LE CONGO ET L’UNICEF SUR LA QUESTION DU BIEN-ÊTRE DE L’ENFANT

La ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo a été rassurée, le 25 octobre à Brazzaville, lors de la réception de la représentante du Fond des Nations Unies pour l’enfance au Congo (l’UNICEF), Micaela Custadio Marques Sousa, que l’UNICEF entendait mener à bien ses actions en faveur des enfants au Congo.

Au cours de cette rencontre où les deux femmes ont échangé sur  les défis et opportunités des enfants, Micaela a évoqué les violences au niveau communautaire, les violences domestiques, et les violences en ligne. A ce point, elle a expliqué que  l’Unicef va partager, avec le ministère de la Communication, une profonde réflexion et trouver par ailleurs  des stratégies nationales pour une compréhension commune en vue d’assurer la sécurité des enfants.

Selon la représentante de l’Unicef, outre le droit à l’acte de naissance, la qualité d’éducation en milieu scolaire attribuée aux enfants réclament que soient impliqués la famille, l’environnement, et bien entendu les autres membres de la communauté.

« L’Unicef continuera à accompagner le gouvernement et le ministère des Affaires sociales », a-t-elle garanti.

Lors  de cette réunion, la situation des enfants défavorisés, à l’instar des enfants autochtones qui s’inscrit dans le cadre de la protection, a été également évoquée.

Après la Namibie, Micaela Marques Sousa vient en exercice au Congo-Brazzaville. Elle avait présenté sa lettre d’introduction, le 12 septembre auprès du ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger. Elle succède à ce poste Aloys Kamoragiye, le représentant de l’Unicef sortant.

LA FAO VEUT AIDER LES DÉPLACÉS DU POOL DANS LES ACTIVITÉS AGRICOLES

 La représentante de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) Suze Percy Filippini a indiqué le 29 septembre à Brazzaville, à l’issue d’une séance de travail avec la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, que cette agence onusienne entendait appuyer les populations du Pool à renouer dans les activités agricoles.

A cet effet, elle a indiqué que le système des Nations unies en général sous l’obédience du ministère des Affaires sociales et de l’action humanitaire s’évertuait sans répit à faire plus pour aider les populations du département du Pool en proie à l’insécurité alimentaire.

Consciente du fait que les départements du Pool et de la Bouenza constituent une bonne partie du grenier du Congo, Suze Percy Filippini a notifié qu’il était nécessaire d’assister ces communautés rurales dépendant essentiellement des activités agricoles.

Ainsi, la célébration de la journée de l’alimentation, le 16 octobre, sera une occasion pour soutenir ces populations à se redresser, a-t-elle dit, avant de renchérir que pour pouvoir vivre, ces communautés ont besoin de s’alimenter, de faire de l’agriculture.

Hormis la situation du Pool, les deux personnalités ont aussi abordé les questions liées aux préparatifs des activités de célébration de la journée internationale de l’alimentation. A ce sujet, elle a fait savoir que lors de la célébration de la journée internationale de l’alimentation, un accent particulier sera mis sur l’agriculture et le développement durable.

La représentante de la FAO au Congo a relevé que la cérémonie la journée mondiale de l’alimentation permettra d’élargir les réflexions plus approfondies sur l’immigration liée aux catastrophes naturelles.

A cette occasion, elle a révélé qu’une marche est prévue dans le cadre de cette journée mondiale qui sera célébrée sous le thème « Changeons l’avenir des migrations ». Celle-ci coïncide avec les 40 ans d’existence de la FAO au Congo. Pour marquer cette journée, l’agence onusienne en charge de l’alimentation saisira cette opportunité pour honorer la femme rurale.

LA CHINE OCTROIE TROIS MILLIARDS D’AIDE AUX DÉPLACÉS DU POOL

L’ambassadeur de Chine au Congo, Xian Hang, a annoncé, le 17 novembre à Brazzaville, que son pays apportait une assistance humanitaire de 6 millions de dollars, soit environ trois milliards de francs CFA, aux déplacés du Pool. Cette aide sera équitablement gérée par le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le Programme alimentaire mondial  (PAM), qui sont des agences techniques de terrain.

