Coopération : l’Ospaa disposée à apporter son soutien aux habitants du Pool

Le président de l’organisation, le Dr Helmy Al Hadidi, en séjour en terre congolaise, a échangé le 10 décembre avec la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo. Il n’a pas exclu la possibilité d’intervenir en faveur de la population du Pool.

Active depuis soixante ans, l’Organisation de la solidarité des peuples afro-asiatiques (Ospaa), une ONG dont le siège est au Caire, a installé récemment son bureau en République du Congo. Avec la ministre en charge de l’humanitaire, le Dr Helmy Al Hadidi a, entre autres, évoqué la possibilité de remédier aux problèmes dont souffre la population congolaise. « Nous avons travaillé au Congo dans les années 1980, le vice-président était même Congolais. Avec le bureau que nous venons d’ouvrir, il y a deux jours, nous allons essayer de tout faire en ce qui concerne la solidarité, les investissements. La ministre nous a posé le problème du Pool où des habitants sont en difficulté après le conflit armé dans les localités. Nous allons étudier la question pour trouver des solutions avec nos partenaires pour y répondre le plus vite possible », a laissé entendre le président de l’Ospaa.

Notons que cette organisation a un statut de consultant auprès de nombreuses institutions spécialisées des Nations unies. Elle dispose actuellement des comités nationaux dans plusieurs pays africains et asiatiques. Son objectif est de promouvoir les valeurs de paix, de liberté, de démocratie et de dignité.

Affaires sociales : les directeurs départementaux mieux outillés pour assurer leurs missions

La ministre de tutelle, Antoinette Dinga Dzondo, a présidé, du 6 au 8 décembre à Sibiti, chef-lieu du département de la Lékoumou, la deuxième conférence des directeurs départementaux dont l’objectif général était de contribuer à la vulgarisation de la Politique nationale d’action sociale (PNAS) et son plan d’action 2018-2022.

La rencontre visait spécifiquement à faciliter l’appropriation de la PNAS et son plan d’action par les participants ; fournir les outils nécessaires et l’approche méthodologique pour la déclinaison du plan d’action national en plans départementaux et de partager l’expérience de Sibiti dans le cadre du projet pilote du système intégré de protection de l’enfant en vue de sa mise à l’échelle.

Les participants ont suivi au total onze communications dont le cadre général de la PNAS ; le programme d’action sociale ; le projet Lisungi-système de filets sociaux et le Registre social unique (RSU) ; le programme action humanitaire. Les autres communications ont porté sur le programme renforcement des capacités institutionnelles, organisationnelles et opérationnelles ; les outils actuels de la communication du ministère ; le mécanisme humanitaire, le modèle de plan départemental d’action sociale ; l’approche intégrée de protection de l’enfant, l’évaluation initiale multisectorielle rapide et l’exercice de simulation (accueil et installation d’un site).

Au terme des travaux, ils ont formulé des recommandations pour faciliter la mise en œuvre du plan d’action de la PNAS 2018-2022. Il s’agit, entre autres, de la production des outils de collecte de données à partir des supports standardisés, la mise progressive à l’échelle du système de protection de l’enfant, l’introduction des modules d’action humanitaire dans les curricula de formation à l’Institut national de travail social. À cela, s’ajoutent la diligence dans la publication de l’arrêté portant organisation et attributions des directions départementales de l’action humanitaire, la dotation des directions départementales en moyens de transport, la dotation en générateurs électriques des directions situées dans les zones non électrifiées, la plus forte implication des autorités préfectorales et locales dans la mise en œuvre et le suivi des plans départementaux d’action sociale.

Clôturant ces assises, Antoinette Dinga Dzondo a rassuré les directeurs départementaux de sa totale confiance et celle du gouvernement en dépit de la conjoncture économique et financière difficile que connaît le pays, surtout dans la mise en œuvre effective de ces recommandations.

Notons que cette deuxième conférence des directeurs départementaux du ministère des Affaires sociales et de l’action humanitaire s’est tenue avec un appui multiforme du bureau de l’Unicef au Congo.

