimba, Vindza, Kindamba et Mayama afin d’accompagner les populations locales affectées par la crise à relancer leur production agricole. Ce programme s’appuie sur deux volets : l’assistance alimentaire des populations vulnérables d’une part (qui reçoivent du riz, des pois, de l’huile et du sel pour répondre à leurs besoins alimentaires immédiats), et la réhabilitation de pistes agricoles, d’étangs piscicoles et de périmètres maraîchers d’autre part, permettant ainsi de renforcer la sécurité alimentaire des ménages sur le long terme et aussi aux communautés bénéficiaires de diversifier leurs sources de consommation alimentaire ainsi que leurs revenus.

Le Ministère des Affaires Sociales et de l’Action Humanitaire et le PAM ont exprimé leur gratitude auprès de la République Populaire de Chine qui, après un nouveau don en décembre 2019 pour apporter une assistance aux populations sinistrées par les inondations dans le nord et le centre du Congo, devient un bailleur incontournable de l’action humanitaire en République du Congo.

L’Ambassadeur de la République Populaire Chine, au Congo, Ma Fulin, a promis que son pays continuera à apporter son assistance aux personnes les plus vulnérables en République de Congo.

Réunion de la coordination humanitaire sur les inondations : des nombreux défis restent à relever

Faire le point depuis l’appel à l’aide lancé par le gouvernement congolais en novembre dernier jusqu’aux activités menées il y’a peu et projeter les opérations futures, tel a été la quintessence de la deuxième réunion de la coordination humanitaire sur les inondations tenue ce vendredi 28 février 2020.

Les inondations sans précédent qui ont frappées le Congo en fin d’année dernière avaient conduit le gouvernement à déclarer l’état d’urgence humanitaire pour les quatre départements (Likouala, Sangha, Cuvette et Plateaux) et à appeler la communauté internationale à l’aide pour assister les populations sinistrées desdits départements. Ainsi, des opérations d’assistance humanitaire ont été lancées à la fois par le gouvernement que par les agences du système des Nations Unies dans le nord du pays.

S’exprimant en qualité de Coordonnateur humanitaire du système de Nations Unies, le Représentant du HCR au Congo, Cyr Modeste Kouamé, a déclaré que du lancement de l’appel le 19 novembre 2019 à aujourd’hui, les agences onusiennes n’ont pu que mobiliser que 26% des besoins estimés pour assister les populations sinistrées. Afin d’assurer l’assistance humanitaire d’urgence aux populations sinistrées (170.000 personnes) durant 3 mois, le Gouvernement et ses partenaires du Système des Nations Unies avaient estimé les besoins à hauteur de $30 131 411 soit 18.014.005.135 francs CFA.

A ce jour, le Gouvernement de la République du Congo a mobilisé 1 milliard de francs CFA et a reçu des dons de la Chine (291.000.000f CFA), des communautés maliennes et mauritaniennes en vivres et non vivres. Quant au système des Nations Unies, il a mobilisé les fonds à hauteur de : 11.000.000 dollars soit 7.000.000 de francs CFA.

Le Directeur de cabinet du ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Christian Aboke-Ndza a fait le point sur les missions d’assistance humanitaire déployées par le gouvernement dans le nord du pays. Pour cette mission, une enveloppe de 400.000.000 frs CFA a été dégagé pour l’acquisition des vivres, des non vivres, des matériaux de construction et des médicaments. Mais cette aide n’a permis d’atteindre que 37% des sinistrées, ce qui signifie que près de 60% des bénéficiaires attendent encore.

Christian Aboke-Ndza a formulé un certain nombre de propositions ; dans le domaine alimentaire, garantir deux semestres d’assistance alimentaire aux populations suite à la destruction des plantations et à la décimation du bétail. Sur le plan sanitaire, il faut assurer une surveillance épidémiologique adéquate en vue de contenir la propagation des maladies hydriques. L’appui aux communautés touchées dans la reconstitution des moyens de transport nautique et dans la réhabilitation des infrastructures scolaires et sanitaires de base, la facilitation de la reconstitution des documents d’état civil détruits par les inondations, allongent la liste des actions à mener, qui ici n’est pas exhaustive.

Pour la ministre affaires sociales et de l’action humanitaires, Antoinette Dinga Dzondo les défis à relever dus aux inondations pour soulager les populations sont énormes. En effet, aux sinistrés du nord Congo, il faut ajouter ceux de Brazzaville, de Pointe-Noire et de Divenie, ce qui fait de près de 200.000 sinistrés en attente d’être secouru.

Lancement du projet Lisungi en faveur des réfugiés et des communautés hôtes

En partenariat avec la Banque mondiale et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), le Gouvernement a lancé le 27 février à Brazzaville, une nouvelle phase du projet visant à améliorer les conditions de vie des réfugiés et des populations hôtes qui les accueillent.

La phase du projet Lisungi en faveur des réfugiés sur le sol congolais intègre trois volets en dehors du financement des activités génératrices de revenus. Dans le secteur sanitaire, il favorisera la gratuité d’accès aux soins. Sur le plan éducatif, le travail consistera à couvrir pour certains ménages les coûts des intrants scolaires, le paiement des enseignants vacataires et le fonctionnement des écoles.

