Lancement officiel du Programme d’Activités Génératrices de Revenus

Le Premier ministre, Clément Mouamba, a lancé à Brazzaville, le 10 décembre, le paiement des allocations destinées à des ménages vulnérables. Cette nouvelle phase concerne principalement la ville capitale et le département du Pool.

Les bénéficiaires vont pouvoir initier des activités génératrices de revenus, notamment le petit commerce, les activités agro-pastorales, la pêche, l’artisanat et les services. Le coût d’un microprojet est plafonné à deux cent cinquante mille francs CFA, avec un décaissement en deux tranches sur la base du plan d’affaires des intéressés.

Le dispositif de paiement est assuré par la Banque postale du Congo (BPC) qui accompagne également les ménages à travers le conseil psychosocial et financier. D’après le directeur général de la BPC, Calixte Tabangoli, tout est mis en œuvre afin que les conditions d’accueil des bénéficiaires soient optimales au sein de ses agences.

« Le lancement de cette opération est un événement d’une grande portée sociale et économique car nous touchons-là au cœur de l’action sociale en impactant le fléau de la pauvreté. Durant ces cinq jours, les guichets de la BPC procéderont au versement des allocations à environ cinq mille ménages pauvres à Brazzaville, soit sept cent vingt-huit millions francs CFA, à quatre mille cinq cents familles à Pointe-Noire, soit une enveloppe de plus de six cent soixante-quinze millions francs CFA », a fait savoir Calixte Tabangoli.

Seize circonscriptions d’action sociale sont ciblées par ce projet de filets sociaux, à savoir Brazzaville, Pointe-Noire ainsi que la Cuvette, le Niari, les Plateaux et le Pool. Ce programme de réduction de la pauvreté est cofinancé par le gouvernement congolais, la Banque mondiale et l’Agence française de développement.

Des partenaires sur lesquels compte la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, pour étendre l’assistance aux ménages vulnérables de la Likouala. Mais pour la tutelle, le versement des allocations est avant tout la concrétisation de la promesse du chef de l’État. « Le financement de huit mille projets générateurs de revenus avait été annoncé par le président Denis Sassou N’Guesso, le 29 décembre 2018, devant les deux chambres du parlement réunies en congrès », a-t-elle rappelé.

La ministre a expliqué que le ralentissement qu’a connu le projet à un moment donné était dû, en partie, au lancement des nouvelles procédures d’enregistrement. Il fallait, selon Antoinette Dinga-Dzondo, sensibiliser les ménages enregistrés au Registre social unique (RSU) ; les inscrire au programme des potentiels bénéficiaires au RSU ; réaliser les enquêtes de vulnérabilité aux domiciles des ménages ; sélectionner les bénéficiaires ; valider des projets et former les ménages sur la gestion des activités.

La Chine vole au secours des sinistrés des inondations dans le nord Congo

L’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin, a offert, le 6 décembre à Brazzaville, un échantillon de couvertures à la population  des départements situés dans la partie septentrionale et du centre du pays, victime de la montée des eaux. Ce don a été réceptionné par la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo.

Les pluies diluviennes qui se sont abattues ces dernières semaines en République du Congo ont occasionné plusieurs dégâts matériels et humains. En effet, les localités situées dans la partie nord du pays, à savoir Bouanéla, Epena, Impfondo, Enyellé, Dongou, Bétou et Liranga dans la Likouala ; Pikounda, dans la Sangha ; Mossaka, Bokoma,Tokou, Loukoléla, Makoua, Owando, dans la Cuvette; et Makotimpoko puis Mpouya, dans les Plateaux, sont totalement ou presque inondées.

Ces crues entraînent un corolaire de dégâts matériels inestimables, sans oublier les pertes en vie humaine. Afin d’éviter le pire, la Chine s’est engagée à apporter sa contribution en initiant un premier don composé de  cent cuvettes, cent draps et cent couvertures pour enfants.