Handicap cérébral: Yolande Keza, lauréate du téléthon

La récipiendaire a été récompensée le 3 décembre, à Brazzaville, lors de la cérémonie de célébration de la Journée internationale des personnes handicapées, sur le thème « Autonomiser les personnes handicapées et assurer la participation et l’égalité ».  

Le prix Leendert Struijs offert à Yolande Keza fait suite à ses bonnes actions entreprises en faveur de son petit-fils, Rodvin Malonga, 15 ans, abandonné par ses parents biologiques à l’âge de 2 ans, à cause d’une infirmité motroce cérébrale.

La lauréate a reçu un diplôme pour ses efforts en faveur de la protection et de la promotion des droits des enfants infirmes moteurs cérébraux, des chaussures orthopédiques et une enveloppe.

Le financement lui permettra de renforcer son petit commerce, de prendre un branchement d’adduction d’eau et d’acheter un fauteuil roulant à cet enfant.

Après la remise de cette distinction, Yolande Keza a expliqué qu’elle ne s’attendait pas à cette récompense. « Elle vient de la part de Dieu car, je n’ai fait que manifester cet amour enseigné à la Fraternité Sainte-Louise de Marillac où nous gardons aussi les enfants négligés. Ce genre d’enfant ne vient pas par notre volonté mais Dieu seul sait pourquoi. Donc, les parents ne doivent pas abandonner ces créatures », a-t-elle déclaré.

Notons que les autres enfants vivant avec handicap ont reçu gratuitement des chaussures orthopédiques. Le don a été offert par la Fondation sur pied d’égalité (Supe), en présence de la ministre des Affaires sociales, Antoinette Dinga Dzondo.

Le représentant du président de la Supe, Valk Toon, a fait l’historique de cette fondation. Soulignant le nombre élevé des enfants infirmes moteurs cérébraux, il a expliqué que la Supe a voulu introduire les méthodes de transmission, de connaissance, de communication, de jeux, aux parents et enseignants de ces enfants pour leur prise en charge totale.

Le secrétaire exécutif de Handicap Afrique, André Kabi, a signifié, quant à lui, que le prix a été lancé en juillet dernier et sa remise marque le lancement du deuxième téléthon. Il permet de susciter l’engouement des parents à aimer leurs enfants malgré le handicap.

Il a, par ailleurs, loué le ministère des Affaires sociales de la connaissance des recommandations prises par plusieurs pays aux Etats-Unis pour les enfants vivant avec handicap. Ces recommandations portent notamment sur l’éducation, l’adoption des infrastructures publiques pour cette catégorie de personnes, les campagnes de sensibilisation, la mise en œuvre d’un plan national et bien d’autres.

 Notons que l’attaché de Coopération santé-secteurs sociaux de l’Union européenne, Amparo Moreno Sebastia, a rappelé que le projet dénommé Pour la promotion et la protection des droits des enfants infirmes moteurs cérébraux au Congo est cofinancé par l’Union européenne. Il est mis en œuvre par l’association Handicap Afrique, en collaboration avec le Reiper.

La Journée internationale des personnes handicapées vise à promouvoir les droits et le bien-être de ces personnes dans toutes les sphères de la société, du développement et d’accroître la sensibilisation à leur situation particulière dans les aspects de la vie politique, sociale, économique et culturelle.

Personnes handicapées: briser les obstacles sur l’intégration des personnes à moblité réduite

L’annonce a été faite le 3 décembre, par le gouvernement congolais dans sa déclaration lue par la ministre des Affaires sociales, de la solidarité et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, lors de la célébration de la Journée internationale des personnes handicapées.

Selon le Rapport mondial sur le handicap, publié en 2011, par l’Organisation mondiale de la santé et la Banque mondiale, le pourcentage des personnes à mobilité réduite est de 15%, soit plus d’un milliard de personnes dans le monde, explique la déclaration du gouvernement.

 Cette année, la vingt-sixième édition est célébrée sur le thème « Autonomiser les personnes handicapées et assurer la participation et l’égalité ».

L’objectif est d’attirer l’attention des différents Etats pour la commémoration de cette journée et sur l’importance qu’ils doivent accorder à l’autonomisation de ces personnes vulnérables en vue d’un développement inclusif, équitable et durable dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, a souligné la ministre des Affaires sociales.

