Coopération : l’Ospaa disposée à apporter son soutien aux habitants du Pool

Le président de l’organisation, le Dr Helmy Al Hadidi, en séjour en terre congolaise, a échangé le 10 décembre avec la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo. Il n’a pas exclu la possibilité d’intervenir en faveur de la population du Pool.

Active depuis soixante ans, l’Organisation de la solidarité des peuples afro-asiatiques (Ospaa), une ONG dont le siège est au Caire, a installé récemment son bureau en République du Congo. Avec la ministre en charge de l’humanitaire, le Dr Helmy Al Hadidi a, entre autres, évoqué la possibilité de remédier aux problèmes dont souffre la population congolaise. « Nous avons travaillé au Congo dans les années 1980, le vice-président était même Congolais. Avec le bureau que nous venons d’ouvrir, il y a deux jours, nous allons essayer de tout faire en ce qui concerne la solidarité, les investissements. La ministre nous a posé le problème du Pool où des habitants sont en difficulté après le conflit armé dans les localités. Nous allons étudier la question pour trouver des solutions avec nos partenaires pour y répondre le plus vite possible », a laissé entendre le président de l’Ospaa.

Notons que cette organisation a un statut de consultant auprès de nombreuses institutions spécialisées des Nations unies. Elle dispose actuellement des comités nationaux dans plusieurs pays africains et asiatiques. Son objectif est de promouvoir les valeurs de paix, de liberté, de démocratie et de dignité.

Affaires sociales : les directeurs départementaux mieux outillés pour assurer leurs missions

La ministre de tutelle, Antoinette Dinga Dzondo, a présidé, du 6 au 8 décembre à Sibiti, chef-lieu du département de la Lékoumou, la deuxième conférence des directeurs départementaux dont l’objectif général était de contribuer à la vulgarisation de la Politique nationale d’action sociale (PNAS) et son plan d’action 2018-2022.

La rencontre visait spécifiquement à faciliter l’appropriation de la PNAS et son plan d’action par les participants ; fournir les outils nécessaires et l’approche méthodologique pour la déclinaison du plan d’action national en plans départementaux et de partager l’expérience de Sibiti dans le cadre du projet pilote du système intégré de protection de l’enfant en vue de sa mise à l’échelle.

Les participants ont suivi au total onze communications dont le cadre général de la PNAS ; le programme d’action sociale ; le projet Lisungi-système de filets sociaux et le Registre social unique (RSU) ; le programme action humanitaire. Les autres communications ont porté sur le programme renforcement des capacités institutionnelles, organisationnelles et opérationnelles ; les outils actuels de la communication du ministère ; le mécanisme humanitaire, le modèle de plan départemental d’action sociale ; l’approche intégrée de protection de l’enfant, l’évaluation initiale multisectorielle rapide et l’exercice de simulation (accueil et installation d’un site).

Au terme des travaux, ils ont formulé des recommandations pour faciliter la mise en œuvre du plan d’action de la PNAS 2018-2022. Il s’agit, entre autres, de la production des outils de collecte de données à partir des supports standardisés, la mise progressive à l’échelle du système de protection de l’enfant, l’introduction des modules d’action humanitaire dans les curricula de formation à l’Institut national de travail social. À cela, s’ajoutent la diligence dans la publication de l’arrêté portant organisation et attributions des directions départementales de l’action humanitaire, la dotation des directions départementales en moyens de transport, la dotation en générateurs électriques des directions situées dans les zones non électrifiées, la plus forte implication des autorités préfectorales et locales dans la mise en œuvre et le suivi des plans départementaux d’action sociale.

Clôturant ces assises, Antoinette Dinga Dzondo a rassuré les directeurs départementaux de sa totale confiance et celle du gouvernement en dépit de la conjoncture économique et financière difficile que connaît le pays, surtout dans la mise en œuvre effective de ces recommandations.

Notons que cette deuxième conférence des directeurs départementaux du ministère des Affaires sociales et de l’action humanitaire s’est tenue avec un appui multiforme du bureau de l’Unicef au Congo.

Handicap cérébral: Yolande Keza, lauréate du téléthon

La récipiendaire a été récompensée le 3 décembre, à Brazzaville, lors de la cérémonie de célébration de la Journée internationale des personnes handicapées, sur le thème « Autonomiser les personnes handicapées et assurer la participation et l’égalité ».  

