Le gouvernement au chevet des sinistrés de la commune d’Owando

Une délégation du Ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire, conduite par  Christian ABOKE-NDZA  s’est rendue  du 9  au 17 mai 2018 dans la ville d’Owando pour apporter une assistance humanitaire d’urgence aux populations victimes de la catastrophe naturelle  qui s’était produite le 4 mai, causant d’importants dégâts humains et matériels.

Un vent violent suivi d’une pluie torrentielle avait soufflé à Owando entraînant le déplacement massif et forcé de près de sept cent personnes, soit 100 ménages concernés par le sinistre. Cette tornade a détruit plusieurs habitations et infrastructures publiques. La fragilité des matériaux de construction et la vétusté de nombreuses habitations expliquent l’ampleur des dégâts causés. Des blessés également ont été dénombrés.

Face à ce désastre, la population sinistrée attendait du Gouvernement une intervention humanitaire d’urgence pour soulager ses souffrances. C’est ainsi que le Ministère en charge de l’action humanitaire a été dépêchée l’ assistance humanitaire à Owando composée des vivres, non vivres, kits scolaires et kits abri pour assister ces populations : « C’est de la responsabilité de l’Etat de venir  assister les populations en leur apportant un réconfort moral.  Le principe une fois de plus de l’action humanitaire est d’apporter assistance à l’homme pour qu’il  vive dans la dignité » a expliqué Christian ABOKE-NDZA, Directeur du Cabinet du  Ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire lors de la cérémonie de distribution des kits des vivres et non vivres aux populations victimes du sinistre.

A cette occasion, chaque chef de ménage a reçu des kits  composés de vivres (riz, poisson salé, huile, sel, riz et sardine) et des non vivres (matelas, moustiquaires imprégnées, savons, nattes, drap). Cette première phase  s’est déroulée en présence des autorités locales, des chefs de quartiers et des populations ayant pris d’assaut le siège de la Mairie.

Lors du déroulement de la deuxième  phase de l’assistance humanitaire   l’équipe mixte  Ministère en charge de l’action humanitaire, Mairie  d’Owando et la Police, était descendue  du 14 au 16  mai  2018 aux domiciles des propriétaires des habitations touchées pour la remise des tôles, des bastings, des sacs de ciments, des diverses pointes et autres accessoires nécessaires pour la réhabilitation des maisons sous l’œil vigilant des jeunes des 5  quartiers concernés. Ont également bénéficié des kits en abri des agents de la force publique qui ont vu leurs maisons endommagées par la tornade.

Satisfaction des bénéficiaires

L’assistance du Gouvernement a rencontré l’assentiment des populations bénéficiaires. Lesquelles n’ont pas encore oublié l’ampleur des dégâts causés par cette pluie diluvienne  et gardé leur satisfaction.

« Nous étions surpris par cette tornade qui a ravagé les toitures de notre maison, les murs se sont écroulés. Plusieurs objets de maison se sont gaspillés. Pour l’instant, nous sommes logés chez nos voisins. Les autorités locales, le maire d’Owando et les responsables de la Direction départementale des affaires sociales sont arrivés à notre domicile pour faire le constat et nous réconforter », s’est confié Diane Ebia, une mère d’enfants victime.

Pour Maurice Abia, un fonctionnaire d’Etat « C’est extrêmement difficile de subir un tel évènement bouleversant, surtout au moment où on s’approche de la retraite. Ma maison a été fortement touchée. J’ai perdu la toiture et de nombreux objets. Malgré ce sinistre, nous saluons le geste humanitaire du gouvernement accompli par les agents du ministère des affaires sociales. Nous saluons aussi la visite du Chef de l’Etat à Owando, le 11 mai dernier».

  1. André TOURE  également n’a pas voulu gardé sa satisfaction:« c’est un sentiment de satisfaction parce qu’en fait pour nous sinistrés  depuis le 6 mai, moi je dors dans un hangar. Lorsque vous êtes sinistrés, si on vous apporte de l’aide, c’est un soulagement, Là je crois que le gouvernement a fait un grand pas. Là on nous donne des vivres et d’ici peu un appui pour en kit abri » 

Apportant la lumière sur une confusion qui a voulu régner au cours de cette mission,  Christian ABOKE –NDZA  a rappelé que l’action humanitaire n’intervient que lorsque l’homme est touché. « Les catastrophes qui ne touchent pas l’homme, les édifices publics, en principe, ne sont pas de la compétence de l’action humanitaire. Mais l’action humanitaire prend en charge les habitations parce que l’homme y vit », a t- il précis.