« Nous avons appris avec beaucoup de surprise les inondations que subissent actuellement certains départements du Congo. Face à cette calamité, nous ne pouvons pas abandonner nos amis congolais.  Ce don a été collecté dans la réserve de l’ambassade  car, nous avons initié un courrier à Pékin et d’ici peu, nous pourrons livrer la contribution officielle de la République populaire de Chine », a indiqué le diplomate chinois.

Pour l’instant, les besoins se résument aux vivres et non vivres, notamment la nourriture, les médicaments, l’assainissement de l’environnement, la purification de l’eau ainsi que l’hébergement des sinitrés.

« Nous remercions monsieur l’ambassadeur pour son assistance. Après la mission que nous avons effectuée avec le Premier ministre, nous préparons  une seconde avec nos partenaires afin de soutenir nos compatriotes qui ont tout perdu car certains villages sont totalement inexistants. Pour ce faire, nous devrons évaluer tous les besoins, en prenant en compte les déplacés et  la population qui accueille les sinistrés »,a indiqué la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire.

Notons qu’à ce jour, outre l’ambassade de Chine au Congo, seul le Programme alimentaire mondial a offert de la nourriture à près de huile mille personnes dans le département de la Likouala, notamment dans les localités d’Impfondo et de Bétou.

Inondations : le Premier Ministre sur le terrain pour évaluer l’ampleur du désastre

Plus d’écoles et de système de santé, plus de nourriture, des maisons et des quartiers entiers inondés, tout est presque déprimé dans les chefs-lieux des deux sous-préfectures des départements de la Cuvette et des Plateaux.

Les pluies qui s’abattent actuellement dans la partie septentrionale du pays font disparaître de la carte nationale, au fur et à mesure, certaines localités situées le long du fleuve-Congo. En effet, à Mossaka, dans la Cuvette, tout comme à Makotimpoko, dans les Plateaux, où la pirogue, le seul moyen de mobilité, a été transformée par certains en dortoir et ou en cuisine.

« Moi, pour aller dormir, je prends la pirogue pour monter au lit », a témoigné un habitant de Mossaka.

Le Premier ministre, Clément Mouamba, qui a conduit le 4 décembre une mission humanitaire dans cette partie du pays, a mesuré l’ampleur des dégâts, après avoir parcouru quelques kilomètres, bottes aux pieds. « Nous sommes, en effet, à Mossaka, mais avant d’y arriver, nous avons survolé Makotimpoko qui est totalement noyé, donc toutes les maisons sont inondées. Nous venons de voir le spectacle à Mossaka, ce que nous constatons, c’est dramatique. On nous laisse entendre qu’il y aura encore la montée des eaux, donc c’est une situation dramatique que vivent nos compatriotes de cette localité », a indiqué le chef du gouvernement.

A Mossaka, c’est le quartier administratif qui est le plus touché. Ainsi, certains édifices publics comme les écoles, l’hôpital et tant d’autres sont dans l’eau. Une situation qui pourrait se justifier, entre autres, par le fait que la digue érigée par les pouvoirs publics n’a pu couvrir toute la localité. « Je crois que nous avons fait un constat, cela confirme ce qui m’a été dit. Nous constatons que les choses sont vraiment sérieuses, tout est déprimé : il n’y a plus d’écoles, plus de système de santé, plus de maisons, pas de nourriture. C’est une situation extrêmement difficile sur tous les plans. Au regard de l’étendue de la catastrophe qui ne peut pas être évaluée, nous comptons sur la nature pour qu’il y ait décrue », a poursuivi Clément Mouamba, se félicitant de l’apport de certains partenaires dont les agences du système des Nations unies.

Réaffirmant l’engagement du gouvernement consistant à prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir la population sinistrée, le Premier ministre est conscient que la tâche ne sera pas aisée en cette période de crise. « Désormais, nous avons pris des dispositions pour soutenir, en plus des efforts fournis par le système des Nations unies, la population dans la mesure du possible et dans la mesure de nos moyens.  Nous avons emmené des produits pharmaceutiques, dans les prochains jours, un grand bateau accostera ici avec des vivres et non-vivres », a assuré Clément Mouamba, signalant également les mêmes difficultés dans la Cuvette ouest.

