Les textes d’application du mécanisme humanitaire attendus en 2021

Avec l’appui du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le Congo devient le premier pays de la sous-région à s’être doté du système standardisé et intégré de gestion des situations humanitaires. Il ne reste plus que des textes d’application pour opérationnaliser le mécanisme.

Le mécanisme humanitaire que le pays vient de se doter, et réceptionné par le Premier ministre, Clément Mouamba, obéit à la nécessité de combler les faiblesses relevées dans le dispositif d’organisation de secours, d’améliorer la coordination des crises aux niveaux national, départemental et communal, en raison du caractère transversal et multisectoriel de la gestion de l’humanitaire, d’établir de meilleures synergies d’actions et de réponses avant, pendant et après la survenue d’une situation humanitaire d’urgence en vue de mettre à  disposition de la population victime des solutions durables, a expliqué la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo.

« Le Conseil national de l’Action humanitaire, le Comité national des opérations humanitaires et leurs dénombrements aux niveaux déconcentrés et décentralisés, l’Equipe de préparation et de réponses aux situations humanitaires d’urgence et la mission humanitaire intégrée sont autant d’organes qui, dès leur mise en place, auront la charge de la gestion des situations humanitaires d’urgence dans le pays », a indiqué la ministre.

Pour sa part, le représentant du HCR, Cyr Modeste Kouame, a évoqué la nécessité de l’adoption et la publication des textes d’application qui faciliteront la mise en œuvre du mécanisme humanitaire encore que pour une meilleure appropriation dudit mécanisme, les urgentistes ont déjà été formés dans les douze départements du pays, afin d’être aux avant-postes des interventions humanitaires.

Au regard des inondations, sans précédent, en cours dans les départements des Plateaux, de la Cuvette, Sangha et Likouala ainsi que des tornades ayant durement éprouvées la population de Boundji (Cuvette), de Mayama (Pool), les textes d’application du mécanisme humanitaire ne devraient pas se faire attendre longtemps. Même si le gouvernement et ses partenaires apportent déjà des réponses aux catastrophes ici évoquées pour soulager ladite population.

Département de Brazzaville à l’heure de la formation sur le mécanisme humanitaire

Le ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire en partenariat avec le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a organisé, du 15 au 17 décembre à Brazzaville, un atelier de formation des membres du comité départemental des opérations humanitaires pour renforcer la vulgarisation du mécanisme humanitaire.

L’initiative du ministère des Affaires sociales et le HCR consiste à collecter les contributions pertinentes en vue d’améliorer et de finaliser le document du mécanisme humanitaire, sur la base des pratiques et des expériences en matière de gestion de situations humanitaires au niveau des départements, des communes et des collectivités locales. Les deux organisateurs envisagent aussi de rendre le comité départemental des opérations humanitaires plus habile en période de risques et catastrophes au niveau communal.

Les séminaristes ont appris les deux niveaux inter-indépendants de mise en œuvre du mécanisme humanitaire ainsi que son approche globale et intégrée. Ils ont aussi planché sur plusieurs notions liées au cycle de gestion des catastrophes humanitaires : prévision, évaluation, surveillance des risques, réduction et atténuation des dangers, préparation et réponse aux situations d’urgence ainsi que la recherche des solutions durables.

« Le département de Brazzaville dispose désormais d’un cadre standardisé pour la gestion des risques et catastrophes », a déclaré Barthélemy Okimi, directeur de cabinet du préfet de la ville de Brazzaville. Il s’est félicité aussi de la mise en œuvre des procédures opérationnelles.

En effet, les quartiers de la ville de Brazzaville sont confrontés à plusieurs situations d’urgence humanitaire : catastrophes causées par l’homme, inondations, pandémies et épidémies, mouvements migratoires mixtes qui impliquent la protection des demandeurs d’asile et des réfugiés.

« Vous avez appris qu’en cas de survenance d’une situation d’urgence, le niveau de réponse à activer dépend de la sévérité de l’impact de celui-ci. Ces résultats nous réjouissent énormément », a conclu le directeur de cabinet du préfet de la ville de Brazzaville.