La répartition des ressources selon les lieux d’exécution du projet se présente ainsi qu’il suit : la Likouala (70% du projet pour les localités de Bétou, Enyéllé et Impfondo), Brazzaville (25%, Brazzaville et Igné) et Pointe-Noire (5%). Le projet est financé à hauteur de douze milliards de francs CFA par l’Association internationale de développement (IDA) grâce à un partenariat avec le gouvernement congolais. Ces fonds ont été rendu disponible grâce au plaidoyer du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) auprès de la Banque mondiale.

En termes d’allocations monétaires et d’activités génératrices de revenus, la répartition est à part égal entre les réfugiés et les populations hôtes. Ainsi, deux mille réfugiés sont concernés et autant de ménages des communautés hôtes bénéficieront des allocations monétaires y relatives. « La répartition est ainsi conçue pour ne pas servir les uns et frustrer les autres et éviter ainsi de créer ou d’exacerber les tensions entre les deux groupes de population », a expliqué la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo en présence des autorités locales et députés des zones ciblées.

Selon le représentant du HCR, Cyr Modeste Kouame, parmi les critères ayant permis au Congo de bénéficier de ce financement supplémentaire, figurent la réduction des délais de traitement des demandes d’asile, la mise en place des structures de gestion des déplacés forcés, en gros, tout ce qui a trait à la protection des réfugiés, au strict respect de leurs droits.

La représentante de la Banque Mondiale au Congo, Korotoumou Ouattara, dont l’institution est le principal bailleur de fonds dudit projet a signifié que : « Depuis 2014, nous travaillons pour soutenir le Congo dans la mise en œuvre de ce projet afin de permettre au plus grand des populations pauvres et vulnérables de sortir de la précarité ».

Présent à cette cérémonie de lancement, le préfet de la Likouala, Gilbert Djombo Bomondjo, a salué les efforts du gouvernement et de ses partenaires pour avoir amené cette version du projet Lisungi dans le département dont il a la charge. Il a en outre exprimer sa disponibilité et celle de ses collaborateurs à œuvrer ardemment pour la réussite dudit projet dans la Likouala.

Signalons enfin que le projet de loi autorisant la ratification de cet accord a été adopté par l’Assemblée Nationale et le Senat respectivement les 12 et 13 août 2019.

Le Projet Lisungi élargi aux ménages pauvres de la Bouenza

Dans le cadre de l’extension du projet Lisungi, le département de la Bouenza vient en ce 25 février 2020 d’intégrer la liste des départements bénéficiaires dudit projet. Ce sont au total vingt-huit mille six cent soixante-dix-huit ménages pauvres qui seront éligibles au projet en termes d’allocations monétaires et des activités génératrices de revenus.  

Dans la Bouenza comme ailleurs, les personnes âgées, femmes enceintes, enfants de zéro à quatorze ans reconnus pauvres ou très pauvres sont éligibles au projet Lisungi. Ils vont bénéficier de différentes allocations du projet, notamment des prestations fixes de dix mille francs CFA, d’autres variables de cinq mille francs CFA pour les enfants soumis aux conditionnalités ainsi que celle de dix mille francs CFA pour les personnes âgées de soixante ans et plus.

Les allocations pour la réalisation des activités génératrices de revenus (AGR) sont octroyées aux personnes pauvres ayant présenté un plan d’affaire validé par les gestionnaires départementaux du projet Lisungi. Ainsi, le montant alloué pour les activités génératrices de revenus ne peut dépasser deux cent cinquante mille francs CFA ; il est payable en deux tranches.

Pour Jules Monkala Tchoumou, préfet de la Bouenza : « Lisungi est une vertu très dynamique en milieu vulnérable. Nous rassurons le gouvernement et ses partenaires pour une parfaite collaboration dans la mise en œuvre de ce projet dans ce département. »

Les organes chargés de gérer le projet au niveau départemental sont : le comité consultatif départemental dirigé par le Préfet, le Comité local de suivi sous la conduite du sous-préfet ou du maire (administrateur maire), l’antenne départemental du projet Lisungi et le comité communautaire de ciblage dont l’équipe dirigeante est mise en place par les populations elles-mêmes. Toutefois, les prestations dans ces différents comités ne donnent pas droit à une rémunération.

Avant de lancer le processus d’implémentation du projet Lisungi dans la Bouenza, la ministre des Affaires Sociales et de l’Action Humanitaire a appelé le Préfet de la Bouenza et ses différents collaborateurs appelés à mettre en œuvre le Projet a s’en approprié. Car, sans cette appropriation, ce projet ne pourra pas produire les fruits attendus à la fois par les populations et par le Gouvernement.

Enfin, pour Antoinette DINGA DZONDO, le Gouvernement œuvre ardemment dans le but de pérenniser le projet des transferts sociaux car, c’est moyen important pour le développement du capital humain avec l’ultime objectif de briser le cycle de la transmission intergénérationnelle de la pauvreté.

La ville de Madingou, chef-lieu du département de la Bouenza, a constitué la dernière étape dans le cadre de la première phase du passage à l’échelle du projet Lisungi, système de filets sociaux, avant la seconde phase d’extension de ce projet qui, concernera d’autres départements.