« Nous sommes physiquement à Mossaka, mais il faut que la population de la Likouala, des Plateaux et de la Cuvette ouest ainsi que celle de la Sangha comprenne qu’il s’agit d’une volonté d’aller partout même si nous ne pouvons pas le faire », a-t-il conclu.

Notons qu’à Makotimpoko, la situation est très préoccupante au regard de l’ampleur des dégâts. Selon des témoignages, c’est toute la localité qui est inondée. Certains symboles de la République tels le drapeau national flotte sur l’eau. Le seul site quelque peu épargné jusque-là est le camp des réfugiés de la République démocratique du Congo. Beaucoup de gens se seraient déjà partis se mettre à l’abri dans certaines localités environnantes comme Gamboma, Bouemba et autres.

Précisons que le Premier ministre était accompagné des ministres Antoinette Dinga Dzondo en charge des Affaires sociales, Raymond Zéphyrin Mboulou de l’Intérieur de la décentralisation, Jean Jacques Bouya de l’Aménagement et de l’équipement du territoire et Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas du Plan, ainsi que la coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Congo, Suze Percy Filippini.

Six cents personnes vivant avec handicap doté en kit de mobilité et en médicaments

A l’occasion de la célébration de la vingt-septième édition de l’événement, le gouvernement, par le biais de la ministre des Affaires sociales, de la solidarité et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, a distribué, le 3 décembre à Brazzaville, des kits visant à assurer et améliorer les conditions et le bien-être des personnes vivant avec handicap.

Des tricycles mécaniques et motorisés de fabrication congolaise, des béquilles, des cannes anglaises, des cannes blanches, des prothèses auditives et des produits pharmaceutiques pour la peau et des kits de protection destinés aux aveugles, sourds et malentendants, des personnes sans mélanine, font partie des lots offerts. Ce don du gouvernement vise, en effet, à assurer aux personnes handicapées un mieux-être aussi compatible que possible avec les nécessités existentielles.

« Nous avons essayé de traiter tous types d’infirmité mais les handicapés les plus nombreux sont ceux qui ont des problèmes de mobilité », a déclaré la ministre des Affaires sociales, de la solidarité et de l’action humanitaire. « Cette initiative marque la ferme volonté du Congo de promouvoir leurs droits, de les faire participer à la vie publique ; de créer une citoyenneté active et de réduire les inégalités au sein de la société », a poursuivi Antoinette Dinga Dzondo.

Selon elle, les Objectifs du développement durable, en plaçant l’homme au centre des questions de développement, dans une démarche inclusive, reconnaissent de facto le handicap comme une question multisectorielle. En effet, les questions de santé, d’éducation, de formation, d’emploi, d’accessibilité des villes, des édifices et des établissements humains ne devraient plus être envisagées sans se préoccuper du bien-être de cette couche de la population.

Proclamée en 1992 par l’Assemblée générale de l’Organisation de Nations unies, la Journée internationale des handicapés vise à mobiliser les communautés tant nationales qu’internationales aux problèmes critiques relatifs à l’inclusion des personnes vivant avec handicap dans la société. Cette année, le thème retenu est « Promouvoir la participation et le rôle des personnes handicapées : faire progresser le programme de développement durable à l’horizon 2030 ».

Le  directeur général des Affaires sociales, Christian Mabiala, a, par ailleurs, rappelé la politique nationale d’action sociale qui est de mettre en exergue les lignes directrices de la protection sociale des personnes vivant avec handicap, fondées sur quatre principes de  l’égalité des chances, de pleine participation des personnes handicapées, notamment dans les écoles, la vie sociale, l’emploi, la prise de décision de la réadaptation, de préférence en milieu communautaire, en vue d’une intégration sociale réussie et de la mobilisation de la communauté.

« Toutes les catégories des personnes vivant avec handicap, à savoir enfants, mères, jeunes, pères, personnes de troisième âge, ont besoin de l’aide et de la mobilité afin de consolider leur auto prise en charge et leur participation à la vie sociale », a fait savoir le représentant des bénéficiaires, Bernard Bindounga, ajoutant que cette journée est une occasion de saluer les efforts du gouvernement en dotant ces personnes de kits de protection et de moyens de locomotion.