Signalons que le 21 novembre 2017, le gouvernement de la République du Congo et le Haut- Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ont signé un protocole d’accord sur le renforcement des capacités en matière de protection et d’assistance aux réfugiés et aux personnes déplacées internes en République du Congo. Ce protocole d’accord sous-tendu par le mécanisme humanitaire a été validé au niveau national par les experts des quinze ministères directement impliqués dans l’action humanitaire et la gestion de situations d’urgence.

Lancement de la campagne de sensibilisation des écoles spécialisées sur le stress Covid-19

Le ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, en collaboration avec l’Unicef, a lancé le 18 décembre à Brazzaville, une campagne de sensibilisation pour une prise en charge psychosociale du stress causé par la Covid-19 dans les écoles spécialisées de Brazzaville et de Pointe-Noire.

Ce sont 2500 élèves et 90 enseignants des écoles où étudient les élèves handicapés visuels, moteurs, sourds, muets et bien d’autres qui sont ciblés par la campagne lancée ce jour. Celle-ci vise à assurer la prise en charge psychologique et socio-éducative des élèves vivant avec handicap affectés par le stress et le traumatisme causés par la pandémie de coronavirus. Il est également question de sensibiliser aux mesures barrières contre le coronavirus pour réduire les comportements à risque.

Le trauma lié à cette pandémie a des incidences psychologiques spécifiques sur des personnes handicapées qui au Congo sont au nombre de 50 000, selon les dernières estimations évoquées dans le communiqué conjoint du ministère des Affaires sociales et Unicef.

A en croire le directeur général des Affaires sociales, Christian Mabiala, cette sensibilisation est utile à plus d’un titre, d’autant plus que la peur, rumeur, psychose, panique… en contexte de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 ont des conséquences qui bouleversent la dynamique de la personnalité. C’est ainsi que l’action est orientée d’abord vers les élèves vivant avec handicap du fait de leur vulnérabilité.

Formation sur la gestion du stress lié à la covid-19

Psychologues, éducateurs, assistants sociaux suivent une formation à Brazzaville sur le stress causé par la pandémie qui devient un problème de santé publique.

« La peur, la rumeur, la psychose, la panique en contexte de covid-19 ont des implications graves sur la population », a souligné le directeur général des Affaires sociales, Christian Mabiala à l’ouverture des travaux de l’atelier de renforcement des capacités des membres de l’équipe trauma counseling et des directeurs des écoles spécialisées le 16 décembre dans la capitale.

La formation organisée par le ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire avec l’appui du système des Nations unies, notamment l’Unicef, a pour objectif d’apporter un soutien psychosocial à ceux qui sont affectés par le stress qu’engendre la covid-19 en milieu scolaire en l’occurrence.

Au Congo comme ailleurs dans le monde, le trauma covid-19 a créé un bouleversement profond dans le système éducatif. La peur de cette maladie a généré d’autres stratégies éducatives : l’école à domicile, les cours alternatifs, la limitation du nombre des élèves par salle de classe, etc. les élèves, les enseignants et les parents se sont s’adaptés à la nouvelle école post-covid-19.

Après cette formation, les formateurs vont effectuer des descentes dans les établissements scolaires spécialisés pour des campagnes de sensibilisation. Le but étant de permettre de mieux gérer le stress lié à la pandémie dont les conséquences bouleversent la dynamique de la personnalité.

Le Représentant du HCR fait ses adieux au Ministre de l’Action Humanitaire

Arrivé en fin de mission, le représentant du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), Cyr Modeste Kouamé, a passé en revue les différents points qui ont marqué ses quatre années de service en République du Congo, particulièrement dans le domaine de l’Action humanitaire.

C’était le 15 décembre, lors de l’audience que lui a accordée Antoinette Dinga-Dzondo, ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire. Les deux personnalités ont, en effet, parlé du dossier rwandais, des déplacés internes, du mécanisme humanitaire avec les projets de filets sociaux, du soutien de la Banque mondiale et autres.

Le diplomate onusien a signifié qu’il a connu une très belle expérience au Congo.   « Je suis venu dire merci au ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire. Le dossier sur les réfugiés rwandais a été bouclé depuis le 31 décembre 2017.  Nous avons aussi parlé des réfugiés internes, notamment les victimes des conflits dans le Pool et des inondations. Je pars du Congo avec un sentiment de reconnaissance, de gratitude et surtout de nostalgie », a déclaré Cyr Modeste Kouamé.

