Des aides à la mobilité et de l’assistance alimentaire à destination des populations vulnérables de la Lékoumou

Le 26 août à Sibiti, chef-lieu du département de la Lekoumou, le gouvernement a mis à la disposition des handicapés moteurs du matériel facilitant leur mobilité tout en apportant une assistance multiforme à d’autres couches sociales vulnérables de la localité.

La remise du don dévoilé par la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, a été faite par le Premier ministre, Clément Mouamba. Des personnes à mobilité réduite ont reçu des tricycles et des béquilles. Des vivres ont été mis à la disposition des familles pauvres dans le cadre de l’assistance alimentaire. A la même occasion, les opérations de certification des données issues de l’identification et de l’enregistrement des ménages vulnérables susceptibles de bénéficier des transferts monétaires du programme Covid-9 ont été lancées.

Dans les autres districts notamment Zanaga, les enfants non enregistrés à l’Etat civil ont reçu des actes de naissance dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’amélioration de la qualité de vie des populations autochtones dont Sibiti et Zanaga sont des localités pilotes. Le matériel de construction a été offert dans le cadre de la reconstruction des maisons détruites suite aux intempéries dans les villages de Lilendé, Inzeri, Makanda et Dziembo  dans le district de Mayéyé.

Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, du matériel de communication a été mis à la dispostion des autorités du département de la Lékoumou dans le but de renfocer la sensibilisation en cette période de déconfinement progressif où le relâchement est constaté dans l’observation des mesures barrières visant à contenir autant que faire se peut la propagation du virus.

Asperbras fait un don de vivres aux malades et aux personnes vulnérables

Le directeur de l’administration financière de la société Asperbras Congo, Rodrigo Reiss, a remis, le 21 août, aux ministres des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, et celle en charge de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, un don de vivres destiné aux malades du Covid-19 et aux personnes en situation de détresse dans les centres d’accueil et d’hébergement. 

Composé d’une tonne de viande de bœuf, le don s’inscrit dans le cadre de l’élan de solidarité lancé par les autorités congolaises suite à la crise sanitaire due à la pandémie du coronavirus. La donation sera distribuée dans les différents structures d’accueil et d’hébergement ainsi que celle des personnes âgées pour le compte du ministère Affaires sociales.

Parmi les bénéficiaires figurent aussi les complexes crèche pouponnière et garderie de Moungali III, crèche pouponnière et garderie de Makélékélé, le centre de réinsertion et de réinsertion des enfants vulnérables.

De même, les structures d’accueil des petites sœurs pauvres, les hospices des sœurs missionnaires de la charité, les hospices de vieillard Paul Kamba, la Maison des séniors Kambissi de Mfilou ainsi que les agents sociaux réquisitionnés font partie des récipiendaires.

Antoinette Dinga Dzondo a expliqué à cette occasion que le don est immense.   « Nous avons voulu réceptionner ce don avec ma collègue de la santé parce qu’il est destiné aux malades qui sont sous sa tutelle aux personnes vulnérables sous tutelle des Affaires sociales. Le don sera redistribué dans les heures qui suivent dans les lieux indiqués parce que nous n’avons pas des structures de conservation », a-t-elle dit.

Par ailleurs, la ministre de la Santé et de la Population, Jacqueline Lydia Mikolo, précise que le don sera partagé entre les malades admis dans quatre sites de prise en charge notamment au site de Kintélé, Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville, à l’hôpital municipal Albert-Leyono et à celui de l’amitié sino-congolaise à Mfilou.

Elle a ajouté que le personnel soignant des patients du Covid-19 est également concerné par ce don. « Le geste est la bienvenue car il vient pour soulager en  besoin les malades dans les sites de prise en charge qui disposent des structures de restauration des malades et du personnel soignant », a renchéri la ministre.