Au Congo, a poursuivi Antoinette Dinga Dzondo, ce pourcentage est de 1,4%, soit 52 935 personnes selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2007. Ce chiffre peut être en augmentation au regard des maladies invalides de type accident vasculaire cérébral et les catastrophes naturelles provoquées par l’homme.

La ministre a indiqué qu’en matière d’intégration des personnes handicapées au Congo, elles participent et contribuent dans tous les domaines de la société. Elle a, par ailleurs, rappeler de nombreux obstacles qui les empêchent de jouir, par exemple, le manque d’accès équitable aux services sociaux de base et la participation à la vie sociale et politique.

Projet Lisungi : plus d’un milliard FCFA pour payer les bénéficiaires

La ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga-Dzondo, a supervisé, le 26 octobre à Brazzaville, les opérations de relance de paiements des allocations à 9 287 ménages pauvres.
Six mois après le paiement d’avril dernier, les ménages vulnérables bénéficiaires des prestations du projet Lisungi vont percevoir leur dû jusqu’au 23 novembre. En effet, ils sont au total 9 287 ménages identifiés dans toutes les zones d’intervention du projet, notamment à Brazzaville (Makélékélé, Bacongo, Moungali, Talangaï, Mfilou, Madibou et Djiri) ; Pointe-Noire (Mvou Mvou et Loandjili) ; Cuvette (Oyo et Makoua) ; Plateaux (Ngo et Gamboma) ; Niari (Dolisie I et II) ; Pool (Nganga-Lingolo).

Ainsi, les ménages des zones pilotes comme ceux de Makélékélé, Bacongo, Moungali, Talangaï, Makoua, Oyo et Mvou Mvou perçoivent un trimestre d’allocation. Par contre, ceux des zones d’extension identifiés à Mfilou, Madibou, Djiri, Dolisie, Nganga-Lingolo, Loandjili, Ngo et Gamboma auront droit à deux trimestres. Le tout pour une bagatelle de 1 067 800 000 FCFA, mobilisé par le gouvernement, avec l’appui financier de la Banque mondiale (BM) et de l’Agence française de développement (AFD).

Le directeur de l’AFD, Lionel Cafferi, qui a accompagné la ministre en charge des actions sociales sur le terrain, a rappelé que son institution soutenait le gouvernement du Congo dans un certain nombre de projets promouvant les actions sociales depuis plusieurs années. C’est ainsi qu’il s’est félicité de l’organisation d’une politique sectorielle avec un ensemble d’actions extrêmement cohérentes. « Le projet Lisungi est au cœur de ce dispositif. Pour les plus vulnérables aujourd’hui, la situation économique que nous vivons au Congo fait que nombre de personnes sont encore en situation un peu difficile et il est important de ne pas les laisser sur le bord du chemin », a-t-il reconnu, espérant que ce projet offre la possibilité aux vulnérables de pouvoir bénéficier d’un socle de protection sociale.

Lionel Cafferi a, par ailleurs, indiqué que l’AFD contribuait à ce projet à hauteur de plus de 2,5 milliards FCFA pour permettre à environ quatre mille trois cents ménages de bénéficier du socle de protection minimale. Le financement prévu par l’AFD est d’appuyer ces familles pendant deux ans à compter des deux trimestres de rattrapage de 2018 jusqu’à la fin 2019.

La ministre Antoinette Dinga-Dzondo a supervisé l’opération à la Grande poste. Elle s’est réjouie du fait que la question de la contrepartie du gouvernement a été pour le moment écartée. En effet, le projet a connu deux ans d’arrêt de paiement suite au non-versement de la contrepartie congolaise. « Nos partenaires ont accepté d’être flexibles pour permettre que nous reprenions les paiements. Pour l’instant, la contribution de l’AFD est sans contrepartie, nous avons eu un financement additionnel de la Banque mondiale qui est également sans contrepartie », a-t-elle rappelé.

La ministre des Affaires sociales a enfin assuré que malgré le fait que le premier financement avait une contrepartie, la BM a accepté de reprendre les paiements en attendant que cette question soit résolue.

Notons que le projet Lisungi a démarré en janvier 2015, prévoyant de verser de 2018 à 2019, huit trimestres d’allocations aux ménages bénéficiaires, soit quatre paiements l’an.

