Congo/OMS : le Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo entend capitaliser sur son expérience dans l’humanitaire

La représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Congo, arrivée à la fin de son mandat, a exprimé son ambition le 13 septembre, à Brazzaville, en allant remercier la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga Dzondo, et son équipe pour leur appui multiforme.

En poste à Brazzaville depuis novembre 2012, le Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo quittera sous peu le Congo pour aller représenter l’OMS au Togo. Avant de se rendre à Tomé, la diplomate onusienne a entamé depuis quelques jours des rencontres d’adieux avec les autorités congolaises. « Nous remercions madame le ministre et toute son équipe pour tout l’appui et tous les conseils que nous avons pris auprès d’eux parce que six années, ce n’est pas six jours. J’ai eu une mission de six ans très intense en termes d’activités, de réponses aux urgences, donc à l’action humanitaire et au niveau des affaires sociales. Nous nous sommes rappelés les moments forts et les plus intenses de collaboration durant mon séjour au Congo. Ce que j’ai appris auprès d’eux va me permettre encore de consolider mon travail vers les autres dans l’avenir », a expliqué le Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo à la presse.

En effet, la représentante de l’OMS a sillonné le pays du nord au sud, de l’est à l’ouest avec le ministère en charge de l’action humanitaire et de la solidarité. Cela à des moments critiques et parfois cruciaux pour relever, a-t-elle rappelé, des défis très importants ayant permis au Congo de faire face aux problèmes les plus difficiles, les plus importants. Elle a, par exemple, cité des inondations et autres catastrophes naturelles, les urgences et bien d’autres. « Du côté social, nous nous sommes attelés à trouver des solutions aux couches les plus vulnérables que sont les personnes vivant avec handicap, les personnes âgées, les déplacés qui sont des personnes en détresse. Dans ce cadre, je pense que nous pouvons dire que nous avons eu des résultats louables, très importants qui ont permis de réduire la souffrance de la population congolaise », a-t-elle poursuivi.

Les deux personnalités ont également parlé des perspectives, notamment la nécessité de poursuivre cette collaboration puisque, estimant que la santé et l’action humanitaire ainsi que les urgences sont deux poumons dans un même corps. « L’un ne peut pas fonctionner sans l’autre. L’OMS est là pour appuyer toutes ces actions et nous allons continuer à raffermir nos relations », a précisé Fatoumata Binta Tidiane Diallo.

La campagne de vaccination contre la fièvre jaune lancée sous peu

La représentante de l’OMS quitte le Congo au moment où l’épidémie de fièvre jaune est déclarée dans les départements de Pointe-Noire et du Kouilou. Selon elle, ce n’est pas la première épidémie localisée. Tout est déjà mis en place, a-t-elle annoncé, pour lutter djà contre cette maladie, de façon localisée, dans la zone de Pointe-Noire et du Kouilou. « C’est sûr que très prochainement, on va commencer la campagne de vaccination. Cela veut aussi dire que nous devons continuer à mener la sensibilisation pour que les gens puissent avoir des comportements sains, assainir l’environnement pour éviter ces vecteurs afin d’arrêter la circulation des virus et vecteurs. On ne doit plus faire face à une épidémie de fièvre jaune parce que cette pandémie est normalement en voie d’éradication. C’est pourquoi, on dit qu’un cas confirmé de fièvre jaune constitue une épidémie dans un pays », a rappelé Fatoumata Binta Tidiane Diallo, précisant que toutes les dispositions avaient été prises pour renforcer la surveillance épidémiologique.

Soulignons que le Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo est originaire de la Guinée. Fonctionnaire de l’OMS depuis octobre 1999, elle a commencé sa carrière de représentant à partir d’octobre 2004 en Angola. De février 2008 à novembre 2012, elle a occupé les mêmes fonctions au Mali avant de venir au Congo. « J’espère que ce séjour au Congo m’a permis d’avancer des dossiers. Comme je l’ai dit, je pars mais je ne tourne pas le dos, je reste au Congo et j’y suis pratiquement très attachée, mes racines restent encore au Congo », a-t-elle déclaré.

CONGO : L’INSTITUT NATIONAL DU TRAVAIL SOCIAL PRESENTE SA PREMIERE MOISSON

La première promotion de l’Institut national du travail social a été présentée le samedi 9 septembre 2018 dans l’auditorium du ministère des affaires étrangères à Brazzaville. Ils sont au total cinquante huit à avoir décroché la licence dans trois spécialités sur soixante au départ.

« Les résultat qui nous ont été présentés au cours de cette cérémonie sont l’expression de l’engagement de tous à savoir : le Gouvernement, les partenaires techniques et financier, les parents, les enseignants nationaux et internationaux et les apprenants ». Ainsi s’exprimait Antoinette DINGA NZONDO ministre des affaires sociales lors de la cérémonie. A propos des lauréat au nombre de trente deux dans la spécialité Assistant en sensibilisation sociale. Dans la spécialité Educateur spécialisé ils sont au nombre de douze, et dans celle d’Educateur de développement sociale et local ils sont un total de quatorze licenciés. Des licenciés vers lesquels la ministre a eu des mots de félicitation, tout en attirant leur attention : « Avec votre diplôme, vous faites partie désormais des travailleurs sociaux. Recevez toute nos félicitations. Vous serez là pour accueillir ; écouter, accompagner, aider et développer des projet pour : les jeunes filles, les orphelins et autres enfants vulnérables, les personnes du troisième âge, les personnes vivant avec handicap, les populations autochtones, les jeunes désœuvré sans emploi, les travailleurs des secteur public et privé ou toute autre personne dans le besoin . Ne restez pas sur vos acquis …développez votre créativité, insufflez de nouveau projets, aimez ce que vous ferez et les personnes que vous rencontrerez. Tel est votre sacerdoce ».

Malgré ce premier « coup de maitre » pour l’Institut national du travail social, beaucoup de défis, a indiqué Antoinette DINGA NZONDO, restent à relever. On peut en effet citer le fait d’assurer un fonctionnement adapté et adéquat de l’institut avec une capacité de 685 apprenants. Autre défis annoncé par Bruno Jean Richard ITOUA, Ministre de l’enseignement supérieur, parvenir à accorder une bourse aux étudiants de l’INTS.

Il est à noter par ailleurs que la mise en œuvre du projet INTS bénéficie de l’appui de l’Agence Française Pour le Développement à travers le Projet d’Appui à la Refondation de la formation en Travail Social. L’AFD qui du reste était représentée à cette cérémonie par son Directeur Congo Lionel CAFFERINI.

Il est à noter que les impétrants se sont vu remettre leur diplôme séance tenante et les mentions partent de passable à bien. Cette première promotion de l’INTSS, faut-il le noter , porte le nom d’Emilienne Raoul ancienne ministre des Affaires sociales.