Rappelons que l’opération de distribution de kits se poursuivra également dans tous les départements du pays sur la période en 2020.

La marche bleue clôture les 30 ans de la convention relative aux droits de l’enfant

De l’hôtel de ville en passant par le mausolée Marien-Ngouabi, le marché Plateau centre-ville, l’Institut français du Congo jusqu’au perron du ministère de la Justice, la marche a mobilisé plusieurs dizaines d’enfants de différentes écoles et couches sociales, y compris des officiels. Cette marche a été placée sous le thème : « Pour chaque enfant, tous ses droits. »

 Au perron du ministère de la Justice, les enfants ont fait plusieurs déclarations qui ont convergé toutes à la défense de leurs droits. « Nous, enfants, avons le droit d’aller à l’école, pas de vendre. Nous n’avons pas droit de quémander et nos parents n’ont pas droit de divorcer », a indiqué Malika Ibambo-Bioko, une fillette qui a impressionné l’assistance par son art oratoire.

Pour sa part, le président du parlement des enfants du Congo, Jonathan Nguila, a enchaîné en déclarant : « Si nous œuvrons tous pour le respect des droits à l’avenir, l’enfant ne sera plus maltraité, marginalisé, insulté ».

Outre les déclarations remises au gouvernement par l’entremise du vice-Premier ministre, ces enfants lui ont fait don de leur tableau de dessin et des exemplaires de la Convention relative à leurs droits. Firmin Ayessa a promis d’être leur interprète fidèle auprès du Premier ministre, chef du gouvernement.  

 « Ils ont marché et ont déclaré qu’ils n’aiment pas l’exploitation des enfants et l’abandon des études scolaires. Ces enfants veulent bien rester dans les familles unies et non dans les orphelinats. Ils ont dit qu’ils sont contre le divorce ou la séparation des parents. Ils veulent aller à l’école dans la joie, veulent aussi bien manger, bien se soigner dans les centres de santé scolaires », a renchéri la ministre Antoinette Dinga-Dzondo, des Affaires sociales et de l’action humanitaire.  

La Convention relative aux droits de l’enfant, en vigueur dans la quasi-totalité des pays membres des Nations unies, introduit une nouvelle notion de droit international privé dans l’intérêt supérieur de l’enfant, consacrant, en tant que premier texte international officiel, une longue évolution juridique faisant passer l’enfant d’objet de droit à sujet de droit.

« Il y a encore le phénomène de délinquance juvénile et l’incivisme en milieu jeune, il est temps qu’on écoute ces enfants et que les parents se mettent à leur place. La place de l’enfant est à l’école mais à ce niveau, le gouvernement assure sa part de contrainte », a indiqué, pour sa part, la ministre Destinée Hermella Doukaga, de la Jeunesse et de l’éducation civique, ajoutant : « Le phénomène bébé noir, après enquête, persiste à cause de l’inaction des parents. Ces enfants vivent dans les familles, ils sont identifiés et leurs parents doivent les dénoncer et se joindre aux pouvoirs publics afin de mettre un terme à ce dossier ».

Les droits des enfants s’appliquent à tous ceux âgés de moins de 18 ans. Ils ont droit à une protection et à des soins attentionnés, au maintien d’un lien avec leurs parents biologiques, à une identité humaine, à la satisfaction de leurs besoins alimentaires fondamentaux, à une instruction financée par l’État, à des soins de santé et à des lois pénales adaptées à leur âge et à leur développement. Ces droits prennent en considération le caractère vulnérable et la nécessité de développement de l’enfant. Leur portée va de l’offre d’autonomie à la protection contre la violence physique et psychologique.

« Les enfants et les acteurs au développement demandent que tous les droits des enfants soient de notre responsabilité. La marche d’aujourd’hui prouve qu’ils sont très impliqués. Tous, ensemble, allons-y pour chaque enfant, tous ses droits », a indiqué Micaela Marques de Sousa, représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance au Congo.   