Action humanitaire: l’UE annonce une mission d’évaluation dans le Pool

Le nouvel ambassadeur européenn au Congo, Raul Mateus Paula, a donné l’information à la ministre en charge des Affaires sociales, Antoinette Dinga-Dzondo, le 27 septembre à Brazzaville, à l’issue d’une audience.

Basée en République démocratique du Congo mais couvrant également la République du Congo, l’agence humanitaire Echo entreprendra sous peu une mission d’évaluation dans le département du Pool avec le Programme alimentaire mondial. En effet, anciennement connue sous le nom d’Office humanitaire de la Communauté européenne, puis du Service de l’aide humanitaire et de la protection civile, l’agence Echo est le service de la Commission européenne chargé de l’aide humanitaire et de la protection civile à l’échelle internationale.

Depuis l’éclatement du conflit armé dans le Pool, l’Union européenne (UE) a déjà apporté deux fois l’aide humanitaire aux personnes déplacées. La dernière enveloppe était évaluée à cinq cent mille euros, soit plus de trois cents millions FCFA. « C’est une première rencontre, nous allons donc approfondir ces échanges, faire des visites de terrain, c’est ce que nous avons convenu avec la ministre. C’est notre volonté, la ministre joue un rôle extrêmement important. Je sais qu’elle est très active, c’était pour moi très important de l’écouter et voire avec d’autres partenaires, notamment les Nations unies, le Haut-commissariat à la réinsertion des ex-combattants avant d’intégrer nos activités dans le cadre des stratégies nationales », a expliqué Raul Mateus Paula à la presse.

Les deux personnalités ont, en outre, évoqué des sujets communs liés aux secteurs sociaux de base tels que la santé, l’éducation et bien d’autres. Selon le diplomate européen, même si son institution n’intervient pas dans un secteur direct au Congo, elle a quand même des possibilités d’y intervenir. « D’ailleurs nous le faisons à travers des volets comme l’appui à la société civile où il y a un programme de dix millions d’euros en cours, les différents volets de soutien à la population. Il y a un nouveau programme qui va démarrer, donc c’est très important d’être un peu à l’écoute, de discuter des priorités d’intervention dans le département du Pool, parce que nous allons aussi soutenir les volets agricoles comme le soutien à la filière maïs », a poursuivi Raul Mateus Paula.

Notons que les relations entre la République du Congo et l’UE s’appuient sur plusieurs volets : politique, économique, commercial et humanitaire. Les actions d’aide humanitaire financées par l’UE sont mises en œuvre par des organisations non gouvernementales, des agences spécialisées des États membres, les organisations de la Croix- Rouge et par les agences des Nations unies. Des subventions individuelles sont attribuées sur la base de critères tels que la capacité financière et technique, la disponibilité et l’expérience ainsi que les résultats des interventions déjà entreprises dans le passé.

Affaires sociales : le Congo et l’Union européenne raffermissent leurs liens

La coopération entre les deux parties a été évoquée le 26 septembre à Brazzaville au cours d’une audience que la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga Dzondo, a accordée à l’ambassadrice de l’Union européenne (UE) au Congo, Saskia de Lang.

Les deux personnalités ont, au cours de cette première rencontre, échangé sur des sujets concernant les affaires sociales et passé en revue l’ensemble de la coopération entre l’UE et le Congo, surtout dans ce domaine. « Les affaires sont en fait un sujet transversal qui touche beaucoup de secteurs et nous avons donc constaté que les interventions présentes au Congo, il y a beaucoup d’activités qui ont un caractère social, que les intérêts des Congolais sont au centre de la coopération Union européenne-Congo », a expliqué Saskia de Lang à la sortie d’audience.

Antoinette Dinga Dzondo et son hôte ont également parlé des volets de coopération qui se préparent actuellement au niveau de la gouvernance économique et forestière ainsi que le développement local dont les nouveaux volets vont toucher des aspects sociaux. Ainsi, elles se sont accordées pour aller visiter les activités mises en œuvre par des ONG au Congo et financées par l’UE. « Je me réjouis de préparer de telles visites de terrain avec Mme la ministre pour voir ce qui se fait concrètement et comment on pourrait en tirer des leçons pour répliquer ce genre d’activités peut-être ailleurs dans d’autres départements », a conclu la cheffe de la délégation de l’UE au Congo.

La ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité a, de son côté, suggéré à l’ambassadrice de l’Union européenne de l’appuyer dans la réponse aux catastrophes au titre de l’enveloppe B de l’UE qui y est consacrée. Elle a, par ailleurs, souhaité le renforcement des actions en direction des familles vulnérables pour leur redonner la dignité ; le renforcement des capacités du personnel à travers les formations ainsi que la promotion de l’approche à Haute intensité de main d’œuvre (Himo). L’UE devrait également appuyer ce ministère dans la réhabilitation de certains établissements dont l’Institut national des jeunes sourds de Brazzaville.

Rappelons que l’UE est intervenue au Congo depuis 1998 à travers la relance des structures de rééducation fonctionnelle et la réhabilitation du Centre d’appareillage orthopédique, dans le cadre de l’action humanitaire. La coopération entre la République du Congo et l’UE est régie par les accords de Cotonou, signés le 23 juin 2000. En 2011, l’UE a appuyé l’organisation du séminaire international sur la formation des agents sociaux en Afrique. L’appui à Handicap international Hollande ayant permis la formation des agents dans le domaine de la réadaptation et la catastrophe du 4 mars 2012 constituent d’autres volets d’intervention de l’UE au Congo. En 2013, elle avait aussi montré sa disponibilité à soutenir le ministère dans l’implémentation de la Politique nationale d’action sociale. Actuellement, il existe un programme indicatif couvrant la période 2014-2020.

Protection sociale : le projet « Lisungi » pourrait s’étendre dans la Likouala

Le rapport d’évaluation du financement additionnel en vue de l’extension du programme dans le département, au profit des réfugiés et la population locale, est au cœur d’un atelier qui se tient du 19 au 21 septembre à Brazzaville.

D’un montant global de vingt-deux millions de dollars américains, soit treize milliards FCFA, le deuxième financement additionnel, initiative conjointe du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et de la Banque mondiale (BM), permettra au projet “Lisungi” de couvrir désormais le département de la Likouala. L’objectif étant d’aider le gouvernement à améliorer non seulement les conditions de vie des habitants de ce département mais également celles des réfugiés, afin de permettre une cohabitation harmonieuse entre les deux communautés.

En effet, la validation de ce rapport d’évaluation sera un élément déclencheur des négociations entre le gouvernement et la BM, en vue de la conclusion d’un accord de financement relatif à l’extension de ce projet.

Spécifiquement, le financement additionnel de la BM permettra aux réfugiés de figurer dans le Registre social unique (RSU) et améliorer l’accès à des transferts monétaires pour réduire l’insécurité alimentaire et accroître la productivité des ménages pauvres et vulnérables, y compris les réfugiés. Il s’agit également de fournir l’accès gratuit à des soins de santé aux réfugiés pauvres et vulnérables dans certaines zones, en utilisant des synergies avec le projet santé PDSS. L’autre volet consiste à fournir l’accès à la formation pour la population de jeunes pauvres et réfugiés en collaboration avec le Projet de développement des compétences pour l’employabilité.

Lançant l’atelier, la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga-Dzondo, a indiqué que l’élargissement du projet “Lisungi” aux réfugiés s’inscrivait dans le respect des engagements internationaux que le Congo avait pris. Elle a cité la Convention des Nations unies relative au statut de réfugiés et l’article 49 de la Constitution de la République du Congo. Celle-ci, par exemple, stipule que « tout étranger régulièrement établi sur le territoire national bénéficie des mêmes droits et libertés que les nationaux, dans les conditions déterminées par les traités et lois, sous réserve de réciprocité ».

Bientôt le paiement des nouveaux ménages

« Environ soixante mille réfugiés sont présents sur le territoire congolais. Ils sont majoritairement installés dans la Likouala. Leur présence, vous en doutez, pose plusieurs défis dont ceux liés à l’éducation, à la santé, à l’environnement, à l’alimentation, à l’accès à la terre, à la cohabitation et à la sécurité. Ces défis concernent tous les aspects de la vie des citoyens », a rappelé Antoinette Dinga-Dzondo, précisant que le pays a l’obligation de s’attaquer frontalement aussi bien aux défis sociaux et économiques des réfugiés que ceux de la population hôte.