Xian Hang a fait savoir que la réponse de la République populaire de Chine est consécutive à l’appel humanitaire d’urgence lancé en juillet dernier par le gouvernement congolais et les Nations Unies en faveur de 138.000 personnes déplacées du Pool.

Cet appui humanitaire de la Chine, a rappelé Xian Hang, s’inscrit dans la droite ligne des relations de coopération sino- congolaise établies depuis 1964. Cette coopération contribue davantage au développement socio- économique du Congo.

Xian Hang a laissé entendre qu’« il était de notre devoir de secourir le Congo qui traverse une période difficile ». Pour lui, la stabilité politique est la condition sine qua non pour le développement socio-économique d’un pays.

La ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzongo, a indiqué que l’aide de la Chine pour soulager les déplacés en détresse du département du Pool, s’inscrit dans la droite ligne de celle des autres partenaires techniques et financiers, entre autres le Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies (CERF).

Le représentant du PAM, Jean Martin Bauer, a pour sa part, notifié que cette assistance vient à point nommé pour permettre à cette agence onusienne de continuer à œuvrer dans le département du Pool, lequel est confronté à un taux de malnutrition sévère dépassant le seuil de l’OMS des enfants de 0 à 6 ans.  « Ce soutien va permettre au PAM d’apporter une assistance alimentaire et nutritionnelle pendant près de six mois à environ 48.000 personnes dans le Pool », a-t-il ajouté.

De son côté, le représentant du HCR, Cyr Modeste Kouamé, a qualifié de record l’aide humanitaire de la Chine.

Estimé à quelque 24 millions de dollars, le gouvernement a pu déjà récolter 12 millions pour l’assistance humanitaire dans le Pool.

Le diplomate chinois s’est exprimé au cours d’une conférence de presse conjointe animée avec la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire,  les représentants du HCR et du PAM.

LA CEEAC ET L’OCHA PLANCHENT SUR LES RISQUES DES CATASTROPHES

La ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo a déclaré, le 9 octobre à Brazzaville, à l’ouverture de la 7ème consultation régionale annuelle pour la préparation et la réponse aux catastrophes en Afrique centrale, que les Etats de la sous régions devaient renforcer les capacités de préparation et de réponse aux situations d’urgence.

Après six précédentes rencontres, le bilan de la mise en œuvre du Plan de Yaoundé, en cette année 2017, s’avère toujours insatisfaisant a ajouté la ministre Dinga Dzondo qui a exhorté les représentants des Etats membres, différents experts et délégués à la conférence a procédé à un changement de paradigme car, inondations, glissements de terrains cyclones aux côtés de l’impact causé par les violences perpétrées par Boko Haram dans le bassin du Tchad, la résurgence de la violence en République centrafricaine en sont la plus belle illustration.

Pour ce faire, plusieurs attentes doivent être réalisées à la fin de cette 7e rencontre. Des interventions plus concrètes qui devront éclairer les gouvernements de la sous-région afin de parvenir à faire face aux différentes catastrophes qui pourraient survenir dans les Etats membres de la CEEAC à court ou à moyen terme. Un accent sera donc mis sur le modus operandi de réponses aux catastrophes.

La procédure adoptée permettra enfin d’évaluer la mise en œuvre des recommandations de la 6ème consultation et du Plan d’action révisé de Yaoundé 2015-2017 de préparation et réponse aux Crises.

Au cours de cette session, les experts de la sous- région bénéficieront des expériences et conseils des collègues de l’Afrique de l’ouest et australe du Réseau des parlementaire Afrique centrale pour la résidence(REPARC).

Ouvert le 9 à Brazzaville, ces retrouvailles autour de la recherche d’une meilleure approche de mise en œuvre des activités de préparation aux catastrophes en Afrique centrale se tiendront jusqu’au 10 octobre.

Ministère des affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité : L’urgence de l’assistance humanitaire dans le Pool appelle aux actions

Après l’appel de fonds conjoint lancé le 17 juillet dernier par le gouvernement, le Système des Nations unies et 16 autres partenaires humanitaires, Antoinette Dinga Dzondo, ministre des affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, a présidé, jeudi 27 juillet 2017, dans la salle de conférences du Ministère de la justice, à Brazzaville, une réunion sur l’action humanitaire à mener auprès des populations déplacées du Pool.