En prélude à la marche bleue, une équipe de la presse locale a visité le Centre national d’appareillage orthopédique Willem Struijs de Brazzaville (Cnaowsb) ainsi que le Centre national de réadaptation professionnelle des personnes handicapées.

Dans les deux centres se développent plusieurs métiers en faveur des handicapés mais le Cnaowsb se distingue par le montage des tricycles, la fabrication des orthèses et prothèses qui aident à la mobilité et pourraient réduire les évacuations sanitaires ainsi que les commandes à l’étranger.   

Rappelons que les droits de l’enfant sont une branche des droits de l’homme visant la protection spécifique de l’enfant en tant qu’être humain à part entière. Ils sont l’objet de plusieurs traités nationaux et internationaux, dont le plus important est la Convention relative aux droits de l’enfant, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies, le 20 novembre 1989.

Première réunion de la Coordination humanitaire sur les inondations au nord Congo

L’estimation a été faite par la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, dressant l’état des lieux de la situation qui prévaut actuellement dans la partie septentrionale et au centre du pays suite aux pluies diluviennes qui ne cessent de tomber depuis le début de ce mois.

Au cours d’une réunion de la coordination tenue le 26 novembre à Brazzaville, la ministre Antoinette Dinga-Dzondo a édifié les partenaires au développement, notamment le système des Nations unies, l’Union européenne et les ambassadeurs de l’état de la situation.

Présentant le tableau département par département, elle a laissé entendre que jusqu’au moment où son ministère rédigeait le communiqué, la situation dans les quatre départements, à savoir la Likouala, la Sangha, la Cuvette et les Plateaux se présentait de la manière suivante: environ cinquante-huit mille sinistrés dans la Likouala avec deux décès par noyade;  trente et un mille sept cent quatre-vingt-seize dans la Cuvette; deux mille cent quarante-deux dans la Sangha et mille six cents dans les Plateaux. « La situation est vraiment dramatique », a-t-elle déploré.

Ces chiffres, a expliqué la ministre, ne sont qu’approximatifs, étant donné que toutes les autorités des endroits concernés n’ont pas été saisies. Elle a également évoqué les cas de la population entière qui s’est déplacée.

Outre la partie nord du pays, Antoinette Dinga Dzondo a également évoqué les cas de Brazzaville, Pointe-Noire et le département du Niari avec la localité de Kimongo atteints par les inondations. Face à ce drame, elle a salué l’action entreprise par le gouvernement en mettant à la disposition des partenaires au développement des informations officielles sur la situation qui ont permis de commencer à assister la population par l’acheminement des vivres et l’installation des entrepôts.

Prenant la parole à cette occasion, la représentante de l’Organisation des Nations pour l’alimentation et l’agriculture, coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Congo, Suze Percy Filippini, a remercié la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire pour avoir initié cette rencontre de la coordination avant de déplorer l’état de la situation.

 « Je voudrais saisir cette occasion pour dire que le système des Nations unies est très préoccupé par ce qui se passe au niveau national et particulièrement par la situation qui prévaut dans la partie nord et le centre du pays », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter que le système des Nations unies a été dès le premier jour de la situation aux côtés de la population grâce aux dispositifs déjà existants dans cette partie du territoire avant de commencer une évaluation conjointe gouvernement système des Nations unies, laquelle a permis d’identifier cinquante mille bénéficiaires seulement pour la Likouala.

Le système des Nations unies, a-t-elle signifié, est prêt à accompagner le gouvernement et à la date d’aujourd’hui, à part cette évaluation conjointe qui a été menée dans le département de la Likouala, dix mille personnes ont été servies en plats chauds.

Suze Percy Filippini a, elle aussi, estimé à plus de cent mille le nombre de personnes qui seront touchées par ce sinistre dont les besoins sont estimés à neuf millions de dollars dans un premier temps.