Implication de la jeunesse

Pour éviter que les kits n’aillent au non bénéficiaires qui par inadvertance les noms se sont retrouver sur la liste des victimes de la catastrophe, les jeunes de la ville d’Owando se sont impliquer grandement lors des descentes sur le terrain.. «  Nous avons accompagné le Ministère dans la distribution des vivres et des kits abri. En ma qualité de leader des jeunes, j’ai fait la ronde des quartiers, tous les bénéficiaires ont reçu leur kit. L’équipe a même pris en compte les oubliés et les cas sociaux graves. C’est une grande première dans notre ville. Les réparations des maisons ont même commencé. Je ne peux que féliciter le Ministère et tous ceux qui ont été impliqués pour la réussite de cette activité » a appuyé Guy Claude ITOUA, artiste griot et Ambassadeur de la paix.

À la survenue des événements, en séjour à Oyo,  le président de la République, Denis Sassou N’Guesso s’était rendu à Owando où il avait visité certains édifices publics touchés et compati aux souffrances des victimes.

Une Quarantaine d’enfants opérés des malformations touchant l’appareil locomoteurs

Près de 40 enfants congolais démunis atteints des malformations congénitales ou acquises touchant l’appareil locomoteur encore appelées « Pieds bots » ont bénéficié d’interventions chirurgicales orthopédiques du 7 au 18 mai 2018 à l’hôpital de Base de Talangaï. Par ailleurs 8 (huit) enfants ont été plâtrés pour ainsi permettre à leurs membres de reprendre une forme normale.

Au total, ce sont 119 enfants dont 16 anciens patients et 103 nouveaux cas qui ont été reçus en consultation par les équipes médicales sur 187 prévus des 290 cas préalablement identifiés par les hôpitaux et les services des affaires sociales dont les centres de rééducation fonctionnel sur l’ensemble du territoire national. L’âge des enfants consultés des deux sexes varie entre 6 mois et 16 ans.

Les parents des enfants bénéficiaires de ces soins gratuits n’ont pas manqué de louer l’initiative et de féliciter le gouvernement et ses partenaires de ce projet. C’est cas de Flore LOEMBA, mère d’une fille de 7 ans qui a déclaré que ces interventions  sont un véritable soulagement pour les parents comme elle qui a dépensé beaucoup d’argent jusqu’à l’étranger sans que sa fille ne guérisse. En outre, elle a souligné que la maladie de sa fille a été une épreuve pénible pour elle et surtout pour sa fille qui avait des difficultés avec ses amies à l’école, au quartier et même en famille d’autant plus qu’elle est jumelle et que l’autre était bien portante.

En effet, le coût prohibitifs des interventions chirurgicales orthopédiques dans le pays ne sont pas à la portée des populations surtout les plus démunis d’où l’engouement de celles-ci pour ces opérations qui sont gratuites.

De leur côté, les organisateurs ont souligné aussi l’importance de ces interventions chirurgicales pour les enfants congolais dont la plupart ne peuvent s’offrir de tels soins de santé. Pour le Directeur de la Réadaptation, Gabriel MEKOYO : « cette opération vise surtout à redonner le sourire à la fois aux parents et aux enfants affectés par cette pathologie. » En effet, les enfants souffrant de ces malformations congénitales ou acquises sont victimes des discriminations voire d’exclusion dans leurs milieux de vie. Cette assertion est confirmée par

Par ailleurs,  il sied de préciser que ces interventions chirurgicales orthopédiques ont été réalisées par une équipe médicale de la Fondation néerlandaise Sur Un Pied d’Egalité avec l’appui du personnel médicale congolais notamment de l’hôpital de Talangaï.

Pour Catherine BLEUS, infirmière post opératoire belge et membre de l’équipe médicale de la Fondation  Sur Un Pied Egalité qui favorablement apprécié sa première participation à la campagne opératoire sur le sol congolais. En outre elle a souligné le caractère émouvant et courageux des enfants qu’elle a accompagné en soins post opératoire.

Signalons que ces opérations chirurgicales sont le fruit d’un accord de partenariat signé entre le Gouvernement congolais à travers les ministères en charge des affaires sociales, de la santé et des finances et la Fondation néerlandaise Sur un Pied d’Egalité. Aussi, depuis 2012 que ce projet est mis en oeuvre,  près de 450 enfants congolais ont été opérés et beaucoup ont recouvert leur mobilité.

Enfin, la prochaine campagne opératoire aura lieu en octobre de l’année en cours et les parents dont les enfants souffrent de cette pathologie sont priés de les enregistrer au niveau des hôpitaux de la place ou au niveau des centres de rééducation fonctionnelle.