Près de 3000 ménages de Kintélé perçoivent des allocations d’urgence Covid-19

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, a lancé le 14 août à Brazzaville l’opération de paiement des allocations d’urgence Covid-19 au profit des familles vulnérables et pauvres de Kintélé en présence du ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Léon juste Ibombo et de la maire de ladite commune, Stella Mensah Sassou N’Guesso.

Douze quartiers sont concernés par cette opération. Chaque bénéficiaire percevra la somme de cinquante mille francs CFA dans le cadre des mesures d’accompagnement du gouvernement aux ménages frappés par la crise sanitaire liée au coronavirus (Covid-19). « Vous avez tellement attendu ce moment et voilà nous y sommes. Cet argent est à vous et vous allez le percevoir », a indiqué la ministre des Affaires sociales, Antoinette Dinga Dzondo.

De son côté, le maire de Kintélé, Stella Mensah Sassou N’Guesso, a signifié que ce programme d’allocations d’urgence aux ménages en détresse permettra d’ameliorer, tant soit peu, les difficultés socio-économiques qu’éprouvent les citoyens congolais en général et ceux de cette commune en particulier.

Pour les bénéficiaires, l’initiative engagée par le gouvernement est une source de soulagement et de joie. « Je me réjouis de cette initiative. La somme que je viens de recevoir me permettra de subvenir à quelque dépense de ma petite famille en cette période de crise liée à la pandémie du coronavirus », a indiqué Edouard Tronga, après avoir reçu son allocation.

La distribution des fonds aux ménages vulnérables se fait via posteMobile grâce au partenariat public privé de la Société des postes et de l’épargne du Congo (Sopéco), la poste et Sikar Finance, super Agent Moneygram.

Produit de la Sopéco, le dispositif posteMobile est un porte-monnaie électronique des Congolais qui permet aux bénéficiaires de recevoir, à partir de leurs noms et numéros de téléphone, un message contenant les indications sur le montant à percevoir, l’agence ou le bureau de poste dédié ainsi qu’un code personnel d’accès à son compte…

Selon la directrice générale de la Sopéco, Ludovique Mbossa Mabwere, posteMobile apparaît comme la solution incontournable qui permet de redonner de la dignité aux concitoyens les plus vulnérables. « Aujourd’hui, nous nous retrouvons ici, à Kintélé, dans un bureau mobile, car c’est aussi cela les services postaux : mobile et proximité, pour servir près de 3000 ménages vulnérables », a-t-elle fait savoir.

A ce titre, la directrice de la Sopéco a sollicité l’installation d’un bureau de poste à Kintéké en vue de permettre aux habitants de cette commune de bénéficier, eux aussi, des services publics postaux de proximité.

Notons que depuis le 23 juillet de cette année, près de mille ménages de l’arrondissement 3 Poto-Poto ont pu bénéficier des premiers versements.

Gestion des catastrophes : une enquête de terrain pour l’évaluation des dommages

Le ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, a échangé le 12 août, par visio-conférence, avec les différents partenaires sur le projet d’évaluation post catastrophe dans les zones affectées par les inondations dans le pays.

Au total, deux cent mille personnes ont été affectées par des inondations dans les départements de la Likouala, la Cuvette, la Sangha et les Plateaux. Parmi les victimes figurent, plusieurs femmes, enfants et des personnes âgées.

A cet effet, les parties prenantes se sont réunies pour établir avec exactitude l’ampleur des dommages subis par la communauté après ces débordements d’eaux observés afin de mieux cibler les priorités d’appui au relèvement et à la préparation.

La réunion s’inscrit dans le cadre du Plan de travail annuel signé le 3 mars 2020 entre le ministère de tutelle et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) pour servir de support juridique au projet.

L’échange a permis à l’équipe chargée de l’évaluation et aux différents partenaires de fixer les objectifs de l’évaluation, la méthodologie d’un travail bien élaboré afin de recueillir des éventuelles suggestions d’amendements des termes de références de l’évaluation.