Le Congo a célébré les 30 ans de la CDE

Placés sur le thème « Pour chaque enfant, tous ses droits ! », les trente ans de la CDE ont été célébrés, le 21 novembre à Brazzaville, en présence du Premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba. Une occasion pour l’exécutif de passer en revue les principaux progrès accomplis dans la réalisation des droits de l’enfant, de sensibiliser à nouveau tous les acteurs locaux à ces droits afin de les promouvoir et les mettre en lumière. Selon Clément Mouamba, il s’agit aussi de poser des actes concrets en faveur des enfants du Congo.

En effet, le Premier ministre a reconnu que plusieurs défis liés à l’atteinte des Objectifs du développement durable restent à relever et que bon nombre d’indicateurs sont à améliorer. C’est ainsi qu’il a appelé les partenaires au développement, les organisations de la société civile, notamment les communautés et le secteur privé, à constituer un partenariat fort autour du gouvernement pour réaliser un environnement protecteur en faveur des enfants du Congo. « Agissons maintenant ensemble pour préserver et assurer les droits de l’enfant », a-t-il exhorté.

La représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) au Congo, Micaela Marques de Sousa, a, quant à elle, rappelé la nécessité d’un partenariat inclusif impliquant tous les acteurs concernés dans la protection des droits des enfants. Il s’agit, entre autres, des jeunes, parents, des professionnels de l’éducation et les travailleurs sociaux, la société civile, le monde universitaire, le secteur privé et les médias. « Pour atteindre ces objectifs, l’Unicef encourage un large partenariat en faveur des enfants au Congo, au cours des prochains mois, des prochaines années pour que la promesse de la convention de Vienne soit une réalité pour chaque enfant », a-t-elle souligné.

La coordonnatrice du système des Nations unies au Congo, Suze Percy Filippini, de son côté, a invité les différents acteurs à conduire une action concertée et convergente dans le prolongement des initiatives du gouvernement. Ceci en faveur de la promotion des droits de l’homme, en général, et ceux des enfants congolais, en particulier. Elle a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement du système des Nations unies à accompagner les efforts du Congo dans la mise en œuvre des politiques favorables à la promotion et à la réalisation des droits de l’homme et de l’enfant.

Se félicitant des efforts consentis par le gouvernement dans l’amélioration de la situation des enfants congolais, le secrétaire général du parlement des enfants du Congo, Jonathan Guina, a invité le pays à faire le bilan des trente ans de la CDE. Notons que la République du Congo a ratifié cette convention, le 14 octobre 1993.

Les festivités prévues dans le cadre de la célébration des 30 ans de CDE connaitront leur épilogue avec la marche qui sera organisée ce 30 novembre. Cette manifestation, dont le point de départ sera la mairie centrale et le point de chute la Primature, est organisée par le gouvernement en partenariat avec les agences du système des Nations unies.

Plus de quarante-cinq enfants congolais opérés des pieds bots.

Ce sont au total 48 enfants qui ont été opérés des anomalies des membres inférieurs et supérieurs dans le cadre du projet de prise en charge des nourrissons et enfants Congolais démunis atteints de malformations congénitales ou acquises touchant l’appareil locomoteur ou pieds bots sur les 57 prévus.

Le cadre choisi pour la présente campagne d’interventions chirurgicales a été l’hôpital Mère-Enfant, Blanche Gomes. Ce sont 144 enfants dont l’âge varie entre zéro (0) et 17 ans qui ont été reçus en consultation pour 48 patients opérés (27 garçons et 21 filles). Outre les opérations chirurgicales, les médecins ont également posé d’autres actes médicaux comme le plâtrage de 10 enfants et pris en soins de kinésithérapie 38 autres enfants. Aux nombres des enfants consultés on compte ceux opérés lors des campagnes précédentes.

