La communauté mauritanienne au chevet des victimes des inondations

Les Mauritaniens vivant au Congo ont remis, le 28 janvier, un lot de vivres et non-vivres au gouvernement pour venir en aide aux populations sinistrées suite aux dégâts causés par les pluies diluviennes et les inondations.

Le don réceptionné par le directeur de cabinet de la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Christian Aboké-Ndza était composé entre autres 15 tonnes de riz, 100 cartons de spaghettis, 100 sacs de sel, 100 cartons d’huile, 100 matelas et 20 sacs de sucre de 50 kg. Ce don stocké dans les entrepôts situés dans l’enceinte de l’Institut des Jeunes Sourds, a été réceptionné par le directeur.

La Communauté Mauritanienne a ainsi répondu aux appels à la solidarité lancés par les hautes autorités du pays pour faire face aux conséquences des inondations qui ont frappés le pays depuis le mois d’octobre dernier et faisant des milliers de sinistrés. Remettant un échantillon du don au directeur de cabinet, Mohamed Lemine, membre du bureau de la communauté mauritanienne au Congo, a déclaré ce qui suit : « à travers ce don, nous apportons notre soutien à nos sœurs et frères Congolais victimes des inondations à travers le pays. Nous ne sommes pas à notre premier geste parce que pendant le drame du 4 mars 2012, nous sommes également venus en aide à nos frères et sœurs. Ce ne sera pas aussi notre dernier geste d’autant plus que le Congo est notre deuxième patrie », aussi a-t-il remercié les autorités et le peuple congolais pour la sécurité et l’hospitalité dont cette communauté bénéficie.

Après avoir réceptionné le don, Christian Aboké-Ndza a remercié les donateurs en ces termes : « pour nous, c’est un réconfort énorme pour les populations sinistrées. Il y a non seulement la qualité, mais également le geste qui compte. Nous disons à la communauté mauritanienne tous nos remerciements et toute notre gratitude pour le geste accompli. Je sais également que d’autres communautés vont venir exprimer ce même élan de solidarité qui est nécessaire pour nos populations.»

En rappel, la République du Congo fait face depuis la fin de l’année dernière à des inondations et des érosions de sol suite aux fortes pluies qui s’abattent sur le pays ; aussi le pays qui a lancé un appel à la solidarité attend toujours de recevoir de ses partenaires des dons pour soulager les sinistrés.

Le projet Telema désormais sur les rails

Le Ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire, Madame Antoinette DINGA DZONDO a procédé au lancement ce jeudi 23 janvier 2020 à Brazzaville, du projet d’appui à l’inclusion productive des populations vulnérables en République du Congo intitulé projet TELEMA.

Ce projet qui vise, entre autres, à restructurer le travail social et faire émerger une nouvelle approche pour accompagner les populations vulnérables vers une autonomisation durable sera mis en œuvre pendant une durée de 52 mois par le Ministère des Affaires Sociales et de l’Action Humanitaire (MASAH) dans les départements de Brazzaville, Pointe-Noire et du Pool.

De manière spécifique, le projet TELEMA poursuit les objectifs suivants :

  • Renforcer durablement les capacités du MASAH au niveau central comme au niveau déconcentré pour contribuer à la réalisation des ambitions du MASAH et créer les conditions de la pérennisation des acquis du programme.
  • Expérimenter, graduellement dans 21 circonscriptions d’action sociale des dispositifs permettant d’accompagner durablement des personnes vulnérables vers l’emploi ou l’auto-emploi.
  • Permettre la mise en place et l’ancrage du Système National d’Information de l’Action Sociale (SNIAS) en installant des modalités de collecte et d’exploitation des données d’action sociale suffisamment adaptées à l’organisation et au fonctionnement du MASAH.