La ministre a, par ailleurs, profité de cette occasion pour annoncer le démarrage, d’ici à la fin du mois, des opérations de paiement des ménages des départements du Niari, du Pool et des Plateaux. En effet, lancé en 2014 sur une base pilote dans trois départements et sept localités, “Lisungi” s’est étendu dans trois autres départements et neuf localités avec l’inclusion de la population autochtone. Une action rendue possible grâce au financement additionnel de la BM et de l’Agence française de développement.

Le projet couvre actuellement six départements et seize localités, notamment Bacongo, Makélékélé, Moungali, Talangaï, Madibou, Mfilou et Djiri à Brazzaville ; Mvoumvou et Loandjili à Pointe-Noire ; Makoua et Oyo dans la Cuvette; Dolisie I et II, dans le Niari; Nganga-Lingolo dans le Pool ; Gamboma et Ngo, dans les Plateaux. Pour la ministre des Affaires sociales, l’essaimage du projet est inscrit dans le budget 2018 et repris avec force dans le Plan national de développement (2018-2022). “Lisungi” connaît aussi une expansion dans ses composantes.

Outre les transferts directs et la mise en place du RSU, s’ajoutent désormais les activités génératrices de revenus et l’amélioration des services sociaux de base.

Congo/OMS : le Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo entend capitaliser sur son expérience dans l’humanitaire

La représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Congo, arrivée à la fin de son mandat, a exprimé son ambition le 13 septembre, à Brazzaville, en allant remercier la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga Dzondo, et son équipe pour leur appui multiforme.

En poste à Brazzaville depuis novembre 2012, le Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo quittera sous peu le Congo pour aller représenter l’OMS au Togo. Avant de se rendre à Tomé, la diplomate onusienne a entamé depuis quelques jours des rencontres d’adieux avec les autorités congolaises. « Nous remercions madame le ministre et toute son équipe pour tout l’appui et tous les conseils que nous avons pris auprès d’eux parce que six années, ce n’est pas six jours. J’ai eu une mission de six ans très intense en termes d’activités, de réponses aux urgences, donc à l’action humanitaire et au niveau des affaires sociales. Nous nous sommes rappelés les moments forts et les plus intenses de collaboration durant mon séjour au Congo. Ce que j’ai appris auprès d’eux va me permettre encore de consolider mon travail vers les autres dans l’avenir », a expliqué le Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo à la presse.

En effet, la représentante de l’OMS a sillonné le pays du nord au sud, de l’est à l’ouest avec le ministère en charge de l’action humanitaire et de la solidarité. Cela à des moments critiques et parfois cruciaux pour relever, a-t-elle rappelé, des défis très importants ayant permis au Congo de faire face aux problèmes les plus difficiles, les plus importants. Elle a, par exemple, cité des inondations et autres catastrophes naturelles, les urgences et bien d’autres. « Du côté social, nous nous sommes attelés à trouver des solutions aux couches les plus vulnérables que sont les personnes vivant avec handicap, les personnes âgées, les déplacés qui sont des personnes en détresse. Dans ce cadre, je pense que nous pouvons dire que nous avons eu des résultats louables, très importants qui ont permis de réduire la souffrance de la population congolaise », a-t-elle poursuivi.

Les deux personnalités ont également parlé des perspectives, notamment la nécessité de poursuivre cette collaboration puisque, estimant que la santé et l’action humanitaire ainsi que les urgences sont deux poumons dans un même corps. « L’un ne peut pas fonctionner sans l’autre. L’OMS est là pour appuyer toutes ces actions et nous allons continuer à raffermir nos relations », a précisé Fatoumata Binta Tidiane Diallo.