Les populations adhèrent d’année en année à cette initiative comme en témoigne le nombre toujours croissant des patients à chaque nouvelle campagne opératoire. La prise en charge médicale est faut-il le souligner gratuite pour les familles bénéficiaires. Ce qui entraîne la satisfaction des familles comme en témoigne, Julienne Mahoungou, mère d’un enfant malade ayant bénéficié des soins chirurgicaux : « Nous saluons le partenariat entre le gouvernement et l’association ‘’Sur un pied d’égalité’’ car à travers cette initiative, nos enfants sont guéris et nous ne dépensons rien pour leurs soins. »

S’agissant des modalités de sélection des patients, le Directeur de la Réadaptation à la Direction Générale des Affaires Sociales, Guy Landry Brice Dianzitoukoulou explique : « Nous avons au préalable présélectionné les malades. Les parents venaient inscrire les enfants et on avait mis en place une équipe médicale pour diagnostiquer les cas afin de déterminer lesquels nécessitaient des interventions chirurgicales ou pas. » Les cas les moins graves sont juste soumis à une rééducation fonctionnelle, a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, le Directeur de la réadaptation a fustigé l’attitude de certains parents qui après l’opération de leurs enfants ne reviennent plus pour le contrôle. « Certains parents disparaissent définitivement alors que les équipes de contrôle sont mises en place pour le suivi des malades afin d’éviter les conséquences s’il peut y en avoir. » enfin, il appelle les parents à respecter les consignes données par l’équipe médicale.

Les interventions chirurgicales ont été l’œuvre des médecins de la Fondation néerlandaise Sur Un Pied d’Egalité avec l’appui des équipes médicales et paramédicales congolaises. En effet, cette Fondation a noué depuis 2012 un partenariat avec le gouvernement congolais pour la prise en charge des enfants démunis souffrant des malformations congénitales touchant l’appareil locomoteur. Enfin la présente campagne qui s’est déroulée du 21 octobre 2019 au 1er novembre 2019 a été la 11ème édition de ladite campagne.

Pré lancement à Dolisie du nouveau dispositif de paiements dans le cadre du Projet Lisungi

Le Programme d’activités génératrices de revenus (PAGR), initié dans le cadre de la mise en œuvre du projet Lisungi, est entré dans sa phase expérimentale après son démarrage en mars dernier. Celle-ci est marquée par l’octroi des financements de micro projets aux différents bénéficiaires du chef-lieu du Niari et Pointe-Noire.

La cérémonie y relative a été organisée le 25 octobre, à l’hôtel de la préfecture, sous le patronage de la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, en présence des autorités civiles et militaires ainsi que du directeur général de la Banque postale du Congo, institution bancaire qui a reçu du gouvernement et des autres bailleurs du projet le mandat d’assurer le paiement des bénéficiaires du PAGR.

Depuis sa mise en œuvre en 2014, le projet Lisungi-système des filets sociaux a concentré son action sur le transfert monétaire direct et conditionnel à l’éducation, à la santé et à la construction du Registre social unique (RSU). Avec le PAGR, le gouvernement voudrait s’inscrire dans une dynamique de long terme. Il s’agit ici de dépasser le seuil des transferts monétaires directs, pour viser l’accroissement de la productivité, la promotion et l’autonomisation des ménages bénéficiaires.

Pour la ville de Dolisie, ce sont 1 098 projets qui s’apprêtent à en bénéficier, au titre de la première tranche, pour une somme globale de 132,5 millions FCFA. A Pointe-Noire, 1095 projets bénéficieront à partir de la date du pré-lancement de la somme de 143,4 millions FCFA au titre de cette première tranche, soit un total de 2193 projets correspondant à une enveloppe globale de 275,9 millions FCFA.

S’adressant particulièrement aux premiers ménages bénéficiaires du PAGR, Antoinette Dinga Dzondo les a exhortés à plus de responsabilité et de rigueur dans la gestion de leurs micro projets, suivant les enseignements qu’ils ont reçus des encadreurs. « Certains d’entre vous perçoivent déjà des transferts monétaires. D’autres commencent une nouvelle expérience avec le ministère en charge des Affaires sociales. Vous avez été choisis sur la base d’un certain nombre de critères objectifs pour bénéficier de l’assistance du gouvernement », a-t-elle précisé. La ministre a souligné que les subventions reçues ne sont ni un cadeau de Noël, encore moins le fruit d’une loterie, mais un appui du gouvernement, minime soit-il, à tous les efforts que réalisera chacun, parfois sans la moindre assistance. « Faites-en bon usage. Le versement de la deuxième tranche reste conditionné à la réussite de la première phase », a-t-elle insisté avec gravité.

