Une cinquantaine de prestataires recrutés pour servir dans les CAS dans le cadre du Projet Lisungi

Cinquante-huit finalistes de l’Institut national du Travail Social (INTS) ont été engagés comme prestataires, pour une durée d’un an, afin de combler le déficit en personnel dans l’exécution du projet Lisungi dont l’objectif est de sortir la population vulnérable de la précarité.

Les prestataires recrutés seront déployés dans les Circonscriptions d’Action Sociale (CAS) des départements de Brazzaville (Bacongo, Djiri, Makélékélé, Mfilou, Moungali et Talangaï), de la Cuvette (Oyo et Makoua), du Niari (Dolisie), des Plateaux (Ngo et Gamboma), Pointe-Noire (Mvou-Mvou et Loandjili) et du Pool (Goma Tsé-tsé précisément à Nganga Lingolo) où s’exécute le projet Lisungi, à partir du 22 mai courant. Comme tâches, Ils réaliseront les enquêtes auprès des ménages, participeront au suivi du respect des conditionnalités par les ménages, gérerons la base de données du Registre Social Unique (RSU), traiteront les données d’enquête, etc.

S’exprimant à cette occasion, la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette DINGA-DZONDO, a souligné que la présente initiative permettra de résorber le problème du déficit en personnel de terrain dans les CAS. Depuis plusieurs années les effectifs ne font que dégraisser au niveau des structures opérationnelles dont les CAS en raison des nombreux départs à la retraite et changement d’administration.

Par ailleurs, la ministre a mis en garde les prestataires sur les conséquences des mauvaises pratiques qui pourront advenir en ces termes : « Vous serez jugés aux résultats. Si vous ne travaillez pas bien, le contrat sera rompu. Si j’entends que vous avez pris de l’argent pour vite traiter le dossier de tel ou tel ménage vous serez virés. Ceux qui l’ont fait ont subi le même sort. Les critères de sélection sont définis, ils sont à respecter.» Toutefois, elle n’a pas manqué de souhaiter plein succès aux prestataires.

Pour le coordonnateur du projet Lisungi, Alfred Constant KIAKOUAMA, les anciens étudiants de l’INTS ne seront pas du tout en terrain inconnu puisqu’ils ont été régulièrement utilisés dans les activités du projet. Aussi ajoute-t-il que ces prestataires sont aujourd’hui aptes à assumer les tâches qui leurs sont dévolues dans les CAS dans le cadre du projet dont il a la charge. Par le passé, a-t-il rappelé, le déploiement des agents de terrain et la gestion du registre social unique ont soumis à rude épreuve par manque d’effectifs.

Il sied de souligner que le Projet Lisungi, Système de Filets Sociaux, est un projet du gouvernement congolais avec l’appui de la Banque Mondiale lancé en 2015. Aujourd’hui ce projet bénéficie de l’appui financier de l’Agence Française de Développement (AFD). C’est cette dernière qui prendra en charge la rémunération des prestataires pendant une année.

Le Conseil des personnes vivant avec handicap consultatif s’imprègne de son cadre juridique

Un atelier de renforcement des capacités réunira les membres du Conseil consultatif des personnes vivant avec handicap (CCPVH), le 12 avril à Brazzaville, a indiqué le secrétaire permanent de la structure, Jean de Dieu Goma, au sortir de l’audience avec la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo.

« La séance de travail permettra aux membres du Conseil de s’imprégner des différents textes qui le régissent », a expliqué Jean de Dieu Goma. Il a également indiqué que le CCPVH tiendra sous peu sa session inaugurale sans révéler de date.

Jean de Dieu Goma a, par ailleurs, salué la collaboration avec le ministère des Affaires sociales et de l’action humanitaire qui les accompagne dans la réalisation de leur  feuille de route comme le témoigne la rencontre avec la ministre Antoinette Dinga Dzondo, le 11 avril. Les principales missions du CCPVH sont d’émettre des avis dans sa vocation consultative et faire des suggestions au gouvernement pour une meilleure prise en compte des personnes vivant avec handicap.