Les cibles du projet Telema sont les jeunes dont l’âge varie entre 16 à 29 ans, les adultes vulnérables de 30 ans et plus, diplômés sans emploi, au chômage, en situation de handicap ou non, qui sont en capacité d’exercer une activité génératrice de revenus ou de poursuivre une formation en vue de leur insertion professionnelle et sociale.

S’exprimant à cette occasion, la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire. Antoinette Dinga-Ndzondo a souligné que ce projet est appelé à exister avec d’autres de même nature visant à offrir à la population un socle de protection sociale non contributive. Allusion faite, entre autres, au projet Lisungi qui suit normalement son cours, notamment à l’intérieur du pays.

Le projet TELEMA bénéficie, dans le cadre du 2ème Contrat Désendettement Développement (CDD), d’un financement de l’Agence Française de Développement (AFD) de 10 millions d’euros soit 6,5 milliards FCFA et de l’assistance technique d’Expertise France pour sa mise en œuvre.

François BARATEAU, Ambassadeur de France en République du Congo dont le pays a financé ledit projet, a promis que sont pays continuerait d’appuyer le Congo dans ses efforts à sortir de la pauvreté.

Le Projet Lisungi finance plus de 2000 microprojets dans les Plateaux et la Cuvette

Les ménages pauvres des départements des Plateaux et de la Cuvette, notamment des districts de Ngo, Gamboma, Oyo et Makoua, ont reçu, le 21 janvier, une première tranche des financements pour leurs microprojets, au titre du projet Lisungi.

Les ménages bénéficiaires ont reçu des fonds des mains de la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo. Ces derniers ont été sélectionnés à l’issue des campagnes de sensibilisation et des enquêtes.

Dans les départements couverts par le projet Lisungi, les ménages ont été inscrits au Registre social unique (RSU) permettant aux familles d’avoir désormais un numéro ou un code à partir duquel le gouvernement suit la situation de tout demandeur ou bénéficiaire de l’aide sociale.

Deux mille quatre cent-vingt-cinq projets des ménages pauvres, dans le nord Congo, sont financés par ce projet et l’Etat. Les fonds alloués devraient permettre de lutter contre la pauvreté au sein des communautés à travers, entre autres, la réalisation des activités génératrices de revenus. Les premières tranches des fonds décaissés oscillent entre cent cinquante mille et deux cent cinquante mille francs CFA par ménage.

« Deux cent quatre-vingt-seize bénéficiaires de crédits d’activités génératrices de revenus et quatre-vingt-treize bénéficiaires du transfert cash qui ont perçu huit trimestres dans la communauté urbaine de Ngo sont dans la joie », a fait savoir le maire de la communauté urbaine de Ngo, Sylvie Ngakabi.  

De son côté, le sous-préfet de Ngo, Aloys Omambi, a salué l’initiative des pouvoirs publics de voler au secours des populations démunies. « Nous vivons auprès de ces populations démunies, nous ressentons la profondeur de leur cri de cœur », a-t-il dit.

Et d’ajouter : « Ces populations parfois épuisées par l’âge et la pauvreté nous disent souvent qu’elles ne savent comment se frayer un chemin pour des lendemains meilleurs. Les ménages que nous côtoyons tous les jours vous en sont très reconnaissants. Il reste qu’il faille encadrer ces bénéficiaires convenablement afin que l’effort ne soit pas vain ».

En rapport avec le troisième âge, les allocations du projet Lisungi prennent en charge des dépenses liées à la perte d’autonomie financière. C’est également une aide aux familles afin de secourir les enfants confrontés à des difficultés sociales, éducatives ou encore matérielles.

Devant des bénéficiaires du projet, la ministre des Affaires sociales a insisté sur le suivi et l’encadrement de ces derniers en vue du bon usage des fonds. « Avec cet argent, ne vous empiffrer pas de la boisson. Chacun par rapport à son projet, adonnez-vous au travail, car c’est delà que viendront la réussite et l’amélioration des conditions de vie », a déclaré Antoinette Dinga-Dzondo.