La ministre en charge des Affaires sociales a terminé son propos en invitant les encadreurs à poursuivre l’accompagnement nécessaire des bénéficiaires. Elle a demandé aux autorités locales de veiller à ce que le processus d’expérimentation qui vient d’être lancé  porte de bons fruits.

Les bénéficiaires du PAGR, notons-le, sont des ménages inscrits au RSU et reconnus très pauvres ou vulnérables par la communauté, recevant ou non des transferts monétaires, porteurs d’un micro-projet. Les activités éligibles au PAGR sont l’agriculture, l’élevage, la pêche artisanale, l’artisanat, le petit commerce et tout autre métier de services.

Le travail du Congo en faveur des réfugiés salué par les Nations unies à Genève

A l’ouverture des travaux de la soixante-sixième session du Comité exécutif du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en Suisse, cette agence a reconnu que le Congo garantit le mieux-être des réfugiés sur son sol et promet de l’appuyer pour relever les multiples défis en la matière.

« Le Congo est déterminé à relever les multiples défis liés à la protection des réfugiés vivant sur son territoire. C’est dans cette optique que s’inscrit l’approbation, par le gouvernement, du projet de loi fixant le statut de réfugié et le droit d’asile. Le texte y relatif est en cours d’adoption par le Parlement », a expliqué la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, à la réunion annuelle du HCR.

La mise en œuvre des solutions durables a permis au pays de connaître une évolution décroissante des réfugiés d’environ 60 000 en 2018 à environ 47 000 au 31 août 2019, dont les grandes communautés sont ressortissantes de la République démocratique du Congo et la République centrafricaine, a-t-elle poursuivi, en précisant que le gouvernement congolais est préoccupé par la situation de ces derniers qui, en dépit des contraintes ayant concouru à leur déplacement forcé, restent attachés à leur pays d’origine. Leur rapatriement doit se faire en toute sécurité et dignité, a fait savoir la ministre.

Cependant, en raison des contraintes financières, a dit la ministre, il est improbable de couvrir tous les douze départements du pays et tenir ces engagements en ce qui concerne le programme de renforcement des capacités en matière d’assistance des réfugiés et des déplacés internes. La ministre des Affaires et de l’action humanitaire a sollicité l’accompagnement des partenaires réunis à l’occasion de cette réunion à Genève, en Suisse.

Pour sa part, le Haut-commissaire pour les réfugiés, Filipi Grando, a salué les efforts que le Congo déploie pour la prise en charge des réfugiés et déplacés sur son sol. En exprimant le soutien de l’agence onusienne, il a souhaité que l’expérience soit partagée avec les autres pays de la région sinon de la sous-région.

Concernant la mise en œuvre du plan d’action global 2014-2024 visant à éradiquer l’apatridie, le Congo s’emploie à mettre en place les mécanismes pour y parvenir en éradiquant le phénomène sur son territoire. Après la signature de la déclaration de Brazzaville, le 16 octobre 2017, par les Etats membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, plusieurs actions ont été menées pour résoudre le problème de l’apatridie. Il s’agit notamment de la transmission au parlement des avant-projets de loi de ratification des conventions sur l’apatridie ; l’adoption en mai 2019 du Plan d’action national sur l’apatridie ; l’achèvement de la réforme législative afin de supprimer toutes les dispositions discriminatoires dans la loi congolaise sur la nationalité ; la poursuite des campagnes de sensibilisation à l’endroit de la population pour l’enregistrement de chaque naissance ; le recensement en 2019, à vocation d’état-civil, en vue de connaître les personnes n’ayant pas d’actes de naissance et qui courent le risque de devenir apatrides ; l’organisation d’une campagne d’octroi des pièces d’état-civil à la populations qui en est dépourvue, y compris la population autochtone.

En marge des travaux de cette session, la délégation congolaise, conduite par la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, aura une série de réunions bilatérales avec le Bureau du HCR en charge des questions des réfugiés en Afrique.