En rappel, le président de la République a nommé par décret n°2019-11, du 14 janvier 2019, les autres membres du CCPVH. Ils sont au total cent trois dont soixante-quatre ont une voix élective et les autres issus des différents ministères et organes étatiques possèdent une voix consultative. À la différence d’autres institutions constitutionnelles, les membres à voix élective ont été sélectionnés après des élections catégorielles.

Don additionnel de la Chine aux déplacés du Pool

L’ambassadeur chinois, Ma Fulin, a mis à la disposition du ministère des Affaires sociales et de l’action humanitaire du matériel aratoire qui aidera les déplacés, de retour dans leurs localités, de poursuivre la relance des activités agricoles.

« Ce n’est pas pour la première fois que la Chine nous aide dans le cadre du plan de relèvement des familles relogées du Pool », a rappelé la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, recevant le don supplémentaire de l’ambassade de Chine, le 27 mars, à Brazzaville.

Un don qui complète les kits du matériel aratoire que la Chine a récemment mis à la disposition des familles relogées pour accroître leur capacité de production agricole qui leur ouvrira les portes de l’autonomie tant souhaitée.

L’ambassadeur de Chine a indiqué que son pays ne s’arrêtera pas là. « Nous allons continuer à faire ce genre d’actions d’une manière ou d’une autre », a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire estime que le Congo n’est pas seul à agir en faveur de la population du Pool. Ses partenaires sont de beaucoup dans le cadre de l’assistance humanitaire et la Chine en est un.

En février dernier, le don fait par la Chine, estimé à soixante et un millions de francs CFA, a été mis à la disposition de dix-neuf coopératives des localités et des ménages.  Selon la ministre,  la relance des activités agricoles va bon train et les étangs piscicoles sont en cours de réhabilitation. Par rapport aux besoins pressants de la population, elle verra dans quelle localité du département du Pool sera acheminé le don reçu le 27 mars.

Le Projet Lisungi lance une mise en garde aux faussaires

Il y a des citoyens qui, ne remplissant aucun critère, apportent des fausses preuves pour bénéficier des fonds du projet destinés à financer les activités génératrices de revenus des personnes pauvres et vulnérables pour les sortir de la précarité. Tout devrait donc être mis en œuvre pour barrer la route aux tricheurs.

Le projet Lisungi financera huit mille projets générateurs de revenus cette année. L’enveloppe destinée aux micro-projets ne dépassera pas la somme de 250 000 FCFA par projet. Les bénéficiaires ne sont autres que les personnes pauvres et vulnérables.

Pour éclairer la lanterne de tous sur ce que l’on entend par personne ou ménage pauvre, la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, a expliqué, lors d’une conférence tenue récemment à Brazzaville : « Le seuil de pauvreté alimentaire est d’environ 617 FCFA, le seuil de pauvreté non alimentaire 317 FCFA. Le seuil global de pauvreté est quant à lui estimé à 994 FCFA ». Ce sont, à dire vrai, des ménages concernés par le seuil de pauvreté ici évoqué qui sont de vrais bénéficiaires des fonds du projet Lisungi.

Malheureusement, lors de l’inscription, il y a même des fonctionnaires ou plusieurs autres catégories de citoyens ou ménages, vivant largement au-dessus du seuil de pauvreté, qui figurent parmi les bénéficiaires. La ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire en a donné des exemples suffisamment illustratifs.

À Dolisie, dans le département du Niari, a-t-elle rapporté, lors de l’identification, environ deux mille six cents  ménages ont été enregistrés. Après enquête, seulement deux cent soixante-onze ont été retenus. « Il y a certaines personnes qui ont changé de localité, à la recherche des cabanes ou des huttes, juste pour apporter la preuve qu’elles sont pauvres », a fait savoir Antoinette Dinga Dzondo.