A l’issue de la réunion sur la situation humanitaire dans le Pool, il a été décidé d’organiser une mission d’évaluation de la situation humanitaire dans les zones encore non accessibles. Cette réunion a connu la participation des ministres Pierre Mabiala, Ingrid Ebouka-Babackas, Lydia Mikolo; des représentants des agences des Nations unies et des diplomates accrédités au Congo, pays qui a besoin de près de 24 millions de dollars (soit 14 milliards de francs Cfa) pour venir en aide à 138.000 personnes en détresse dans le Département du Pool.
La mission humanitaire dans les zones non-accessibles a été, malheureusement, retardée par la tenue des élections législatives et locales. Cette mission «consiste à aller dans les zones qui, jusqu’à présent, n’ont pas été accessibles. Nos équipes se retrouveront dans les prochains jours, pour rendre effectif le déplacement de cette mission», a assuré Antoinette Dinga Dzondo.
Les partenaires du Congo, a-t-on appris lors de cette réunion, sont à pied d’œuvre sur le terrain, pour évaluer les besoins susceptibles d’être financés. Dans cet élan, l’Usaid (Agence des Etats-Unis pour le développement international) a effectué une deuxième mission, afin de bien chiffrer la demande à soumettre à Washington. «Les agences du Système des Nations unies s’activent pour ouvrir une fenêtre d’urgence avec des formulations des projets à hauteur de 4,5 millions de dollars», a rassuré, de son côté, Anthony Ohemeng-Boamah, coordonnateur résident du Système des Nations unies.
Les partenaires a affirmé la ministre en charge des affaires sociales, ne proposent pas seulement d’apporter une assistance d’urgence, mais ils envisagent aussi de renforcer la protection et le respect des populations en situation d’urgence. «J’invite les partenaires à agir maintenant, pour briser la courbe croissante des besoins et éviter une crise de plus grande ampleur, telle que celles auxquelles sont confrontés les pays voisins». «Un engagement significatif des bailleurs de fonds, aujourd’hui, nous évitera de devoir présenter, dans quelques mois, un autre plan dont l’ardoise sera plus élevée, afin de secourir nos concitoyens en détresse», a déclaré la ministre Dinga Dzondo.
Le Pool est le département qui avait été le plus touché, durant la guerre civile, a-t-elle expliqué. Il n’a, jusqu’à présent, pas pu véritablement retrouver une situation stable propice au développement économique et social, alors que c’est un département considéré comme l’un des greniers du pays.
Anthony Ohemeng-Boamah a insisté sur la dimension «urgence» de l’action humanitaire à mener. «Ce qu’on a cherché à retirer ici, c’est qu’il s’agit d’une urgence, si nous pouvons recevoir les financements un peu plus rapidement, cela va nous réjouir énormément», a-t-il lancé. Toutefois, il a loué les efforts fournis par le gouvernement dans la résolution de cette question, malgré la situation économique quelque peu difficile que traverse le pays.
Rappelons que la réunion du 23 juin dernier avait rapporté que plus de la moitié des familles dans le Pool sont en situation d’insécurité alimentaire. Elles font face à de grandes difficultés d’accès à la nourriture et aux besoins élémentaires de base. Ces difficultés ont des répercussions alarmantes: le taux global de malnutrition aiguë parmi les enfants déplacés de moins de 5 ans est de 17,3% et atteint même 20,4% dans le Département de la Bouenza, dépassant ainsi le seuil d’urgence de 15% établi par l’O.m.s (Organisation mondiale de la santé).

Affaires sociales : lancement du projet « Prise en charge des enfants infirmes moteurs cérébraux au Congo »

Initiative de l’Association handicap Afrique (AHA), le projet « Prise en charge des enfants infirmes moteurs cérébraux au Congo » vise à promouvoir et protéger les droits des enfants concernés Infirmes moteurs cérébraux (IMC) au Congo. Il est mis en œuvre en partenariat avec le gouvernement congolais, le Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture (Reiper) et l’Association des sœurs de la divine providence en Afrique. Il cible notamment deux cents enfants IMC et cent soixante parents à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie (Niari), Nkayi (Bouenza), Owando (Cuvette) et Bétou, dans la Likouala. Il s’agit, spécifiquement, de faire connaître l’IMC à la population; vulgariser les textes juridiques relatifs aux personnes vivant avec handicap au Congo ; participer à l’amélioration de la prise en charge des enfants IMC.