La campagne de vaccination contre la fièvre jaune lancée sous peu

La représentante de l’OMS quitte le Congo au moment où l’épidémie de fièvre jaune est déclarée dans les départements de Pointe-Noire et du Kouilou. Selon elle, ce n’est pas la première épidémie localisée. Tout est déjà mis en place, a-t-elle annoncé, pour lutter djà contre cette maladie, de façon localisée, dans la zone de Pointe-Noire et du Kouilou. « C’est sûr que très prochainement, on va commencer la campagne de vaccination. Cela veut aussi dire que nous devons continuer à mener la sensibilisation pour que les gens puissent avoir des comportements sains, assainir l’environnement pour éviter ces vecteurs afin d’arrêter la circulation des virus et vecteurs. On ne doit plus faire face à une épidémie de fièvre jaune parce que cette pandémie est normalement en voie d’éradication. C’est pourquoi, on dit qu’un cas confirmé de fièvre jaune constitue une épidémie dans un pays », a rappelé Fatoumata Binta Tidiane Diallo, précisant que toutes les dispositions avaient été prises pour renforcer la surveillance épidémiologique.

Soulignons que le Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo est originaire de la Guinée. Fonctionnaire de l’OMS depuis octobre 1999, elle a commencé sa carrière de représentant à partir d’octobre 2004 en Angola. De février 2008 à novembre 2012, elle a occupé les mêmes fonctions au Mali avant de venir au Congo. « J’espère que ce séjour au Congo m’a permis d’avancer des dossiers. Comme je l’ai dit, je pars mais je ne tourne pas le dos, je reste au Congo et j’y suis pratiquement très attachée, mes racines restent encore au Congo », a-t-elle déclaré.

CONGO : L’INSTITUT NATIONAL DU TRAVAIL SOCIAL PRESENTE SA PREMIERE MOISSON

La première promotion de l’Institut national du travail social a été présentée le samedi 9 septembre 2018 dans l’auditorium du ministère des affaires étrangères à Brazzaville. Ils sont au total cinquante huit à avoir décroché la licence dans trois spécialités sur soixante au départ.

« Les résultat qui nous ont été présentés au cours de cette cérémonie sont l’expression de l’engagement de tous à savoir : le Gouvernement, les partenaires techniques et financier, les parents, les enseignants nationaux et internationaux et les apprenants ». Ainsi s’exprimait Antoinette DINGA NZONDO ministre des affaires sociales lors de la cérémonie. A propos des lauréat au nombre de trente deux dans la spécialité Assistant en sensibilisation sociale. Dans la spécialité Educateur spécialisé ils sont au nombre de douze, et dans celle d’Educateur de développement sociale et local ils sont un total de quatorze licenciés. Des licenciés vers lesquels la ministre a eu des mots de félicitation, tout en attirant leur attention : « Avec votre diplôme, vous faites partie désormais des travailleurs sociaux. Recevez toute nos félicitations. Vous serez là pour accueillir ; écouter, accompagner, aider et développer des projet pour : les jeunes filles, les orphelins et autres enfants vulnérables, les personnes du troisième âge, les personnes vivant avec handicap, les populations autochtones, les jeunes désœuvré sans emploi, les travailleurs des secteur public et privé ou toute autre personne dans le besoin . Ne restez pas sur vos acquis …développez votre créativité, insufflez de nouveau projets, aimez ce que vous ferez et les personnes que vous rencontrerez. Tel est votre sacerdoce ».

Malgré ce premier « coup de maitre » pour l’Institut national du travail social, beaucoup de défis, a indiqué Antoinette DINGA NZONDO, restent à relever. On peut en effet citer le fait d’assurer un fonctionnement adapté et adéquat de l’institut avec une capacité de 685 apprenants. Autre défis annoncé par Bruno Jean Richard ITOUA, Ministre de l’enseignement supérieur, parvenir à accorder une bourse aux étudiants de l’INTS.

Il est à noter par ailleurs que la mise en œuvre du projet INTS bénéficie de l’appui de l’Agence Française Pour le Développement à travers le Projet d’Appui à la Refondation de la formation en Travail Social. L’AFD qui du reste était représentée à cette cérémonie par son Directeur Congo Lionel CAFFERINI.

Il est à noter que les impétrants se sont vu remettre leur diplôme séance tenante et les mentions partent de passable à bien. Cette première promotion de l’INTSS, faut-il le noter , porte le nom d’Emilienne Raoul ancienne ministre des Affaires sociales.