Preuve d’une volonté affichée de la part de certains citoyens de tromper la vigilance des équipes déployées sur le terrain pour les inscriptions des personnes et ménages pauvres, vulnérables. Les cas de complicité entre les deux parties sont, par ailleurs, pointés du doigt. « On a eu beaucoup de cas où les gens ont été inscrits tout en sachant qu’ils ne sont pas éligibles », a déploré la ministre des Affaires sociales.

« Nous serons davantage rigoureux dans la sélection », a laissé entendre Antoinette Dinga Dzondo. Après la sélection et l’identification, il y a des enquêtes qui sont menées pour détecter les faussaires et les écarter. C’est ce qui a, d’ailleurs, permis antérieurement de rattraper les erreurs qui se sont glissées. « Vous devez tout faire pour que seuls les vrais bénéficiaires soient sélectionnés, bien suivis afin qu’ils sortent de la précarité et qu’ils laissent place à de nouvelles inclusions », a-t-elle indiqué, lors de la formation des acteurs chargés de la mise en œuvre du Programme des activités génératrices de revenus.

Des mesures devraient être plus coercitives à l’égard des citoyens malhonnêtes pour faux et usage de faux lorsqu’ils sont détectés afin de mieux les dissuader à emprunter des raccourcis pouvant porter entorse au succès de ce projet salvateur pour les plus démunis. La conscience citoyenne devrait, en outre, les disposer à ne pas s’y engager d’autant qu’ils sont conscients de ce qu’ils ne remplissent aucun critère pour bénéficier des fonds alloués au projet Lisungi. La vision du gouvernement, a insisté la ministre, est de porter ce projet à l’échelle. Mais il ne faut pas pour autant que les fraudes soient elles aussi portées à l’échelle.

Lancement des activités du Programme d’Activités Génératrices de Revenus pour 8000 personnes vulnérables

Dans le cadre d’aide aux personnes pauvres et vulnérables, la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, a indiqué que le financement des petits projets ne dépassera pas la somme de deux cent cinquante mille francs CFA.

« Les fonds alloués, estimés à plus de deux milliards de FCFA, pour le financement des huit mille projets, sont disponibles et n’attendent que les porteurs de projets. A ce jour, 9 366 ménages sont éligibles et ces ménages représentent 46 763 individus bénéficiaires des transferts monétaires », a déclaré Antoinette Dinga-Dzondo, en conférence de presse le 21 mars à Brazzaville. Le montant qui sera alloué à chaque micro-projet éligible ne dépassera pas la somme de 250 000 FCFA, a-t-elle précisé. Les personnes vulnérables installées dans seize localités de six départements du pays sont concernées par le projet.

Avant que le gouvernement ne lance officiellement le projet Lisungi, un travail en plusieurs étapes se fera au préalable. Conformément au manuel de procédures qui a été mis en place avec l’approbation des partenaires, notamment la Banque mondiale et l’Agence française de développement, une série d’activités sera, en effet, réalisée.

Tout commencera par l’affichage des listes des ménages des catégories pauvres et très pauvres dans les circonscriptions d’action sociale. Après, interviendra la campagne de sensibilisation à l’inscription au programme. Les cartes d’inscription au registre social unique pour l’obtention d’un code seront délivrées par la suite auprès des associations locales retenues. La réalisation des enquêtes sociodémographiques et de vulnérabilité ainsi que la réalisation des projets de financement font partie des étapes qui précèderont le lancement officiel de Lisungi cette année. Il est donc temps pour les porteurs de projets de peaufiner leurs plans même si une fois retenus, ils bénéficieront d’un accompagnement multiforme, à en croire la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire.

Pool : mille quatre cents nouveaux ménages bénéficient du matériel agricole

La ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, a remis à un échantillon de récipiendaires, le 26 avril à Kinkala, un lot du matériel acquis grâce à la collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), sur financement du Fonds central pour les interventions d’urgence des Nations unies.

