Projet Lisungi : plus d’un milliard FCFA pour payer les bénéficiaires

La ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga-Dzondo, a supervisé, le 26 octobre à Brazzaville, les opérations de relance de paiements des allocations à 9 287 ménages pauvres.
Six mois après le paiement d’avril dernier, les ménages vulnérables bénéficiaires des prestations du projet Lisungi vont percevoir leur dû jusqu’au 23 novembre. En effet, ils sont au total 9 287 ménages identifiés dans toutes les zones d’intervention du projet, notamment à Brazzaville (Makélékélé, Bacongo, Moungali, Talangaï, Mfilou, Madibou et Djiri) ; Pointe-Noire (Mvou Mvou et Loandjili) ; Cuvette (Oyo et Makoua) ; Plateaux (Ngo et Gamboma) ; Niari (Dolisie I et II) ; Pool (Nganga-Lingolo).

Ainsi, les ménages des zones pilotes comme ceux de Makélékélé, Bacongo, Moungali, Talangaï, Makoua, Oyo et Mvou Mvou perçoivent un trimestre d’allocation. Par contre, ceux des zones d’extension identifiés à Mfilou, Madibou, Djiri, Dolisie, Nganga-Lingolo, Loandjili, Ngo et Gamboma auront droit à deux trimestres. Le tout pour une bagatelle de 1 067 800 000 FCFA, mobilisé par le gouvernement, avec l’appui financier de la Banque mondiale (BM) et de l’Agence française de développement (AFD).

Le directeur de l’AFD, Lionel Cafferi, qui a accompagné la ministre en charge des actions sociales sur le terrain, a rappelé que son institution soutenait le gouvernement du Congo dans un certain nombre de projets promouvant les actions sociales depuis plusieurs années. C’est ainsi qu’il s’est félicité de l’organisation d’une politique sectorielle avec un ensemble d’actions extrêmement cohérentes. « Le projet Lisungi est au cœur de ce dispositif. Pour les plus vulnérables aujourd’hui, la situation économique que nous vivons au Congo fait que nombre de personnes sont encore en situation un peu difficile et il est important de ne pas les laisser sur le bord du chemin », a-t-il reconnu, espérant que ce projet offre la possibilité aux vulnérables de pouvoir bénéficier d’un socle de protection sociale.

Lionel Cafferi a, par ailleurs, indiqué que l’AFD contribuait à ce projet à hauteur de plus de 2,5 milliards FCFA pour permettre à environ quatre mille trois cents ménages de bénéficier du socle de protection minimale. Le financement prévu par l’AFD est d’appuyer ces familles pendant deux ans à compter des deux trimestres de rattrapage de 2018 jusqu’à la fin 2019.

La ministre Antoinette Dinga-Dzondo a supervisé l’opération à la Grande poste. Elle s’est réjouie du fait que la question de la contrepartie du gouvernement a été pour le moment écartée. En effet, le projet a connu deux ans d’arrêt de paiement suite au non-versement de la contrepartie congolaise. « Nos partenaires ont accepté d’être flexibles pour permettre que nous reprenions les paiements. Pour l’instant, la contribution de l’AFD est sans contrepartie, nous avons eu un financement additionnel de la Banque mondiale qui est également sans contrepartie », a-t-elle rappelé.

La ministre des Affaires sociales a enfin assuré que malgré le fait que le premier financement avait une contrepartie, la BM a accepté de reprendre les paiements en attendant que cette question soit résolue.

Notons que le projet Lisungi a démarré en janvier 2015, prévoyant de verser de 2018 à 2019, huit trimestres d’allocations aux ménages bénéficiaires, soit quatre paiements l’an.