Ainsi, parmi les activités prévues, on peut citer les campagnes de sensibilisation dans les Centres de santé intégrés (CSI), les Centres de rééducation fonctionnelle, les églises et autres espaces thérapeutiques. Coordonnateur du projet, André Kabi pense qu’il est temps de conscientiser la société congolaise qui est malade ou handicapée elle-même. « Lorsqu’un enfant de 14 ans meurt d’hypoglycémie au CHU de Brazzaville; lorsqu’un enfant de 11 ans est enterré vivant derrière la case située à proximité d’un PSP ou jeté au cours d’un cérémonial dans le fleuve Congo en pleine journée, il y a problème. C’est pourquoi, nous nous sommes interrogés, comment aller à la rescousse de ces enfants mais aussi comment faire de telle sorte que les gens comprennent qu’il y a problème? », s’est-il justifié.

De son côté, la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité a indiqué que les enfants IMC étaient frappés d’un handicap lourd et onéreux plongeant ainsi les parents dans une détresse profonde. « Cette détresse, associée aux préjugés négatifs sur ce type de handicap, conduit souvent à la séparation des parents. Si le handicap est sans nul doute un facteur de stigmatisation et d’exclusion, l’infirmité motrice cérébrale est, quant à elle, vécue comme une véritable catastrophe », a déclaré Antoinette Dinga-Dzondo.

Selon elle, le projet Prise en charge des enfants IMC est l’une des priorités de son ministère qui a amorcé cette action en partenariat avec la Fondation néerlandaise « Sur un pied d’égalité ». Cela à travers des formations organisées tous les six mois depuis 2014, au profit des kinésithérapeutes et des aides kinésithérapeutes. « La sensibilisation à l’IMC qui sera déployée par le projet, contribuera au changement de comportement des parents, des communautés et de la société globale en vue d’un autre regard sur les enfants IMC. La lutte contre les préjugés négatifs face au handicap doit être l’affaire de tous, pour libérer les consciences et les énergies à mettre en œuvre afin d’offrir à ces enfants, une société prenant en compte leurs besoins spécifiques », a-t-elle poursuivi.

Notons que le gouvernement a, par ailleurs, lancé le 3 décembre, le Prix « Leendert Struijs pour le Congo ». Du nom du président de la Fondation Sur un pied d’égalité, cette distinction couronnera, le 3 décembre de chaque année, le parent qui se distinguera en faveur de la promotion/protection des droits d’un ou des enfants IMC dans le pays. Au nombre des actions du Néerlandais au Congo, il y a la mobilisation d’une équipe de volontaires des Pays-Bas pour une prise en charge neurologique des enfants IMC. La première édition a récompensé le jeune Chris Tacky qui a conçu la maquette du prix.

Le Congo-Brazzaville signe un accord avec le HCR sur les déplacés dans le Pool

Le Congo est le tout premier pays de la sous-région à avoir paraphé un tel document avec le HCR, qui doit également renforcer ses interventions en faveur des réfugiés. Cet accord est une avancée historique en matière d’assistance aux réfugiés et aux déplacés internes victimes des catastrophes, selon Cyr Modeste Kouamé, représentant de l’agence onusienne dans le pays.

« On parle toujours des réfugiés et demandeurs d’asile ici en République du Congo,explique-t-il. Mais cet accord va au-delà. Il parlera maintenant des déplacés internes et des apatrides. Le HCR mettra en place désormais, en coordination avec le ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, une équipe d’intervention sur les urgences humanitaires ».

Sinistrés

La ministre en charge de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, qui a paraphé le document, est plus que ravie. « Nous espérons que nous allons aussi prendre à bras-le-corps la question des sinistrés du fait des catastrophes naturelles ou provoquées par l’homme », a-t-elle déclaré.

Outre la situation des 138 000 déplacés dans le Pool du fait des violences, le département de la Likouala au nord du Congo a enregistré ces dernières semaines plus de 4 000 sinistrés à cause des pluies diluviennes qui s’abattent dans cette zone.