Le chargé de Programme gouvernance et Résilience au bureau du Programme des Nations unies pour le développement, Joseph Ikoubou, a expliqué à cette occasion que la prochaine étape concerne l’exploitation des rapports disponibles, le déploiement d’une enquête de terrain multi-acteurs de préparation ainsi que l’élaboration d’une stratégie.

Le travail de terrain s’effectuera de connivence avec les autorités locales des districts affectés. Ces équipes disposeront des informations croisées qui leur permettront de cerner l’ampleur des dommages et des pertes subies par la population et les besoins de relèvement des communautés.

Il a expliqué la différence entre la riposte dans le moyen et à long terme. Selon lui, la riposte à moyen terme consiste à établir un plan de relèvement afin d’aider les populations de tous les quatre départements affectés à se refaire. Tandis que l’approche à long terme consiste à élaborer une stratégie nationale de préparation du pays à ce type de catastrophe pour prévenir les dommages.

Cette phase de lancement post catastrophe, poursuit-il, a permis au Pnud d’apporter son appui technique et financier. L’appui technique consiste à préparer cette inondation, cerner la méthodologie de l’étude et organiser la coordination de la mission portant sur l’enquête. « L’implication des autres partenaires interviendra à la fin de l’élaboration du plan de relèvement car le but de cette séance a été de sensibiliser les autres acteurs de l’existence d’un plan de relèvement ainsi que d’une stratégie nationale de prévention des risques des catastrophes à financer », a-t-il annoncé.

La ministre Antoinette Dinga Dzondo a invité les partenaires à s’impliquer dans le processus en vue d’une amélioration fiable car le document a été mis à leur disposition.

Soulignant le besoin en financement pour arriver au bout de l’évaluation, la ministre a indiqué qu’un accent particulier sera mis sur le relèvement et la stratégie dite de prévention dans le domaine de l’éducation, l’assainissement et de l’agriculture. « Nous avons besoin de vous pour commencer le travail pour prendre tous les éléments en compte car les impacts des inondations ont été observés dans les secteurs de l’habitat, la santé, la nutrition, l’alimentation, l’assainissement, l’éducation et bien d’autres », a-t-elle déclaré.

Les victimes des inondations, ensablement et érosion de Mfilou touchent la caution locative

Le ministère des Affaires sociales et de la Solidarité a amorcé, le 11 août, le paiement d’une caution locative aux populations de Mfilou dont les habitations ont été inondées ou englouties par le sable, à l’issue des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville capitale ces derniers mois.

Au total 783 foyers sinistrés sélectionnés vont bénéficier de l’aide financière accordée par le gouvernement. La subvention est attribuée aussi bien aux propriétaires des parcelles endommagées ou leurs parents qu’aux locataires. Chaque ménage déclaré victime touche depuis le 11 août deux cent quarante mille (240.000 Fcfa), équivalent de quatre mois de caution locative. La somme allouée permettra à ces sinistrés d’acquérir de nouveaux loyers, au lieu de s’agripper dans les décombres.

Dans le septième arrondissement Mfilou, quatre zones sont concernées par ces catastrophes naturelles. Il s’agit des quartiers Indzouli avec dix foyers enregistrés, Itsiali (cent sept ménages détruits), Cité des 17 (trois foyers endommagés) ainsi que Ngambio à la Base, qui constitue la zone rouge de ces ensablements et inondations, totalisant à lui seul six-cent soixante-trois ménages endommagés et englouties.

 « Nous sommes victimes des inondations à Mfilou. Nous sommes venus toucher nos allocations financières que le gouvernement nous avait promises. Nous lui sommes reconnaissants, mais attendons à ce qu’il traite et stabilise les érosions qui nous ont endeuillées afin que nous regagnions nos foyers respectifs », a souligné une victime, après avoir touché son allocation.

Hormis les foyers déjà recensés, deux cents autres sont classés dans les contentieux. Leurs dossiers seront traités au plus vite afin que ceux qui rempliront les critères puissent bénéficier, eux aussi, de l’appui financier de l’Etat.