Il a rappelé que le ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire a également appuyé l’ UNHCR en matière de lutte contre l’apatridie. Le point sur le filet social du projet Lisungui a été aussi abordé.

Des jeunes désœuvrés en formation au CDS de Sembe

Une trentaine de jeunes filles et garçons de la communauté urbaine de Sembe, dans le département de la Sangha, suivent gratuitement une formation professionnelle sur des métiers visant à faciliter leur insertion sociale.

Inauguré le 30 septembre dernier par la ministre en charge des Affaires sociales, Antoinette Dinga-Dzondo, le centre de développement social de Sembe n’a pas attendu longtemps pour accueillir des jeunes désœuvrés.

Trente-deux jeunes filles et garçons, en effet, suivent une formation en coiffure mixte et en menuiserie. « Il ne s’agit que de ces deux spécialités, dans un premier temps. Les métiers liés au numérique et bien d’autres vont prochainement s’ajouter », a expliqué le directeur général des Affaires sociales, Christian Mabiala.

En réalité, il n’y a pas que les jeunes de la communauté urbaine de Sembe qui ont droit à la formation. Les portes du centre de développement social de la localité sont également ouvertes aux jeunes des contrées environnantes. A Ntam, localité située à quelques kilomètres de Sembe, un autre centre y a été érigé, en vue d’élargir la couverture, en termes de formation professionnelle des jeunes vulnérables du département de la Sangha. Des équipements sont déjà disponibles, mais ne sont pas encore installés. Les futurs apprenants devraient prendre leur mal en patience, en attendant l’ouverture imminente.

En rappel, la construction des centres de développement social visant à faciliter l’insertion socio-professionnelle des jeunes désœuvrés a été cofinancée par le gouvernement congolais et la Banque africaine de développement. Celui de Sembe, qui fonctionne déjà à plein régime, est composé de 5 bâtiments sur une superficie de 1183m². Le bloc dédié à la formation pratique peut recevoir 16 apprenants par spécialité.

Assistance humanitaire aux sinistrés de Kakamoeka

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, a apporté des vivres et non vivres, le 6 décembre, aux populations sinistrées et familles vulnérables du village de Louvoulou, district de Kakamoeka, dans le département du Kouilou. « Ce que nous avons reçu nous réconforte, surtout les vivres en mois de décembre », a indiqué Jacqueline Pemba une des sinistrées ayant reçu le don.   

Le 8 novembre dernier, en effet, une pluie diluvienne s’est abattue sur le village. Elle a occasionné la montée des eaux. Les habitations ont été inondées, les populations se sont retouvées sans abri. C’est donc pour leur venir en aide que la ministre Antoinette Dinga Dzondo a apporté cette aide humanitaire.

JIPH 2020 célébrée à Loango dans le Kouilou

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, a procédé à la remise des tricycles manuels et motorisés, des béquilles, des cannes blanches, entre autres, pour marquer la célébration de la 28e journée internationale des personnes vivant avec handicap à Loango, dans le département du Kouilou.

« C’était difficile pour nous d’emprunter les moyens de transport en commun, difficile aussi de supporter les dépenses liées à notre mobilité. Aujourd’hui, ce geste nous soulage et améliore notre situation », a fait savoir Jean Claude Tati Loemba, un des bénéficiaires de l’aide à la mobilité.

Bien avant le Kouilou, la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire a fait le même geste dans les départements de : Brazzaville, Sangha, Cuvette-ouest, Lékoumou, Niari et Bouenza.

La célébration de cette journée a pour objectif de promouvoir le bien-être des personnes handicapées et d’accroître la sensibilisation à leurs droits, afin de vaincre la stigmatisation, le rejet dont elles sont parfois victimes.

Après la remise des équipements de mobilité, la ministre Antoinette Dinga-Dzondo a aussi procédé au lancement de l’opération de certification des ménages pauvres et vulnérables devant bénéficier de l’allocation Covid-19, dans la sous-préfecture de Loango. 810 dossiers ont été reçus et traités, parmi lesquels, 612 sont en détresse sociale, 21 vulnérables et pauvres, 152 en contentieux, 17 non éligibles et 8 inscrits plus d’une fois.