Composé, entre autres, de pelles, ficelles agricoles, pioches, crocs à fumier, bâches thermiques de serre, asperseurs à secteur, le matériel est destiné à mille quatre cents ménages les plus vulnérables, ciblés dans trente-cinq villages issus de huit districts du département du Pool. Il s’agit notamment de Kinkala, Mbandza-Ndounga, Goma Tsé-Tsé, Mindouli, Mayama, Kimba, Kindamba et Vinza.

Cette opération de distribution, qui s’inscrit dans le cadre du relèvement de la population doit se poursuivre dans les autres localités, a été lancée à Kinkala, en présence des autorités départementales et municipales.
« Nous remercions le président de la République, qu’il ne nous abandonne pas, nous sommes derrière lui. C’est pour la première fois que nous, habitants de Voula, recevons les dons du gouvernement depuis la fin des hostilités. D’habitude, nous venions traîner à Kinkala, donc merci également à la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire ainsi qu’aux Nations unies. Ce que la ministre a dit, c’est vrai, souvent les dons sont détournés », a déclaré la cheffe du village Voula, Zoé Lounienzo.

Outre des kits individuels, les bénéficiaires recevront également du matériel collectif qu’ils vont utiliser dans chaque village ensemble. On peut citer des motopompes, des moulins pour foufou et des serres pour les pépinières.
« Des kits de matériels agricoles, bien que ne contenant pas tout ce que l’on aurait bien voulu apporter aux bénéficiaires, participent de la volonté du gouvernement d’aider la population vulnérable à amorcer le relèvement précoce dans le département du Pool, afin que les ménages qui vont les recevoir, puissent retrouver tant soit peu les capacités de production des vivres dont ils ont besoin pour se nourrir », a expliqué le conseiller au programme gouvernance du Pnud Congo, Joseph Ikoubou.

En dehors du relèvement de la population, cette opération vise à redonner, à la longue, au Pool sa vocation de grenier de Brazzaville. Ainsi, d’autres partenaires comme la FAO apporteront des semences et des formations pour les familles bénéficiaires. Selon Joseph Ikoubou qui a représenté le nouveau représentant résident du Pnud au Congo, Diop Maleye, il s’agit d’une intervention conjointe et multiforme.

Notons que le relèvement constitue une étape importante pour la population cherchant à se refaire après qu’elle a souvent tout perdu à cause d’un conflit. Conscient des cas de détournements souvent rapportés, le Pnud a souhaité que le ministère des Affaires sociales, la préfecture et le conseil départemental du Pool, les sous-préfets ainsi que les comités de dialogue et de réconciliation des huit districts concernés puissent faire preuve d’engagement dans le suivi des ménages bénéficiaires. Le but étant de s’assurer que le matériel livré est bien utilisé à la production des vivres.

S’adressant aux autorités locales, la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire a fustigé ce comportement qui déshonore le pays.

« La distribution doit se passer normalement sans que cela n’aille chez les personnes non concernées. Le chef de l’Etat condamne les antivaleurs qui sont ancrées en nous, même les partenaires n’ont plus confiance en nous, c’est honteux. Les partenaires ont utilisé les ONGs par manque de confiance, parce qu’ à plusieurs reprises, les dons sont soit détournés, soit remis mais moyennant contrepartie », a rappelé Antoinette Dinga-Dzondo, avertissant qu’elle tenait à vérifier les noms des bénéficiaires et les cahiers.

En effet, pour contourner cette mauvaise façon de faire des Congolais, le Pnud a fait recours à l’ONG Acted pour la phase d’identification des villages et des familles. Pour la distribution, c’est Action de secours d’urgence et de développement humain qui va en assurer.

« J’espère que vous n’allez pas faire ce que vous nous reprochez ; donnez aux bénéficiaires. Après la distribution, le ministère, les Nations unies et la Commission ad hoc mixte paritaire vont passer pour vérifier », a conclu la ministre.