Lançant le paiement, la ministre de tutelle a fait savoir que le recensement des victimes s’est fait en toute indépendance et transparence afin de permettre aux ayants droit de bénéficier de l’appui du gouvernement.

« Nous avons effectué des enquêtes qui nous ont permis de recenser en toute indépendance les victimes que nous avons classées selon les catégories. Les ménages qui touchent les allocations ce jour sont ceux dont les dossiers ont été approuvés, conformément aux directives du chef de l’Etat », a indiqué la ministre des Affaires sociales et de la Solidarité, Antoinette Dinga Dzondo.

Lancement de la certification des ménages bénéficiaires des allocations d’urgence à Kinkala

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, a remis, le 10 août, des copies de registres d’inscription des ménages bénéficiaires des allocations d’urgence au président du Conseil municipal, maire de Kinkala, Joseph Kifoua, pour la concordance de données.   

La cérémonie d’installation du comité pluri-acteurs de certification de données a permis à cette cellule d’être éclairée sur sa mission. Ce comité doit travailler en toute indépendance sous la supervision du maire de la commune de Kinkala, Joseph Kifoua, pour que les fonds soient payés aux bénéficiaires. L’objectif est de fiabiliser davantage le processus de ciblage des ménages pour éviter toutes contestations.  Il s’agit également de donner la possibilité aux élus nationaux et locaux  ainsi qu’à la société civile d’examiner les données recueillies après enregistrement et enquêtes et de les contrevérifier en cas de doute.

Au total trois mille six cent soixante-dix ménages sont enregistrés dans quinze quartiers de la commune de Kinkala, dans le département du Pool, d’après les resultats de l’enquête présentés par la directrice générale de la solidarité, Anasthasie Ossangatsama. Ils  sont répartis en trois catégories notamment les ménages très pauvres qui s’élèvent à deux mille sept cent six ménages et cent soixante-seize ménages pauvres et vulnérables. Parmi ces ménages figurent ceux qualifiés de contentieux. Ils sont au nombre de six cent soixante et un.

D’après elle, le nombre des ménages non éligibles est de cent vingt-et-sept. La directrice générale de la solidarité a annoncé que quatre mille cent trente-neuf ménages ont été inscrits au bottin. Seulement quatre mille cinq ménages ont été enquêtés. Cependant, le ministère n’a reçu et traité que trois mille six-cent soixante-dix ménages. A cet effet, la ministre Antoinette Dinga Dzondo a invité les acteurs de l’identification des données à trancher les avis contraires portant sur les ménages qualifiés de contentieux sans interférence du ministère, ajoutant que tous ceux qui ont participé à cette opération seront audités.

Par ailleurs, Antoinette Dinga Dzondo a expliqué au comité pluri-acteurs la différence entre le projet Lisungi et les allocations d’urgence. L’allocation d’urgence est octroyée aux ménages pauvres dans le cadre de la riposte contre la pandémie du coronavirus, programme du gouvernement engagé à accorder une allocation d’un montant de 50.000 francs CFA à 200.000 francs. Ce financement, poursuit la ministre, était prévu pour permettre aux ménages de se procurer des denrées alimentaires et les autres produits de première nécessité pendant la période de confinement. De son côté, le maire de Kinkala, Joseph Kifoua, a salué l’initiative du gouvernement d’apporter une assistance financière à la population dans le cadre de la lutte contre la pandémie.

L’Allemagne au chevet des ménages vulnérables

Le chargé d’affaires a.i de l’ambassade d’Allemagne au Congo, Jonas Wiesenecker, a annoncé le 5 août à la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, l’octroi d’un don de 98 millions FCFA au Congo, en vue d’assister les familles vulnérables de Brazzaville et de la Likouala en cette période de crise sanitaire.