Bientôt un document de la stratégie nationale de la Solidarité

Le ministère des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la solidarité a présenté, le 30 novembre, le document stratégique national de la solidarité à travers un film qui relate l’élan de solidarité témoigné par les partenaires techniques et financiers lors des inondations et la pandémie du coronavirus.  

Le document stratégique national de la solidarité va servir de guide des actions humanitaires au Congo, a expliqué la ministre Antoinette Dinga Dzondo. Il permettra d’informer le public sur le travail fourni par le ministère lors des inondations dans la partie nord du pays et la pandémie de Covid-19.

A cet effet, a-t-elle poursuivi, les contributions des acteurs de l’élan de solidarité sont attendues avant son adoption au conseil des ministres.

La ministre en charge des Affaires sociales s’est exprimée lors de la journée nationale de la solidarité célébrée sur le thème « Tous pour une action solidaire concertée ». Cette journée a été instituée en 1999, pour mobiliser les acteurs de la solidarité envers des personnes qui en éprouvent le besoin.

Selon la directrice générale de la solidarité, Anasthasie Ossangatsama, le document stratégique national de solidarité comprend des stratégies et des axes. Les stratégies ont pour objectif de garantir 180.405 ménages pauvres alimentaires, personnes vivant avec handicap et personnes du troisième âge en situation de précarité des transferts sociaux et monétaires d’ici 2022.

Il est également question d’appuyer les mécanismes communautaires d’entraide devant contribuer à la progression des indicateurs du capital social communautaire vers un niveau pouvant garantir la cohésion sociale.

Le capital social correspond aux réseaux, normes, à la culture et aux valeurs partagées garantissant la cohésion sociale qui facilitent la coopération entre les individus, les groupes et bien d’autres.

Les axes sont basés sur le financement des socles de protection sociale, du développement du capital humain et de lutte contre les inégalités, la garantie d’un socle minimum de protection sociale aux ménages et personnes vulnérables ainsi que la promotion des valeurs de solidarité.

Anasthasie Ossangatsama a, par ailleurs, annoncé quelques programmes d’appui au renforcement des capacités des acteurs de l’élan de solidarité. Parmi ceux-ci, figurent le programme de sécurité alimentaire dénommé « Ndako » et celui de la promotion de la valeur de solidarité.

Des kits alimentaires pour les sinistrés du Niari

En dehors des aliments, la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, a mis des motos à la disposition des personnes vivant avec handicap en guise d’aide à la mobilité.

Ce 25 novembre à Dolisie, le préfet du Niari, Baron Frédéric Bouzock, a reçu des mains de la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, des kits des aliments, des moustiquaires et couvertures à mettre à la disposition des sinistrés victimes des intempéries dans le département. « Les catastrophes naturelles se sont succédé sur tout le territoire national. Les ressources financières font défaut pour tous les sinistrés au même moment », a indiqué le directeur général de l’Action humanitaire, Clément Essieke, en soulignant qu’il y a des catastrophes pour lesquels l’aide n’est pas disponible jusque-là.

Le préfet du département du Niari a, quant à lui, rassuré que l’aide sera utilisée à bon escient en parvenant aux destinataires, sans détour.

En outre, une aide à la mobilité a été apportée aux personnes vivant avec handicap qui exercent dans les circonscriptions d’action sociale du département du Niari. Elles ont réceptionné des motos adaptées à leur état physique. « Nous remercions le gouvernement pour ce geste. Nous osons croire que l’initiative ne va pas s’arrêter là et nous exhortons le gouvernement à penser aussi à plusieurs compatriotes vivant avec handicap qui jusque-là, faute de moyens, ne peuvent s’approprier ces équipements facilitant leur mobilité », a déclaré Bienvenu Mountou, un des récipiendaires.

En rappel, l’aide à la mobilité a été fournie à cette couche sociale dans les départements où les opérations de certification des ménages vulnérables devant bénéficier des allocations d’urgence covid-19 ont été réalisées.