Le prix Leendert Struijs offert à Yolande Keza fait suite à ses bonnes actions entreprises en faveur de son petit-fils, Rodvin Malonga, 15 ans, abandonné par ses parents biologiques à l’âge de 2 ans, à cause d’une infirmité motroce cérébrale.

La lauréate a reçu un diplôme pour ses efforts en faveur de la protection et de la promotion des droits des enfants infirmes moteurs cérébraux, des chaussures orthopédiques et une enveloppe.

Le financement lui permettra de renforcer son petit commerce, de prendre un branchement d’adduction d’eau et d’acheter un fauteuil roulant à cet enfant.

Après la remise de cette distinction, Yolande Keza a expliqué qu’elle ne s’attendait pas à cette récompense. « Elle vient de la part de Dieu car, je n’ai fait que manifester cet amour enseigné à la Fraternité Sainte-Louise de Marillac où nous gardons aussi les enfants négligés. Ce genre d’enfant ne vient pas par notre volonté mais Dieu seul sait pourquoi. Donc, les parents ne doivent pas abandonner ces créatures », a-t-elle déclaré.

Notons que les autres enfants vivant avec handicap ont reçu gratuitement des chaussures orthopédiques. Le don a été offert par la Fondation sur pied d’égalité (Supe), en présence de la ministre des Affaires sociales, Antoinette Dinga Dzondo.

Le représentant du président de la Supe, Valk Toon, a fait l’historique de cette fondation. Soulignant le nombre élevé des enfants infirmes moteurs cérébraux, il a expliqué que la Supe a voulu introduire les méthodes de transmission, de connaissance, de communication, de jeux, aux parents et enseignants de ces enfants pour leur prise en charge totale.

Le secrétaire exécutif de Handicap Afrique, André Kabi, a signifié, quant à lui, que le prix a été lancé en juillet dernier et sa remise marque le lancement du deuxième téléthon. Il permet de susciter l’engouement des parents à aimer leurs enfants malgré le handicap.

Il a, par ailleurs, loué le ministère des Affaires sociales de la connaissance des recommandations prises par plusieurs pays aux Etats-Unis pour les enfants vivant avec handicap. Ces recommandations portent notamment sur l’éducation, l’adoption des infrastructures publiques pour cette catégorie de personnes, les campagnes de sensibilisation, la mise en œuvre d’un plan national et bien d’autres.

 Notons que l’attaché de Coopération santé-secteurs sociaux de l’Union européenne, Amparo Moreno Sebastia, a rappelé que le projet dénommé Pour la promotion et la protection des droits des enfants infirmes moteurs cérébraux au Congo est cofinancé par l’Union européenne. Il est mis en œuvre par l’association Handicap Afrique, en collaboration avec le Reiper.

La Journée internationale des personnes handicapées vise à promouvoir les droits et le bien-être de ces personnes dans toutes les sphères de la société, du développement et d’accroître la sensibilisation à leur situation particulière dans les aspects de la vie politique, sociale, économique et culturelle.

Personnes handicapées: briser les obstacles sur l’intégration des personnes à moblité réduite

L’annonce a été faite le 3 décembre, par le gouvernement congolais dans sa déclaration lue par la ministre des Affaires sociales, de la solidarité et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, lors de la célébration de la Journée internationale des personnes handicapées.

Selon le Rapport mondial sur le handicap, publié en 2011, par l’Organisation mondiale de la santé et la Banque mondiale, le pourcentage des personnes à mobilité réduite est de 15%, soit plus d’un milliard de personnes dans le monde, explique la déclaration du gouvernement.

 Cette année, la vingt-sixième édition est célébrée sur le thème « Autonomiser les personnes handicapées et assurer la participation et l’égalité ».

L’objectif est d’attirer l’attention des différents Etats pour la commémoration de cette journée et sur l’importance qu’ils doivent accorder à l’autonomisation de ces personnes vulnérables en vue d’un développement inclusif, équitable et durable dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, a souligné la ministre des Affaires sociales.

Au Congo, a poursuivi Antoinette Dinga Dzondo, ce pourcentage est de 1,4%, soit 52 935 personnes selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2007. Ce chiffre peut être en augmentation au regard des maladies invalides de type accident vasculaire cérébral et les catastrophes naturelles provoquées par l’homme.

La ministre a indiqué qu’en matière d’intégration des personnes handicapées au Congo, elles participent et contribuent dans tous les domaines de la société. Elle a, par ailleurs, rappeler de nombreux obstacles qui les empêchent de jouir, par exemple, le manque d’accès équitable aux services sociaux de base et la participation à la vie sociale et politique.