D’un montant de 150 000 €, la contribution de l’Allemagne dont la ville de Dresde est jumelée à Brazzaville permettra d’accompagner les ménages vulnérables dans les quartiers périphériques de la capitale congolaise qui sont identifiés comme étant les zones où vivent les personnes les plus pauvres, suite à la crise sanitaire de la Covid-19. Une partie sera destinée aux victimes des inondations dans la Likouala, où une assistance est toujours nécessaire.

Ainsi, les transferts monétaires seront privilégiés pour cette assistance alimentaire : les bénéficiaires pourront ainsi effectuer des achats alimentaires auprès de boutiques partenaires du Programme alimentaire mondial (PAM). « Depuis longtemps, l’Allemagne est aux côtés du Programme alimentaire mondial, comme deuxième plus grand contributeur dans le monde. En République du Congo, la coopération avec le PAM nous permet de renforcer l’amitié entre les deux pays avec les actions concrètes et d’assister les populations en situation difficile de manière rapide et efficace », a indiqué le chargé d’Affaires a.i. d’Allemagne au Congo, Jonas Wiesenecker.

Selon le PAM, le nord du Congo fait actuellement face à une triple vulnérabilité liée aux inondations d’octobre 2019 à janvier 2020 qui ont détruit 70% des récoltes, à la résurgence du virus Ebola en RDC voisine d’où proviennent de nombreuses denrées. Le pays traverse également une mauvaise passe suite à la crise sanitaire de Covid-19. Ces facteurs ont un impact majeur sur le prix et la disponibilité des produits alimentaires dans la zone, impactant aussi sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

 « Ce don du gouvernement d’Allemagne nous permettra d’élargir notre action pour renforcer la sécurité alimentaire des plus vulnérables au Congo. Cette contribution de la ville de Dresde, inédite, est un grand signe de solidarité des habitants de Dresde vers ceux de Brazzaville », a souligné le représentant du PAM en République du Congo, Jean-Martin Bauer.

Justice : des Béninois condamnés à trois ans de réclusion pour traite d’enfants

Reconnus coupables des faits mis à leur charge, à l’issue du procès le 4 août à Brazzaville dans le cadre de la session criminelle, les condamnés qui ont bénéficié des circonstances atténuantes prévues à l’article 463 du code pénal ont trois jours pour faire appel.

En dehors de trois ans de réclusion et un million d’amende pour chacun, Pauline Houessou et les trois autres coaccusés vont payer à l’Etat congolais les frais de rapatriement des enfants victimes, a indiqué Christian Oba, président de la Cour criminelle, prononçant le verdict. Les condamnés ont fait venir du Benin dix filles mineures privées de scolarité, soumises aux corvées dans les marchés et à leurs domiciles, souligne l’acte d’accusation.

Parmi les poursuivis, deux ne se sont pas présentés dont un pour citation à parquet. « Ils sont condamnés à dix ans de travaux forcés et dix millions d’amende ferme chacun », a souligné le président de la Cour criminelle en évoquant un mandat d’arrêt contre eux à l’audience et tout en ordonnant leur expulsion du territoire congolais à l’expiration des peines ci-dessus prononcées.

Pour Me Aimé Louzolo, avocat de l’Etat congolais, la décision rendue est objective et vise à contribuer à la lutte contre la traite d’enfants et d’autres formes de crimes transfrontaliers. Ce qui est contraire à ce qu’ont pensé les avocats de la défense. A en croire Me Jacques Chrysostome Kiporo, dans un dossier purement criminel il faut toujours apporter les éléments qui prouvent que l’infraction est établie. Selon lui, l’accusation s’est contentée de lire les textes sans apporter la moindre preuve de la commission de l’infraction.

En rappel, la loi n°4-2010 du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant punit la traite ou le trafic d’enfants en terre congolaise. L’arsenal juridique est renforcé par la loi n°22-2019 du 17 juin 2019 portant lutte contre la traite des personnes.